Muileata : Diamond Mine


 
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 L'Obscure Clarté du Manoir Tharos

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Yria Lëghan
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Maître/Esclave de : Rhydaë Tharos jusqu'à sa prochaine fugue...
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MessageSujet: L'Obscure Clarté du Manoir Tharos   Dim 6 Jan - 20:34

Aucun doute, la maîtresse d'Yria était totalement sous le charme de sa nouvelle demeure. Bien que la Vampire devait avouer que le manoir possédait une certaine beauté, elle ne passerait tout de même pas une journée entière à la contempler. De toute manière, elle ne serait entre ces quatres murs que de sept heures du soir à six heures du matin. Elle détestait être enfermée, et c'était surement ce qui allait se passer dans cette maison qui même si elle était grande, constituait un assemblage de murs. La jeune femme n'avait jeté qu'un bref regard à la maison où elle allait vivre la nuit désormais et c'était tout juste si elle écoutait ce que sa maîtresse racontait. Oui, en vérité, elle s'en fichait. Et ce fut lorsque Rhydaë cessa enfin de parler que la voix de Yria perça une nouvelle fois le silence.
- Sa beauté m'importe peu, je ne rentrerais ici que la nuit et ce sera pour y dormir.

Son ton était catégorique et sans appel. De même, il signifiait clairement qu'il était inutile de rabâcher les multiples avantage de la maison à Yria. Lorsque sa maîtresse poussa la porte dont le panneau de bois pivota avec un grincement, la jeune femme éprouva un immense sentiment de soulagement. Non seulement parce qu'elle allait enfin pouvoir dormir, mais aussi parce qu'elle n'entendrait plus parler de sa maîtresse avant le lendemain soir, étant donné que les maîtres ne se faisaient pas chier pour emmener leur(s) esclave(s) à la mine. Vous pensez bien qu'ils ont des choses moins contraignantes à faire : comme...ne rien faire du tout.
Les paupières de Yria était lourdes, et se fut en étouffant un baîllement que la jeune Vampire suivit sa maîtresse dans le nouveau domaine. Yria referma doucement la porte de bois derrière elle. Machinalement, elle posa son doigt sur l'interrupteur qui se trouvait à côté de la porte ( il me semble bien que l'électricité existe en 1922). Alors, tel un tour de magie, la lumière chassa les ténèbres. Une à une s'allumèrent les lampes en forme de larme en sens inversé, accrochées sur les murs, à deux, voir trois mètres du sol. Yria leva la tête. pas de doute, c'était un véritable manoir de bourges. Le plafond se trouvait à au moins dix mètres de hauteur, soit un tout petit peu moins haut que le plafond d'un magazin. Le couloir continuait sur quelques mètres avant que ne débute un escalier blanc. Ses marches étaient en marbre. L'escalier montait sur cinq ou six mètres, en diagonale. Une fois les quelques trente marches montées, on accédait, en guise de couloir, à un espèce de balcon cirulaire qui faisait tout le tour, se séparant à partir du haut de l'escalier en deux balcons.

Yria se retourna, la tête levée. Les deux balcons s'étendaient de façon circulaire jusqu'à arriver à la porte. La Vampire fronça les sourcils ; l'intérieur était totalement différent de l'extérieur ! Par les espèces de balcons, on accédait à plusieurs pièces qui devaient être les chambres, les salles de bains, les toilettes, les salles de réunion, les chambres d'amis et sans doute le grenier. Si l'on levait un peu plus haut la tête, jusqu'à en avoir mal au cou, on pouvait observer les sculptures ornant les colones qui soutenaient un énorment dôme. Ce dôme était un vitrail de forume circulaire représentant une créature qui devait surement provenir de la Bible ou de quelque livre religieux. Au centre du vitrail, il y avait un seul et unique rond de pierre blanche qui soutenait le socle d'un magnifique lustre de cristal. Mais bon, sang, qu'il était grand ! Yria préféra ne pas imaginer le poid de l'objet...et ce qu'il adviendrait de la personne sur qui il pouvait tomber. Lorsque l'interrupteur avait été actionné, le luste aussi s'était allumé. Mais la lumière, contrairement aux lampes du hall, était blanche, presque imaginaire. La Vampire baissa la tête. Il y avait quelques autres portes en bas, celles de la cuisine, de la salle à manger, d'un autre salon, d'une salle de réunion ou d'un truc du genre. Les portes, contrairement à celles de l'entrée, étaient blanches, portant une poignée finement ouvragée qu'il aurait juste fallut faire graviter sur elle même pour accéder à une pièce qui portait elle aussi son histoire. Rhydaë ne s'était pas trompée sur ce coup là : cette bara...euh pardon, ce manoir avait vraiment beaucoup de charme. Le seul truc flagrant mais qui ne dérangeait pas Yria tant que cela était ces particules de poussières qui laissait deviner que la maison n'avait pas été habitée depuis des années.


