Muileata : Diamond Mine


 
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 A la recherche de sa demeure [privé : Yria]

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Rhydaë Tharos
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MessageSujet: A la recherche de sa demeure [privé : Yria]   Ven 4 Jan - 19:49

Il était près de 20 heures et déjà l’obscurité avait recouvert la ville. Très peu de lumière dessinée le contour des routes, et il n’y avait personne à qui demander son chemin. Tout était noir et désert. C’était une nuit sans lune, une nuit froide et silencieuse.

Soudain, éclairées par la lumière dansante d’une lanterne, deux silhouettes féminines apparurent à l’angle de deux ruelles. L’une d’elle, plus petite bien qu’elle dépassait largement les 1 mètres 80 marchait en tête, jetant des coups d’oeils rapides dans tous les sens. A droite, il y avait une allée où étaient bâtis plusieurs manoirs, tous entourés d’un grand parc. Les bâtisses étaient anciennes, mais elles avaient été rénovées. Construits avec des larges pierres sombres qui s’emboîtaient parfaitement, les murs étaient épais, comme une muraille entre la rue et l’intérieur des foyers. Composées de plusieurs étages, de tours où simplement d’un ensemble de pièces séparées par des couloirs, elles étaient toutes plus magnifiques les une que les autres. A gauche, le décor changeait radicalement. Plus question de manoirs qui s’assimilaient à des petits châteaux. Une route sinueuse passait entre de vieilles maisons fissurées. L’immense parc avait laissé place à une petite cour pavée, recouverte de mauvaises herbes.

La plus petite silhouette s’avança vers le plus proche des manoirs à droite, qu’elle fixa plusieurs minutes, pensive. La seconde personne était restée en arrière, cependant, c’est à elle que la première s’adressa :


- C’est trop grand ça. Beaucoup de place pour rien. Et ce jardin à moitié abandonné…je me demande si quelqu’un y a récemment mit les pieds. Tiens, il y a de la lumière là-haut. Je peux peut-être sonner et demander si celui qui habite là sait où moi j’habite ?

Elle resta devant le portail à réfléchir plusieurs secondes, puis finalement se décida.

- Non, c’est plus marrant de chercher nous même. Et puis on a encore du temps.

Quand elle prononça sa dernière phrase, elle se retourna vers la deuxième silhouette qui était totalement cachée dans la pénombre, mais elle ne rajouta rien de plus.

Une heure plus tard, les deux jeunes femmes marchaient encore, du coté gauche cette fois. Le nombre de maisons qu’elles avaient vu défiler sans qu’elles n’y retrouvent la leur était important, et au bout d’un moment, la plus petite silhouette, celle de Rhydaë en l’occurrence, s’arrêta et s’assit sur ce qui ressemblait vaguement à un banc. La jeune fille passa la main dans ses cheveux et rejeta les mèches qui lui tombaient devant les yeux derrière son dos. Elle s’exclama avec calme, bien que la situation aurait voulu qu’elle ait une toute autre réaction :

- Ben ça alors, on s’est perdue.

Elle releva la tête et regarda le ciel. Pas de lune, pas d’étoiles. Un ciel bien triste, qui durerait encore de longues heures. Rhydaë commençait à se lasser de tourner en rond. Elle était pourtant déjà venue, le jour du déménagement, pour porter ses affaires. C’était, il y a quoi, deux semaines ? Et la voilà partie à la recherche de la maison introuvable. Il faut dire que tous ces quartiers se ressemblaient beaucoup. A droite, les grands manoirs, à gauche, les petites maisons aux aspects de vieilles fermes. Sa maison, elle le savait, se trouvait, et c’était illogique, du coté gauche.
Illogique, car cette fameuse maison, malgré l’attirance de Rhydaë pour les piteuses maisons des alentours était en fait un manoir. Certes, ce n’était pas un château, mais tout de même, il y avait des similitudes. La jeune femme l’avait choisi pour son jardin et son architecture remarquable plus que pour sa taille. Et la vaste bibliothèque où l’ancien propriétaire avait laissé des rayons d’ouvrages avait fini de convaincre Rhydaë. Enfin, tout cela était agréable, mais si elle ne retrouvait pas son emplacement, elle aurait bien du mal à en profiter. Et pour comble, la flamme de sa lampe commençait à faiblir. Oh, Rhydaë ne craignait pas le noir, mais il y avait quelques mesures de sécurités que tout bon habitant de cette petite ville devait prendre en sortant la nuit. C’est pour cette raison qu’elle détacha l’agrafe qui unissait les deux parties de sa veste, laissant entrevoir une dague en argent attachée à sa ceinture.

