Muileata : Diamond Mine


 
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 Yria Lëghan

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Yria Lëghan
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MessageSujet: Yria Lëghan   Lun 31 Déc - 20:56

Nom : Lëghan
Prénom : Yria
Sexe : Féminin
Age : Seize ans et demi
Nationalité : Irlandaise
Pouvoir : Yria est malheureusement Télépathe ( malheureusement, car elle ne sait pas contrôler son pouvoir. Les pensées de tout son entourage viennent à son esprit en un flot incompréhensible de paroles et de songes jusqu’à arriver à l’insurmontable, point auquel elle s’évanouit)

Sexualité : Hétérosexuelle
Age au quel votre personnage est devenu esclave : Seize ans
Comportement avec son maître : Quelques mots suffisent. Que ce soit devant un homme ou une femme, c’est une véritable peste.

Description physique : comment décrire Yria…D’un premier point de vue, son apparence est comme celle de tous les Vampires. Je m’explique :
Yria est extrêmement grande pour une femme, même Vampire. Sa taille doit avoisiner le mètre quatre-vingt dix (Si, je vous jure). Cette grande taille l’avantage pour bien des choses, mais fait d’elle une jeune femme d’une grande maigreur. Elle pèse en dessous du poids normal d’une femme de son âge, résultat du travail de la mine, de son douloureux passé et bien sûr, du traitement qu’elle subit. Dans son visage fin s’incrustent deux qui à première vue, paraissent noirs. Ils sont en vérité bleus, d’un bleu profond, d’un bleu d’encre. Bleus comme la nuit, froids comme la glace, aussi impénétrables que l’océan, aussi profonds qu’un puits, aussi durs que de la pierre. Son regard est poignant, on n’y décèle aucune pitié, aucune émotion. Ni colère, ni haine, ni tristesse, ni amour, ou joie. Rien que ce bleu, un objet, un maelström invisible. Durant les années dures, puis les cinq premiers mois de son esclavage, ses lèvres comme sa peau, on perdu leur couleur. Ce ne sont plus que deux bouts de peau grise, qui plus jamais ne verront un sourire les étirer, ni le froid les gercer. Comme tous les Vampires, elle possède deux canines avec lesquelles elle est née, puisque ses parents étaient Vampires, eux aussi. Un tatouage Irlandais orne le côté de ses deux yeux. Son visage d’une pâleur de mort est encadré de longs, de très longs cheveux marrons, sales, gras et ternes et que pourtant elle a toujours refusé de se faire couper.[On ne le voit pas sur l’avatar, mais ils lui descendent jusqu’aux genoux.] Ses mains aux longs doigts fins lui ont permis d’apprendre sans difficulté aucune à jouer du piano. Autour du cou, son maître lui a laissé porter une croix en Argent, incrustée d’un rubis qui avec le cœur et la peau de Yria, s’est mit à ternir au fil des années. Depuis cinq mois, elle porte toujours la même robe qui se rapièce au fil du temps et de travail qu’elle accomplit à la mine. Elle ne lui couvre pas les épaules mais cache ses pieds. Ses manches longues descendent comme deux vulgaires bouts de tissu jusqu’à ses chevilles. Elle n’a pas la permission de porter autre chose. D’ailleurs, lequel de ces humains impitoyables et dictateurs se donnerait la peine de vêtir un esclave de façon à peur près convenable ? Peut importent les gelées d’hiver, la canicule d’été et le froid de la mine. Elle est vêtue aussi pitoyablement que les autres esclaves. Après tout, s’en est une, non ?
Ce n’est peut être pas un caractère physique, mais je me permets de le préciser ici : Yria a une voix magnifique.