- Je...vois...

La vampire était tellement surprise par la beauté de ce domaine qu'elle était incapable d'aligner trois mots. Seulement, le peu d'enthousiasme qui l'avait envahie se disspa bien vite, brume évanescente. La maison serait des plus contradictoires avec ce qui se déroulerait dedans. La Vampire se voyait déjà enchaînée à l'une de ces larges colonnes de marbres, flageollée de toutes les forces de Rhydaë, le coeur battant, ses cris retenus, lavant le sol poussiéreux avec son sang. Car le marbre et la pierre de cette maison avait la verut de toutes les autres pierres : le sang versé dessus ne partirait pas. C'était certes sale, mais pas humiliant, parce que l'a torture et le meurtre d'esclave était devenus quotidiens. On avait ces vies Vampiriques et perverties par la Magie Noire pour une poignée de sous, contrairement aux Falmaris et à leur sang. Le coeur de Yria se serra. Elle pouvait aisément se priver de nourriture et d'eau, mais pas du sang de ces créatures...C'était impossible. Vivre sans cela, c'était vivre sans énergie vitale. Cela faisait déjà une semaine que la Vampire n'avait pas ingurgité de ce sang si délicieux. Elle faiblissait. Si elle n'en buvait pas bientôt, elle en mourrait...Enfin, la vérité est qu'elle vivrait dans un éternel supplice, comme Tantale, vous voyez le genre ?

Sans la permission de sa maîtresse, Yria la devança et s'avança dans le grand hall, ses chaussures claquant sourdement sur le parquet de marbre, résonnant en un écho effrayant qui se répercutait contre les murs et faisait ressentir le vide de la maison. Les battements de son coeur s'étaient calmés, mais pas sa fatigue. Sa tête lui tournait de façon atroce et elle luttait du mieux qu'elle pouvait pour ne pas défallir. Elle leva une nouvelle fois la tête et ses yeux larmoyants d'asthénie se posèrent sur une porte de bois sombre, à l'étage. Elle était la même à toutes les maison : la Chambre du Vampire et du Falmari.
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Rhydaë Tharos
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MessageSujet: Re: L'Obscure Clarté du Manoir Tharos   Lun 7 Jan - 21:08