L’arme en évidence, en se leva, soudain traversée d’une idée. Elle marcha jusqu’à l’autre silhouette qu’elle n’avait pas quitté des yeux et la questionna :


- Tu te souviens où c’est, toi ?
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Yria Lëghan
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MessageSujet: Re: A la recherche de sa demeure [privé : Yria]   Ven 4 Jan - 21:16

Yria ne se lassait pas de marcher. A vrai dire, elle n'avait pas vraiment conscience, plongée dans ses pensées, que cela faisait une éternité qu'elle marchait avec sa maîtresse. Le travail à la mine l'avait épuisée. Elle ne pensait plus à autre chose qu'à sa fatigue et aux hurlements de douleur que poussaient ses muscles. Ses mains étaient tachées de sang, et sa robe était déchirée un peu plus qu'hier. Mais c'était toujours pareil. C'était l'algorythme de sa vie depuis bientôt six mois. Cependant, ces évènements qui se succédaient incessament avaient été arrêtés d'un coup, et en l'espace de quelques secondes, la vie d'Yria avait basculé. C'était au crépuscule, moment où l'on allait chercher les Vampires à la mine de Diamants, les en faisant sortir de la même façon qu'on les avait fait rentrer : c'est à dire, à coups de fouet. L'ascenceur se rapprochait de la surface et on avait enlevé à Yria les chaînes qui lui meurtrissait les poignets. Elle avait tenté trop de fois de se rebeller et ses maîtres n'auraient pas apprécié qu'on la tue, évidemment. Vous pensez bien, les maîtres sont influents. Enfin bref. La jeune femme avait regardé d'un air blasé l'ascenseur s'ouvrir sur une couverture bleue scintillante d'étoiles argentées...comme tous les soirs. Les Vampires désespéraient de voir le soleil, maintenant. Et c'était là que tout était arrivé. Les maîtres de la mine l'avait envoyé devant le Chef et on lui avait annoncé qu'elle serait désormais domiciliée dans un manoir du quartier moderne, appelé Manoir Tharos. Puis une jeune femme a peine plus âgée qu'elle était venue la chercher. Yria l'avait fixée d'un regard noir. On lui expliqua que c'était la fille de ses anciens maîtres, alors tous deux décédés. Yria ne sut comment ni pourquoi. La fille lui avait ordonné de la suivre et Yria n'avait plus prononcé aucun mot depuis.

Les deux jeunes femmes s'en étaient alors allées dans la ville, en direction du quartier moderne. Yria suivait, telle esclave qu'elle était, sa nouvelle maîtresse. Elle n'avait pas prit le temps de bien le regarder. Pendant tout le voyage, elle avait observé durant quelques minutes les longs cheveux de la jeune femme qui tombaient dans son dos. La fille de ses anciens maîtres...un sourire jaune avait étiré les lèvres de Yria. Une enfant pourrie gâtée, une petite peste, comme son père. Mais pourquoi avait-elle déménagé ? Yria avait hésité à poser cette question. Après tout, elle se fichait du passé de la jeune fille. Le sien était déjà assez difficile à supporter. Sa nouvelle maîtresse lui infligerait sans aucun doute les mêmes traitements que son père, sinon pire. Yria se souvenait encore des coups et blessures qu'elle avait subi en rentrant de la mine, parfois pour un rien. Cela était devenu quotidien. La Vampire avait finit par venir d'elle même vers son maître afin que celui-ci la batte. De toute manière, le Maître n'était jamais content. Yria allait à la mine de six heures du matin à sept heures le soir. Elle avait fini par se plaire plus à la mine que chez les Tharos. Certes, on la fouettait autant chez l'un que chez l'autre, mais à la mine, elle pouvait voir qu'elle n'était pas la seule à souffrir. Elle voyait certains Vampires s'offrir une dernière solidarité avant de mourir. Yria avait déjà oublié cela. Elle préférait ne pas tisser trop de liens dans la mine. Car après elle n'en ressortirait que plus affaiblie encore. Les Vampires mouraient l'un après l'autre, tombant comme tombent des mouches.