Description psychologique : Cela aussi, ce n’est pas facile. Yria est née comme étant une petite fille modèle, polie et soignée, mais au fil des années, et encore plus lorsqu’elle est devenue esclave, son caractère a changé. Je vais donc décrire son comportement depuis qu’elle est esclave, sinon ce serait trop long à expliquer. Yria n’est pas bavarde du tout. Elle parle si peu qu’on la croit parfois muette. Lorsqu’elle ne travaille pas, c’est à dire la nuit, lorsqu’elle est chez son maître, elle s’arrange pour s’isoler le plus possible, tout en exécutant les ordres, évidemment. Souvent, on la décrit comme taciturne, il ne faut pas se demander pourquoi. Voilà pour la partie un petit peu ennuyante. La seconde partie de son caractère est celle qui lui vaut de nombreux châtiments de la part de son maître. Yria est trèèèèèès impulsive. Il suffit d’une insulte, d’un mot de travers pour qu’elle parte au quart de tour. Il y a une façon de prendre Yria, et seul son maître la connaît. Elle déteste qu’on lui manque de respect, ce pourquoi elle se fait souvent punir, car un esclave doit respect et obéissance à son maître. Cette jeune Vampire se rebelle souvent, mais finit toujours par perdre. Oh, bien sûr, en cinq mois d’esclavage déjà, elle a eut le temps de perdre l’espoir de sortir un jour de ce calvaire. Disons que se rebeller la calme. Yria tient à son honneur comme à sa vie. Selon elle, si l’on perd son honneur, sa fierté, il ne vaut plus la peine de vivre. Or, réduite à l’esclavage, elle en perd un peu chaque jour. En se battant et en essayant de résister, elle se dit qu’elle conserve son honneur d’une manière ou d’une autre. La phobie d’Yria est d’être humiliée, ou pire : d’être considérée comme lâche. Etant plus jeune, on lui a appris à ne jamais reculer, à se relever si on tombait. Et cela, dans cette vie, elle l’expérimente chaque jour. Yria a essayé maintes fois de se suicider de plusieurs manières, toutes plus atroces les unes que les autres, si bien que je ne préfère pas les décrire ici. On lui a apprit que les Vampires étaient éternels et que par conséquent, elle servirait éternellement les humains ( car les humains finissent par mourir au bout d’un moment, faut pas exagérer). Yria ne croit pas à l’immortalité. L’amitié, elle a déjà oublié. L’amour, c’est tout juste si elle sait si cela existe. Elle ne montre un sentiment d’affection envers personne. On la fuit et elle fuit les autres, mais cela ne la déplaît pas. Elle a horreur de la compagnie, Vampirique ou Humaine. La seule qu’elle accepte est celle des Falmaris, car elle a besoin d’eux pour survivre. Yria refoule au fond d’elle même sa plus grande qualité : son courage. Un esclave qui a du courage dans ce monde, c’est mal vu, non ? Elle le cache, tout simplement parce qu’elle ne veut pas montrer ses émotions. De cette manière, la jeune femme se protège. Yria est faible, elle devient faible, de plus en plus, de jour en jour et elle en est consciente. Ses expériences passées lui on apprit à ne pas trop dire de soi même pour ne pas que l’on s’en serve contre vous à l’avenir. Yria est cruelle, elle aime tuer et blesser. Dès qu’elle en a l’occasion, elle tue, elle blesse, elle fait du mal, cela pour se libérer de la douleur qu’on lui fait subir. Elle camoufle sa tristesse par un bouclier de colère, là sert son impulsivité, car elle s’enflamme très vite. Sa sincérité et sa franchise sont sans limites, si bien qu’elle peut faire du mal rien qu’avec des mots. Yria est loin d’être hypocrite. Elle se bat, mais cela ne sert à rien. Elle n’espère plus devenir libre. Elle n’espère plus rien. Ce n’est plus Yria qui travaille dans cette mine, ce n’est plus celle qui est née il y a seize ans. Non, c’en est qu’une pâle copie, une enveloppe vide.