Bien que Yria ne mettait pas vraiment de bonne volontée à citer les nombreuses qualités de la demeure, Rhydaë s'en chargea pour deux. Elle qui n'était pas vraiment fan des grandes maisons avait eu ce qu'on pourrait tout simplement appeler un coup de coeur. Il y avait suffisement de place pour faire vivre une dizaine de personne, mais Rhydaë ne comptait pas y organiser de fête. Ce n'était pas son genre, de se mettre au centre de la foule.
Dans un petit coin du salon avaient été posé des affaires qui provenaient de son ancien domicile. On pourrait croire qu'il n'y avait là que deux trois bricoles qui emplissaient à peine une valise, mais ce n'était pas du tout le cas. En fait, il y avait des armoires alignées sur le mur, des tableaux, des sacs de vêtements, d'objets de décoration, de livres, bref, des tas de sacs entassés dans un petit coin, par rapport à l'immense salon. Rhydaë avait commencé à mettre un peu d'ordre et à accrocher des tableaux un peu partout, mais il lui restait encore pas mal de travail avant que le salon ne soit dégagé de tout ce qui l'encombrait.
Un des sacs était entrouvert, sa fermeture avait du casser durant le voyage. Rhydaë s'en approcha et examina son contenu. Elle se figea en voyant les objets qui étaient tombés sur le sol. Plus particulièrement en ramassant l'un d'eux, un cadre de bois peint. A l'intérieur était placée une vieille photo dans les bords avaient jaunis. Une vieille photo qui montrait une vieille famille. Rhydaë se raidit. Comment cette photo c'était retrouvée là ? Ce n'était surement pas elle qui l'y avait mise, pourquoi voudrait-elle la gardait avec elle ? Peut etre par inatention ? C'est vrai que ces derniers temps, elle ne faisait plus très attention à ce qu'elle faisait.
Elle se releva, tenant toujours le cadre dans une main.


- Yria..

La vampire avait fait quelques pas vers l'escalier, et elle fixait avec une drole d'expression la porte d'une des chambres. Peut être désirait elle allait se coucher ? Le travail de la journée avait du être épuisant, Rhydaë n'y avait guère fait attention quand elle l'avait baladée aux quatre coins de la ville en pleine nuit. Elle devait être exténuée, et Rhydaë la retenait encore pour lui vanter les qualités du manoir. Il était grand temps de la congédier. Mais avant ça, elle avait quelque chose à lui dire.

- Yria ? Appela t'elle à nouveau, en haussant légérement le ton pour bien se faire entendre à travers le grand salon. Je ne sais pas ce que tu penses de moi. En fait si, forcement. Rhydaë la regarda un peu génée mais détérminée à poursuivre. Tu as surement des préjugés sur moi. Je te comprends. Mais cependant, je ne veux pas que tu me compares à mon..à..à l'homme qui a été ton dernier maître.

C'était involontaire, mais Rhydaë avait du mal à reconnaître devant Yria qu'elle était la fille d'un homme infâme. Yria le savait pourtant, mais c'était Rhydaë qui ne l'admettait pas. Elle s'était sentie réellement trahie lorsqu'elle l'avait surpris entrain de la battre. Trahie, horrifiée, mais incapable d'agir. Et c'était ça qu'elle voulait faire comprendre à Yria. Qu'aurait elle pu faire pour l'aider ? Enfin, qu'aurait elle du faire plutot. Son père avait montré une telle cruautée..lui faire face était impensable. Tenter de lui faire face lui aurait donné bonne conscience, mais quand on a quinze ans, on ne pense pas à sa conscience. Ce qui est regrettable, car Rhydaë s'en était terriblement voulu de n'avoir pas bougé, pas émit la moindre compassion, bref, d'avoir été spéctatrice d'une désolante tragédie. Mais elle n'allait pas essayer de se justifier auprès de Yria. Le passé était le passé, et l'avenir que la vampire n'espérait plus, Rhydaë allait le lui offrir. Seulement pour celà, il fallait que Yria comprenne que Rhydaë, ne la traiterait jamais comme un animal - bien qu'il est tout aussi inhumain de martyriser les animaux, mais comme une personne à part entière.

- Je sais ce que tu as vecu ces derniers mois. Je le sais car je l'entendais. Peut etre que tu te dis que j'en riais, mais c'est faux. Je ne supportais pas de rester, et je suis partie. Mais quand j'ai quitté cette maison, tes cris m'ont suivis. Je ne veux pas revenir sur ce qui s'est passé, je suppose que toi non plus. Mais ce qui s'est passé, ce n'est pas à cause de moi, et tu ne sais pas ce que moi je ferais. Alors, s'il te plait, ne me compares pas à mon père, car je le haissais autant que toi.