Sa maîtresse et Yria passèrent une seconde fois par le même chemin, sans que l'esclave ne comprenne pourquoi. Si c'était le souhait de sa maîtresse, elle suivrait. Après tout, elle était esclave. La tête basse, Yria marchait derrière. Si les longs cheveux de Rhydaë brillaient à la lueur des lampadaires, le corps de Yria était toujours et encore plongé dans la pénombre. Elle suivait la jeune femme comme une ombre suit l'humain. Elle n'était qu'une pâle copie, une enveloppe vide, un pantin de chair à l'âme qui s'effritait de secondes en secondes pour se disperser ensuite aux quatres vents. Yria était silencieuse, aussi silencieuse qu'un courant d'air. Sa robe autrefois longue ne traînait plus par terre. Elle était si rapiécée que son seul loisir était de faire battre ses pans déchirés contre les jambes triturées de celle qui la portait. Les longs cheveux sales de Yria tombaient dans son dos comme une cascade grasse où se mêlaient poussières, détritus et autres choses. La Vampire gardait la tête baissée, comme pour se soumettre à sa fatigue et à sa souffrance, tout cela avant de se soumettre à Rhydaë, car servir un maître qui vous maltraitait n'était pas vital. Le peu de nourriture que la famille Tharos lui offrait était bien inférieur à ce que Yria pouvait trouver toute seule dans la nature, et dormir à la belle étoile ne la dérangeait pas. Yria passa une main sur sa nuque engourdie où avait claqué une liane de fouet, quelques heures plus tôt. La blessure ne se refermerait pas avant quelques jours, comme toutes les autres. Yria lança un regard glacial à Rhydaë, ce n'était pas cette petite humaine qui allait l'aider, n'ayons pas trop d'espoir non plus.

Enfin, après un temps qui eut semblé des siècles, Yria leva la tête. Rhydaë s'était enfin arrêtée, puis assise sur un banc proche. Yria recula de quelques pas et s'adossa, épuisée contre le mur sale d'une maison. Ses paupières étaient lourdes et son coeur battait à tout rompre, même si le rythme de leur marche était régulier et pas si rapide que cela. Yria prit une grande inspiration silencieuse afin que sa maîtresse ne remarque pas sa fatigue et commence à lui poser tout un tas de questions. Car après tout, Yria avait très peu vu Rhydaë pendant son esclavage et vice versa. Elle ne devait connaître qu'un dixième des tortures que l'esclave Vampire avait subies durant seulement cinq mois. Et dire qu'elle servirait pendant une éternité...Non ! Elle n'avait pas le droit de penser à cela. Ca ne servait à rien de péter encore une fois un câble en ruminant ses faiblesses. D'ailleurs, elle n'eut pas plus de temps à consacrer à quelque méditation philosophique. Rhydaë interrompit ses pensées. Se redressant, Yria vit que sa maîtresse s'était approchée d'elle, lui posant une question. Yria n'eut pas besoin de réfléchir, la réponse lui vint tout de suite. Elle conaissait la ville comme sa poche, tant elle s'y était promenée dans son enfance.
Yria gémit silencieusement et s'avança vers sa maîtresse. Pour la première fois, le clair de lune éclaira son visage d'une paleur maladive. Ses yeux sombres étaient soulignés de cernes bleutées qui juraient magnifiquement avec ses yeux. Elle aurait pu paraître très jolie si les traits de son ovale et juvénile visage n'étaient pas si tirés par la fatigue et la douleur.
Doucement, Yria saisit les épaules de sa maîtresse et la fit pivoter sur elle même. Les deux jeune femmes faisaient face à une allée sombre et étroite, peu acueillante, par laquelle elles n'étaient pas passées.


- Bruyante le jour et malfamée la nuit...Elle conduit aux Manoirs de la ville...