Histoire : Je ne vais pas commencer à vous donner la date exacte de sa naissance, tout simplement parce qu’elle ne s’en souvient plus. Elle se rappelle juste un peu de son enfance. Cette époque ne constitue plus qu’un puzzle dont il manque des pièces, dans sa mémoire. Elle se souvient très exactement de certaines périodes de son enfance, de sa naissance jusqu’à ses seize ans. Et c’est donc celles là que je vais vous raconter.
Pour vous donner un peut la trame, enfin, le décor de l’enfance de Yria, cette jeune Vampire est née dans une ville du nom de Belfast ( En Irlande du Nord, pour les nuls en Géographie). Ses parents habitaient dans une grande maison, enfin, vous savez les grooooooosses maisons qu’on appelle des Manoirs, je crois. Enfin bref, un grand Manoir typique d’Irlande, de pierre noire, aux couloirs froids, éclairés par des torches à flammes bleues, si effrayants qu’il devient impossible de s’y promener la nuit sans y faire une crise d’angoisse, quand on est pas né dedans du moins. Yria est la quatrième d’une famille de sept enfants. Les trois qui la précèdent sont trois garçons d’aujourd’hui 24, 21 et 17ans et ceux qui la suivent ont aujourd’hui 10 et 13ans. La toute dernière aurait eut huit ans il y a quelques mois. Elle aurait eu, oui. Vous comprendrez plus tard pourquoi je m’exprime comme cela. Ses parents, Ethan Lëghan et Leires ( prononcer Léir) Asmodéus, s’étaient assuré de gros moyens pour être sûr de pouvoir nourrir leur progéniture. Oui, en effet, ils avaient prévu d’avoir sept enfants. Ils voulaient une assez longue famille pour que le nom de Lëghan parcourt les siècles et ce jusqu’à une date très loin de la naissance de leur premier enfant, Gah’Briel. Suivirent à quelques années d’intervalle Aaron, Asriel, Yria, Calypso, Fallonn et Lumina. On ne les envoya pas à une Académie de Vampire ou une quelconque école de Sorcellerie, quelque chose du genre. Non. Leires et Ethan s’occupèrent eux même de leur progéniture, quand à leur éducation. Ils leur apprirent la vie, la musique, la philosophie, la tuerie, la mort, la douleur et la souffrance. Il leur apprirent à ne pas renoncer. Ils leur apprirent les notions de l’immortalité, les notions de la mort, jusqu’à ce qu’ils forgent leur propre opinion de ce chemin que tous les humains prenaient. Ils leur apprirent le sang des humains, l’odeur de l’hémoglobine et le goût métallique de cette essence carmine, ce liquide qui s’échappait du corps comme s’il avait toujours voulu le quitter. Ils leur apprirent les morsures et la lame qui se tourne et se retourne dans la chair comme dans du beurre. Ils leur apprirent la douleur de la morsure du fouet sur la peau, la douleur des claques sur les joues, la douleur de la mort des êtres vivants. Ils leur apprirent la tristesse et les larmes. Ils leur apprirent à être sans pitié, à faire crever même si on les suppliait de leur laisser la vie sauve !
Pauvre fous…Pauvres petits Vampires…Pauvre Ethan, pauvre Leires et pauvres de leur enfants. Si seulement ils leur avaient apprit la défaite, l’amour et le courage, peut-être n’aurait-ils pas périt si tôt.
Mais je n’en suis pas encore là. Voilà seulement pour le décor. Maintenant, plongeons nous dans les souvenirs de Yria. Le plus loin dans sa mémoire, dont elle se souvienne parfaitement, c’était lorsqu’elle tua sa première victime. Un humain, une femme. Elle avait alors dix ans.


Dernière édition par le Lun 31 Déc - 22:25, édité 2 fois
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Yria Lëghan
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MessageSujet: Re: Yria Lëghan   Lun 31 Déc - 21:01