Le son de sa voix diminuait de plus en plus, et finalement, il se termina presque en murmure. Rien ne l'avait poussé parler avec Yria ce soir là, elle aurait bien pu attendre le lendemain, mais un jour où l'autre, il aurait bien fallu qu'elle fasse comprendre à Yria qu'elle n'était pas, et ne serait jamais l'auteur d'atrocités telles que la vampire en avait vues, car elle ne serait jamais comme son père. Jamais.
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Yria Lëghan
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MessageSujet: Re: L'Obscure Clarté du Manoir Tharos   Mar 8 Jan - 21:10

Le regard de Yria était resté porté sur la porte durant tout le long de la tirade de sa maîtresse. Cependant, même si elle était immobile et que son regard était vide de toute expression, la jeune femme écoutait avec une entière attention ce que disait Rhydaë. Elle était même si attentive qu'elle remarqua que le ton de la voix de l'humaine baissait à chaque phrase, pour ne plus devenir qu'un murmure. Le coeur de Yria restait plein de cette maudite haine qu'on lui avait insufflée pendant presque six mois, maintenant. Mais les paroles de Rhydaë semblait contredire la noire opinion qu'Yria sa faisait d'elle. En effetn depuis qu'Yria était devenue esclave, notamment chez cet homme, elle n'avait eu de Rhydaë qu'une vision de petite peste pourrie gâtée, dont la famille roulait sur l'or, cruelle et malfaisante, dominante, portrait craché de son enfoiré de père. Elle voyait en elle la fille d'un maître, une saloperie qui prendrait la relève lorsque le maître décéderait et qui continuerait le travail de son ancêtre, appliquant ce qu'elle avait vu et appris et prenant conscience de ce qu'était de battre un être vivant, même Vampirisé. Yria lui aurait volontiers coulé le bec d'une gifle lorsqu'elle entendit Rhydaë mentionner ce qu'elle avait vécu pendant ses cinq premiers mois d'esclavage. La jeune femme détestait en parler. Elle détestait qu'on mentionne la chute de son honneur et l'humiliation qu'elle avait subi durant si longtemps. D'après les mots de Rhydaë, on aurait dit que cet Enfer prenait fin. Mais non. Lorsque l'on était descendu en Enfer, on ne remontait jamais.

- Tsss, finit par murmurer Yria avec un cynisme contrôlé. Je ne crois que ce que je vois, Maître. Alors je ne peux te croire sur parole.

Elle baissa la tête, un sourire sur la visage. Sa haine était contrôlée, mais elle sentait les pensées de Rhydaë rentrer dans son esprit. Elle savait que sa maîtresse ne disait que la pure et simple vérité, et Yria comprenait tout à fait. La jeune femme rejeta ses longs et gras cheveux derrière ses épaules et leva les yeux. Une larme avait coulé sur son visage, dessinant un sillon propre et clair sur sa peau ternie de terre et de poussière. Yria ne l'essuya pas. Elle se contenta de se redresser bien droite, malgré la fatigue qui la poussait inlassablement à se courber comme une bannie - ce qu'elle était en somme. Son regard océan était glacé, si bien qu'il aurait put transpercer n'importe qui en lui donnant la mort si Yria en avait eut le pouvoir. Cependant, on ne voyait pas d'hostilité sur son visage, ni même dans son regard, car il était chez Yria des plus naturels. Elle s'avança doucement vers Rhydaë, d'un pas tranquille, presque lent, ne trahissant pas le sentiment qui faisait rage dans son corps. Elle était des plus effrayantes, même avec ce sourire qui étirait ses lèvres gercées. Le sang et la poussière tachaient sa robe. N'importe quel noble aurait reculé, de peur que cette chose ne salisse son corps. Les yeux de Yria étaient rivés sur sa maîtresse, qui soutenait son regard. Elle violait les règles en regardant sa maîtresse dans les yeux, mais s'en fichait. Yria avait toujours enfreint les règles, parce qu'elle ne connaissait pas la soumission, et qu'elle ne l'acceptait pas.
Yria arriva à la hauteur de Rhydaë, qu'elle dépassait de vingt bons centimètres, Vampire qu'elle était. Elle se baissa, un sourire bienveillant sur les lèvres, si bien que l'on put voir le bout de ses canines pointues dépasser de sa lèvre supérieure. La jeune femme saisit le menton de Rhydaë entre son pouce et son index, avec une telle douceur qu'on eut cru une mère devant sa fille.