Elle faillait défaillir mais résista, comme elle avait toujours résisté. Elle essuya ses mains tachées de sang sur sa robe, laissant le choix à son maître.
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Rhydaë Tharos
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MessageSujet: Re: A la recherche de sa demeure [privé : Yria]   Ven 4 Jan - 23:01

Rhydaë regarda l’allée que lui avait désigné la vampire. Il semblait en effet que se soit la bonne, d’après le vague souvenir qu’elle en gardait. Les deux arbres qui en délimité l’entrée lui semblaient vaguement familiers. Hésitante, la jeune femme y jeta un rapide coup d’œil. Il n’était plus question de petites maisons ; de grands manoirs avaient de nouveau faits leur apparition, donnant à la ruelle peu éclairée un aspect légèrement inquiétant. Rhydaë déplaça son regard le long des bâtiments du coté gauche, visiblement satisfaite.

* Une, deux, trois, quatre..la voila ! *

Bien que son sens de l’orientation laissait à désirer, Rhydaë reconnut quand même son nouveau logement, au milieu de tous les autres qui en rien n’en était comparable. Elle se retourna vers Yria, lui faisant signe de la suivre. Les deux jeunes femmes traversèrent la moitié de la rue, puis s’arrêtèrent en face d’une grande bâtisse. Les murs étaient couverts de mousse verdâtre qui, en quelque sorte, faisait guise de peinture. Il y avait de nombreuses fenêtres, mais elles étaient très petites, semblables aux meurtrières des châteaux. En fait, le manoir tout entier avait des allures de château fort. Un ravin qui jadis avait contenu de l’eau l’encerclait, illustrant plus clairement la vieille pancarte placardée sur la porte et sur laquelle on lisait avec difficulté : « Propriété privée ». Un couloir à l’air libre reliait les deux tours, surplombant la porte d’entrée qui par la même occasion servait de portail, car elle était collée sur la rue, et il n’y avait plus de place pour mettre un grillage. On y aurait très bien imaginé des soldats effectuant leur tour de garde. Cependant, vu l’état de la maison, il était fort probable que les soldats soient déjà morts depuis quelques siècles.
Les tuiles sur le toit s’étaient à moitié effondrées, laissant les pièces qu’elles recouvraient à la merci des intempéries. Mais cette béance n’était pas défavorable à tout le monde, et quelques cris d’oisillons s’en échappaient.
Rhydaë détailla les moindres recoins de la demeure, de la cheminée noircie aux herbes qui poussaient sur le seuil. Il fallait qu’elle en connaisse l’état, car cette demeure était…la voisine de la sienne, qui elle, avait une toute autre allure.


Bien plus petite, mais aussi bien mieux entretenue, elle n’avait que deux étages mais était, en contrepartie, entourée d’un splendide jardin. Il y avait là plusieurs parcelles de fleurs qui formaient des cercles, et des buissons regroupés dans des petits bosquets y avaient été plantés au centre. Une allée d’arbre menée à la porte d’entrée, qui était encadrée d’une multitude de symboles gravés. Les fenêtres n’étaient pas non plus délaissées. Leur contour était orné de décoration en fer, et pour celles qui éclairaient les couloirs, leurs vitres avaient été remplacées par des vitraux colorés.

- C’est joli, non ? demanda Rhydaë, qui elle était totalement sous le charme. Il y a pas mal de pièces, et aussi une grande bibliothèque. Elle a été rénovée, donc pas de risque que le toit s’écroule. Je n’en dirais pas autant pour ce manoir là.

En disant ces mots, elle lança un regard inquiet sur le terrain d’à coté, mais se rassura en pensant que de toute façon, cela ne provoquerait chez elle qu’un peu de fumée. A moins que la bâtisse toute entière ne s’écroule..

- Bon, rentrons chez nous.

Et en disant ces mots, elle poussa le portail qui grinça, et s’avança dans l’allée solennellement. C’était la première fois qu’elle possédait sa propre maison, et elle avait la certitude que rien ne se passerait à l’intérieur qui la pousserait à la détester autant qu’elle détestait son ancienne habitation. D'ailleurs, elle espérait profondement qu'il ne se passerait plus jamais rien de tel que ce qui s'y était déroulé là bas, dans cette fichue maison de torture.
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Yria Lëghan
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MessageSujet: Re: A la recherche de sa demeure [privé : Yria]   Dim 6 Jan - 20:33

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