C’était, uhm attendez voir…Oui, c’était en automne. Il faisait beau ce jour là. Pardon, cette nuit. La robe bleu marine du ciel s’étendait à l’infini constellée de milliards d’étoiles, comme si Dieu avait allumé des milliards de chandelles à flamme dorée. Les oiseaux ne chantaient plus, le calme régnait dans le Manoir tandis que les Lëghan vaquaient à leurs occupations. Rien dans ce décor si tranquille ne laissait deviner qu’une chose affreuse allait se produire. Yria était dans le jardin du manoir. C’était une grande étendue d’herbe d’à peur près mille mètres carré qui faisait tout le tour de la maison et qui était bordée d’arbres sombres, des sapins, si ses souvenirs étaient bons. La plus jeune de ses sœurs avait alors deux ans, mais cela n’a pas d’importance pour l’instant. Je disais donc, Yria était dans le jadrin du manoir, sous une pergola en bois aménagée par ses parents, il y avait des années de cela. Sous celle-ci, pourquoi dehors, je n’en sais rien, ils avaient installé un piano à queue ( les trucs à touches noir et blanches qui coûtent cher) d’un noir de jais. Yria était assise devant et ses doigts volaient littéralement sur le clavier, tandis que ses doigts appuyaient sur les touches sans faire aucune faute. La pergola était éclairée par une petite chandelle a flamme bleue qui scintillait dans une lanterne pendue au plafond. Yria ne voyait guère les touches, mais connaissait si bien son piano qu’elle aurait pu en jouer les yeux fermés. Je ne saurais vous donner le nom de la mélodie qu’elle, juste que c’était très étrange, comme mélodie…semblables à celles que l’on joue dans les sectes sataniques, avec les orgues. Ce n’était pas monotone, c’était effrayant. Deux heures, c’était le temps depuis lequel elle était assise ici, à jouer du piano. Elle ne voyait pas le temps passer, et cela était inutile. Elle avait toute la nuit et avait décidé de s’arrêter que lorsque l’aube ne se lèverait, comme beaucoup de nuits.

Yria s’arrêta soudainement de jouer et le silence revint. Elle leva la tête et fronça les sourcils. Elle détestait qu’on l’interrompe. Etait-ce un membre de sa famille qui venait la voir, alors qu’elle leur avait bien demandé de ne pas le faire ? Elle aurait juré avoir entendu quelque chose, un bruissement de feuilles, un bruit qu’elle n’entendait pas d’habitude. La jeune Vampire regarda autour d’elle. Diable ! Il faisait si sombre ! Elle ne voyait rien ! Yria se leva tout de même. Le bruit se répéta…Yria sursauta. Il y avait quelqu’un ici. Un de ses frères et sœurs qui lui faisaient une farce ? Ses sœurs n’avait pas encore le droit, de sortir la nuit. C’était donc impossible. Et ses frères étaient déjà trop matures pour ce genre de choses. Qui donc la dérangeait ?! Yria frissonna. La nuit n’était pas rassurante, ce soir. Quelque chose passa derrière elle à la vitesse d’un éclair. Yria se retourna, personne. Elle sourit, ses canines descendirent contre ses lèvres inférieures. Un humain. C’était un humain. Qui était donc cette inconsciente petite chose qui avait osé rentrer dans le domaine des Lëghan ? Yria se redressa, monta sur un tabouret et souffla sur la flamme bleue. A dix ans, elle faisait déjà un mètre cinquante. Elle descendit de la pergola et traversa le jardin, avançant à pas de loups, pour ne pas se faire entendre. Elle regarda de tous les côtés. Où était caché l’humain ? Elle passa devant le portail et s’arrêta.

Il était ouvert.

Elle n’avait donc pas eut d’hallucination. Quelqu’un était bien rentré dans le domaine. Yria se retourna. Elle avança de nouveau et se dirigea vers les sapins qui bordaient le jardin. A tous les coups, il ou elle s’était caché là. Yria s’avança et sauta en avant.

BAM ! Mauvaise pioche. Yria jura de façon audible et maudit sa mauvaise vue. Elle venait de se prendre un des sapins en pleine tête. En voilà une chose qui fait plaisir ! La tête tournant, se massant le front, Yria se redressa et recula.

-Pas un geste, Vampire !

Gné ? Yria se retourna. Qui donc venait de lui parler de cette façon. Yria sentit une voix humaine et cela ne fit que renforcer son sourire. Donc, elle se retourna et fut aveuglée presque instantanément par une lumière blanche. Elle cligna des yeux et fit pivoter sa tête sur le côté.

-Ne bouge pas ou je tire !

Un humain, pas de toute. Une humaine en vérité. Elle était armée, d’après ses dires. Yria n’avait pas peur. Elle changea de sujet, essayant de ne pas s’énerver, car elle n’avait pas envie de tuer – je vous rappelle qu’elle ne l’a pas encore fait.