- Bon sang...de toute ma vie je n'ai jamais entendu pareille chose...

Son regard changea subitement et son sourire disparut. Yria enleva sa main.

- C'est n'importe quoi !

Elle brandit sa main au dessus de sa tête, et en un éclair, cingla d'une gifle la joue de Rhydaë qu'elle vit légèrement pivoter. Un claquement retentit, il se répercuta dans tout le hall. Puis le silence revint, et Yria abaissa sa main avec lenteur. Plus aucune expression de gentillesse ne saillait sur son visage. Seule une étincelle de colère passa dans ses yeux. Sa main aux longs ongles lisses se serra avec une telle force que ses ongles se plantèrent dans sa chair. Sa paume sale, tachée de sang, ressentait toujours la brûlure porvoquée par la gilfe qu'elle avait osé donné à son Maître.

- Espèce de naïve ! Bien sûr, que tu n'es pas comme ton père ! Te tutoierais-je sinon ? T'aurais-je prise par les épaules, dans la rue, pour te montrer le chemin ?! Evidemment que non ! Stupide petite humaine, tu ne connais rien de la violence. Les cris et coups que tu a entendus ne sont qu'un dixième de ce que je subissais, et tu oses ne serait-ce que les mentionner ?!

Yria recula d'un pas, se dressant de toute sa hauteur. Elle savait pertinemment que Rhydaë n'oserait pas la frapper.

- Quand on frappe un être sans raison, pendant des mois, c'est comme si on lui enfonçait, au fond de la gorge, un crapeau. Le crapeau de la violence, de la haine pure. On le lui enfonce dans le corps. Le crapeau s'installe dans le ventre de l'être, et il est là pour toujours. Ensuite, même si l'être est sauvé des violences de celui qui l'a frappé sans raison, le crapeau attend. Il attend une manifestation, une provocation, une malveillance, de n'importe qui. Il recevra cela comme une pluie bienfaisante et dansera dans le ventre de l'être, rendant au centuple ce qu'on lui a fait. Je suis cet être et ton père est celui qui m'a frappé. Tu ne connais ni les coups, ni la soumission, ni la mort. Tu ne sais rien de tout cela. Tu es faible, comme tous les êtres humains. Tu es là pour imiter la dictature sur un être qui ne t'a rien fait, parce que mes anciens traitaient tes anciens comme des esclaves. Tout simplement parce qu'ici, c'est la loi du plus fort. Les humains sont des lâches.Vous êtes nés pour crever, tous ! Vies évanescentes et éphémères !

Elle pointa un doigt menaçant sur Rhydaë, reculant vers l'escalier.

- La vie éternelle est l'algorithme de la vie. S'il n'y a pas de mort, il n'y a pas de vie. C'est la pire des punitions, et tout ce que vous, pauvres humains savez faire, c'est pourrir cette existence. Maintenant écoute moi. Je n'ai qu'une seule envie, c'est de te tuer. Alors si tu ne changes pas rapidement de comportement avec moi, sa risque de très mal se passer. Ce n'est pas la peine de me priver de manger, je mords les Falmaris que je trouve et s'ils on un maître, c'est toi qui prend. Je ne te comparerais pas à ton père. Sache juste que je te hais, autant que je le haïssais.

Et sur ces mots pleins de vérité et de cynisme, la jeune femme tourna le dos à Rhydaë et monta les escaliers sans un regard en arrière. Elle passa le petit baclon, ouvrit la porte et s'enferma dans la Chambre jusqu'au lendemain matin.
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Rhydaë Tharos
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MessageSujet: Re: L'Obscure Clarté du Manoir Tharos   Jeu 10 Jan - 22:35

Rhydaë eut bien de mal à analyser ce que ressentait Yria. Elle pensait que la vampire la comprenait, car un sourire était apparut sur son visage qui pourtant gardait une étrange expression affligée et froide. Bien sur, Rhydaë ne s'attendait pas à ce qu'elle lui témoigne beaucoup d'affection, mais cet air triste et distant qui persistait la dérangé. Et puis, oui, Rhydaë avait bien vu. Une larme saline avait glissée sur la joue de Yria. Une larme sur son visage impassible. Les propos de Rhydaë l'avaient donc touchés. Puis ses lèvres murmurèrent une phrase sans appel. Oui, Rhydaë pensait sincèrement que Yria et elle pourraient trouver une entente commune, une relation qui ne soit pas celle du dominant au dominé.

Yria s'était approchée d'elle, laissant Rhydaë dans le doute de ses intentions. Mais la vampire se contenta de parler, de crier plutôt. Des mots secs et tranchants qui se détachaient des lèvres de Yria dont l'expression avait subitement variée. Plus de sourire, plus de tristesse. Même la larme qui avait roulée sur sa joue avait séchée. Il ne restait que l'expression qu'elle gardait toujours dans la puit profond de son regard glacial. Une expression perpétuelle de colère, même plus, de haine..


- Aie !

La main froide de Yria avait brutalement frappée la joue de Rhydaë, qui sentit les larmes lui monter aux yeux. Qu'avait elle fait ? Qu'avait elle dit ? Rien ! Du moins elle en avait l'impression. Mais Yria, une fois de plus, ne partageait pas, son avis. Elle ne croyait guère aux affirmations pourtant vraies de Rhydaë. Elle ne voulait même pas y croire. Et Rhydaë qui arrivait au milieu de sa vie comme une petite fleur, et qui lui chantait la joie et la compassion, alors que Yria n'avait connue que la souffrance..

- Je..je suis..

Mais Yria ne laissa pas à Rhydaë le temps de s'exprimer. Sa colère fit frissonner la jeune fille, qui n'osait plus regarder la vampire. Yria avait raison, Rhydaë était naïve. C'était une idiotie de songer à la réconciliation de deux races qui depuis des décennies étaient en guerre. Yria le lui rappela brutalement, et Rhydaë tressaillit de plus belle. Rhydaë écouta le flot d'insultes que lui crachait Yria sans dire un mot. Elle n'osait plus la regarder, plus parler, elle n'osait même plus bouger de peur que Yria la gifle à nouveau. Elle ne retenait plus ses larmes, qui s'écoulaient le long de ses joues et se détachaient lentement de sa peau pour aller s'écraser contre le sol de marbre.
Puis, aussi vite qu'elle s'était rapprochée d'elle, Yria s'éloigna, en lui lança une dernière phrase qui eut sur Rhydaë le même effet qu'un coup de poignard.

La jeune fille regarda la vampire gravir les escaliers et se réfugier dans sa chambre, dont elle claqua derrière la porte, provoquant un bruit sur qui se répercuta longtemps après que la porte fut fermée entre tous les murs du hall.

Rhydaë ne contrôlait pas ses sanglots. Elle ne s'attendait pas à ce que Yria eût cette réaction. Jamais elle n'aurait imaginé qu'elle puisse lui parler avec tant de colère. Et surtout, jamais elle n'aurait cru que Yria puisse lui lancer d'une voix qui ne tremblait pas, d'une voix assurée, d'une voix cassante, d'une voix franche, qu'elle la haïssait autant que l'homme que Rhydaë détestait elle même.