-Eh ! Barque moi ton bidule lumineux ailleurs ! vociféra Yria avec mauvaise humeur.

Après quelques secondes, Yria entendit la femme soupirer et baissa sa lampe de poche (car c’était cela qu’elle braquait sur Yria). La Vampire redressa la tête et put voit l’intruse. C’était une femme d’une trentaine d’années, entièrement vêtue de noire, avec de longs cheveux de la même couleur qui tombaient en désordre sur ses épaules. De la main gauche, elle tenait son bidule lumineux, et de l’autre elle pointait un Desert Eagle (me demandez pas où elle l’a trouvé) en direction de Yria. Qu’est-ce qu’elle lui voulait ? Yria haussa les sourcils et fit un pas en avant. La femme chargea son arme.

-Ne bouge pas ! Tu ne peux pas me mordre, mais moi, je peux te tuer.

-Moi aussi, je peux te tuer, mentit Yria.

La femme éclata de rire. Yria serra les poings.

-Tu es trop faible ! Un Vampire ne résiste pas à des balles bénites. De plus, tu as quoi…sept ou huit ans ?

-Dix, siffla Yria entre ses dents.

-Ah…désolée, répondit la femme qui ne l’était pas du tout. (Elle haussa les épaules et sourit) Cela ne change rien. Je vais te tuer quand même.

-C’est pour cela que vous êtes rentrée ?!

-J’ai pour mission de ramener un corps de Vampire. Avoua la femme. Je vais ramener le tien, en l’occurrence.

-Z’êtes malade…murmura Yria.

-Uhm…oui, en un sens…Eh bien, Adieu…

BAM ! ( non c’est pas le sapin là). La femme tira. Yria n’eut le temps de se pencher. Elle retint, après de longues années d’apprentissage, un gémissement de douleur. La balle l’avait atteinte eu sein droit. Du sang coula sur sa robe blanche, dessinant des sillons carmins sur le tissu. Yria plaqua une main sur son sein, le cœur battant et regarda la femme dans les yeux.

-Tu t’es plantée. T’es nulle en sciences. Le cœur, il est à gauche.

Elle se baissa a temps cette fois ci pour éviter une seconde balle. Une partie d’elle même lui disait « cours » et l’autre disait « tue la ! » Et Yria choisit la première solution. Elle regarda autour d’elle puis partit à gauche, en direction du Manoir, la main sur la poitrine, le sang coulant et battant à ses tempes. La femme se retourna et éclata de rire. De multiples coups de revolver retentirent ensuite, mais aucun d’eux n’atteignit Yria, que ce soit à n’importe quelle partie du corps.

-Ne fuis pas ! Lâche !

Yria faillit se retourner pour répliquer, mais à cet instant, la porte du Manoir s’ouvrit. Yria s’attendit à apercevoir son père…mais c’était sa petite sœur, Lumina, celle de deux ans, celle dont le rôle allait s’arrêter à cette scène.

-Yria ! tu…

Et la femme tira.

-LUMINAAAAAAAA !

Yria se jeta en avant. Son menton buta contre une des marches du pas de la porte et elle s’écroula lamentablement sur le sol. La bouche en sang, une douleur lui traversa la tête. La balle fusa en direction de la petite Vampire aux cheveux blonds…

…qu’elle atteignit en plein cœur.

Yria hurla de désespoir. Le petit corps frêle et pâle tomba à la renverse et une flaque de sang s’écoula sous elle. Yria sentit la haine monter en elle comme la lave d’un volcan qui allait se réveiller. Elle l’avait tuée…Elle avait tué SA SŒUR ! Une larme coula sur la joue de Yria. Son cœur battait si vite qu’elle crut qu’il allait s’arrêter, elle sentit le goût métallique du sang dans sa bouche et l’odeur de l’hémoglobine dans l’air. Comme ses parents leur lui avaient appris. Yria se dressa sur ses bras, puis à quatre pattes et se releva debout. Ses yeux flamboyaient de rage et de douleur. Et là, oui, là, elle n’avait qu’une seule envie : TUER.

Elle tendit la main et saisit une longue hache accrochée au mur, toute rouillée, qu ‘on avait mit ici pour décorer. Elle l’empoigna à deux mains comme la faucheuse empoigne sa faux pour emmener les humains dans le monde des morts. Elle regarda la femme avec dégoût et aversion et leva la hache à deux mains avant de s’élancer vers l’humaine.

-CREVE !

La femme n’eut le temps de réagir. Yria fit pivoter d’un magnifique mouvement de poignet la hache qui trancha d’un coup sec la tête de l’humaine qui gicla comme un vulgaire ballon de foot. Du sang gicla comme d’une fontaine et la tête tomba a terre dans un bruit mat.




Nan, je rigole, sa s’est pas passé comme ça.

…D’accord, je vous dis la vérité. Mais c’est moins marrant.


Yria hurla de désespoir. Le petit corps frêle et pâle tomba à la renverse et une flaque de sang s’écoula sous elle. Yria sentit la haine monter en elle comme la lave d’un volcan qui allait se réveiller. Elle l’avait tuée…Elle avait tué SA SŒUR ! Une larme coula sur la joue de Yria. Son cœur battait si vite qu’elle crut qu’il allait s’arrêter, elle sentit le goût métallique du sang dans sa bouche et l’odeur de l’hémoglobine dans l’air. Comme ses parents leur lui avaient appris. Yria se dressa sur ses bras, puis à quatre pattes et se releva debout. Ses yeux flamboyaient de rage et de douleur. Et là, oui, là, elle n’avait qu’une seule envie : TUER.

Elle se redressa et s’élança comme s’élance un soldat à la guerre contre son ennemi. La femme tira trois coups. Deux balles atteignirent l’épaule de Yria à deux endroits différents. Mais la Vampire continuait de courir. Elle sauta sur l’humaine et les deux tombèrent à terre. Des coups de feu furent tiré au ciel et les balles retombaient dans l’herbe. Yria mordit le poignet de la tueuse pour lui faire lâcher son revolver. Puis elle empoigna sa gorge à deux mains et la serra. Une étincelle démoniaque scintillait dans ses yeux.

-Tu vas payer par ta mort…ce que tu as fait à ma sœur…

Elle saisit le Desert Eagle tombé à terre et en enfonça le canon dans la bouche de la femme. Celle-ci gémit une plainte suppliant Yria de ne pas la tuer. Mais n’écoutant que sa haine, Yria ne l’écouta pas. Et elle tira dans la bouche de l’humaine toutes les balles qui restaient dans le chargeur. 5 coups retentirent, des gouttes de sang giclèrent, puis le silence revint.

Haletante, Yria posa le revolver par terre. La bouche de la femme était un petit puits de sang chaud qui coulait dans l’herbe verte, humide de rosée. Yria se leva, pantelante et s’en retourna vers le pas de la porte où gisait le corps inerte de la petite Lumina. Yria monta les marches et s’agenouilla à côté d’elle. Elle retourna le corps de sa sœur. Ses yeux était ouverts, et devenus gris, comme les fenêtres d’une maison abandonnée. Sa bouche était entrouverte dans une expression de surprise et le sang s’échappait de son cœur qui ne battait plus. C’était fini.

Yria lâcha un gémissement pathétique et laissa les larmes couler sur ses joues. Elle posa sa tête contre le ventre de l’enfant et sanglota. Elle déplora qu’elle avait du tuer, qu’elle avait du faire couler du sang, pour récupérer quoi…sa vie ?! Les balles bénites n’auraient aucun effet sur son corps, elle le savait, elle l’avait appris. Mais la mort de Lumina, aurait un effet sur sa vie.

Des bruits de pas retentirent et Gah’Briel surgit dehors. Il ouvrit de grand yeux en découvrant Lumina morte a terre et Yria qui sanglotait. Ses yeux allèrent dans le jardin où il aperçut le cadavre de l’humaine avant de revenir sur Yria dont les mains étaient en sang.

-Elle a…elle a…murmura Gah’Briel.

Yria releva la tête et le fixa de ses yeux larmoyants. A contrecœur, elle acquiesça. Gah’Briel recula d’un pas, mais il n’était pas en colère. Il disparut dans le couloir en courant.

-Père ! Sa y est, Père ! Yria a tué son premier humain ! C’est un Vampire ! Père !
Les sanglots de Yria redoublèrent. Quelques secondes plus tard, Ethan fit irruption sur le pas de la porte en compagnie de Gah’Briel et considéra la scène, impassible. Enfin, ses yeux se posèrent sur le corps de Lumina. Yria regarda son père Vampire dans les yeux, une expression de défi dans son regard d’enfant.

-Va chercher ta mère, ordonna Ethan à Gah’Briel.

Le jeune homme obéit aussitôt et disparut à nouveau dans le couloir en appelant sa mère. Ethan prit la parole.

-Ainsi donc, enfin tu as tué, ma fille. Te voilà enfin digne du nom de Vampire.

-Père...je…ne voulais pas tuer…je…sanglota Yria.

Son père ne l’écouta pas. CLAC ! Une gifle cingla la joue de l’enfant dont la tête pivota sur le côté. Lorsqu’elle revint à sa place, de nouvelles larmes étaient nées dans les yeux de la petite. Elle leva les yeux sur son père, le défiant du regard, toujours.

-Nous t’avons appris la mort ! Nous t’avons appris la douleur ! Nous t’avons appris à ne pas renoncer ! Tu esfaible Yria !

Il s’accroupit et prit le corps de la petite Lumina décédée dans ses bras. Puis il se redressa et disparut dans le couloir. Le porte d’entrée se referma derrière lui et Yria se retrouva seule de dehors, a genoux sur les marches de pierre. Le vent se leva et la nuit commença à prendre une couleur rose. L’aube se levait. Il allait falloir qu’elle rentre. Yria regarda le cadavre de la femme. Le soleil allait faire briller son sang et bientôt les alentours allaient savoir que cette chasseuse de Vampire avait été tuée par sa présumée victime. Yria baissa la tête et regarda ses paumes en sang. Ses mains tremblaient. Sa robe était tâchée. Et Lumina était morte et son père n’était plus du tout satisfait d’elle...parce que…

-Je suis faible ? murmura Yria.



Après cet événement, Yria ne fut plus jamais pareille. D’année en année, son comportement changea, parce qu’elle était terrorisée à l’idée que son père ne la traite à nouveau de faible. Yria finit par s’habituer à tuer les humains. Lorsqu’elle était en manque de sang, elle tuait tout sur son passage et buvait l’énergie vitale de ces pauvres humains. L’époque de la dictature des humains commença un an après la mort de Lumina, dans l’éducation de Yria. Yria découvrit la puissance et la cruauté, dont elle finit par se servir comme si c’était une habitude. Elle oublia l’amitié et l’amour mais se forgea le courage et la dextérité. Cette époque dura jusqu’à la guerre civile, qui eut lieu entre les Vampires et les Humains. Yria avait alors treize ans et refusa d’y participer, mais cette fois-ci, son père ne la traita pas de faible. La guerre, comme nous le savons tous, dura trois ans. Les Humains gagnèrent.

Commença alors l’esclavage des Vampires. Yria, Fallonn et Calypso furent enlevées à leurs parents. Ethan se suicida trois jours après sa réduction à l’esclavage et Leires décéda de suite de ses blessures, dues à un viol par un humain. Yria fut donnée comme un vulgaire objet à un maître qui la traita comme il devait traiter un esclave. Elle fut séparée de ses sœurs qu’elle ne revit que le jour suivant : on les emmena enchaînés aux portes d’une grotte où les fit descendre. Yria retrouva ses sœurs qui se blottirent contre elle tandis qu’ils descendaient. Yria regarda au dessus d’elle la surface s’éloigner.

Son calvaire ne faisait que commencer…

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Comment avez-vous connu le forum ? Par un ch’tit ( bon d’accord, gros^^) top site.

[Veuillez m'excuser pour le double post ^^]
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Sylvane Lothiriel
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MessageSujet: Re: Yria Lëghan   Mar 1 Jan - 14:55

Pas besoin de t'excuser du double-post, très bonne fiche, parfaite ^^

Validée, et bienvenue sur le forum ^^

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Sylvane

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