Pendant plusieurs minutes, Rhydaë resta adossée contre le mur où l'avait arrêté Yria, à fixer la porte de sa chambre en espérant que cette dernière ressortirait pour, peut être, s'excuser. Yria ne ressortit pas. Elle avait bien raison, Rhydaë était naïve. Mais à ce point là, c'était même une imbécile.
Des mèches de cheveux s'étaient collées à son visage humide, et Rhydaë les passa derrière son oreille d'un geste maladroit. Elle remarqua que sa main tremblait, comme tous ses membres d'ailleurs. Il y avait tant de méchanceté dans les répliques cinglantes de Yria..et tant de vérité aussi. Finalement, Rhydaë avait beau tout faire pour l'éviter, on l'a détesté au même point que son père. Une famille que personne n'aime, qu'on rejette juste parce qu'ils ont du sang souillé de Tharos dans les veines. Seule la mère de Rhydaë n'avait jamais était haïe. Sa mère..Rhydaë y pensait parfois. Si elle n'était pas morte, sa vie aurait été bien différente, et jamais elle n'aurait entendu de la bouche d'une esclave, de son esclave, qu'elle pouvait être haït autant que son père.

Elle se redressa, prise de nouveaux sanglots. Elle s'en voulait de ne pas avoir su montrer à Yria qu'elle regrettait le passé, de ne pas avoir pu la convaincre qu'elles auraient pu vivre en laissant sur le seuil du manoir leur rang qui en tout était opposé. Enfin, il y avait quand même des ressemblances entre Yria et Rhydaë. Une ressemblance surtout, qui nourrissait l'espoir de Rhydaë, qui, bien qu'il s'était énormément amenuisé au cours de cette conversation enflammée, n'avait pas totalement disparu. Car les deux jeunes femmes avaient un coeur et rêvaient, où du moins avaient rêvé un jour de mener une existence où la douleur et les peines seraient bannies au privilège du bonheur.

Rhydaë avait laissé tombé le cadre qui contenait une vieille photo de la famille Tharos. Elle se baissa et le ramassa d'un mouvement vif. C'était il y a bien longtemps que cette photo avait été prise. Les personnes présentes souriaient. Rhydaë, encore toute petite souriait dans les bras de son père qui lui aussi souriait. Ou plutôt, il étirait ses lèvres dans un rictus sadique, une grimace hypocrite qui cachait sa véritable personnalité. Et il regardait le bébé qu'il berçait. Il le regardait d'un regard paternel, protecteur, le regard de celui qui a de grands projets pour ses enfants qu'il veut voir grandir et se forger leurs opinions. Il avait en parti réussi pour Rhydaë. Elle avait ses opinions et elle travaillait à de grands projets. Seulement, ce n'était pas vraiment ce que son père aurait voulu pour elle. Mais heureusement, il n'était plus là pour la dissuader de vivre sa vie comme elle l'entendait.


- Je te déteste !

Le cadre se détacha de ses doigts et tomba bruyamment sur le sol. Des dizaines de bouts de verre se répandirent aux pieds de Rhydaë qui les écarta sans même les regarder, se frayant un chemin entre les débris étincelants. Elle appuya sur un interrupteur et toutes les lumières s'éteignirent. Il ne restait plus que les bougies qui éclairaient l'escalier qui Rhydaë monta lentement avant de s'enfermer dans sa propre chambre. La pénombre avait remplacée les visages souriants de la photo, mais à la lueur des bougies, on voyait encore scintiller les bouts de verre qui jonchaient le sol, comme scintillent les étoiles dans le ciel d'hiver.

La douce clarté de la lumière d’une lampe éclaira une pendule accrochée à l’un des murs du hall. Ses aiguilles indiquaient 8 heures du matin, mais il y avait longtemps que la pendule ne fonctionnait plus. Il était en réalité deux heures plus tôt, et le soleil ne s’était pas encore levé. Rhydaë poussa la porte du manoir et entra, plusieurs sacs dans les mains. Elle alla jusqu’à la table de la cuisine sur laquelle elle posa les sacs, puis retourna fermer la porte d’entrée. Son pied écrasa quelque chose, provoquant un crissement strident sur un des carreaux de pierres qui composaient le sol. Un bout de verre à présent réduit en miette. Rhydaë n’avait pas dormi cette nuit. Elle n’y parvenait pas. Alors, pour passer le temps, elle avait nettoyé de fond en comble le manoir, en commençant par le hall. Le cadre, les débris de verre et la photo avaient terminés leur séjour dans la corbeille. Il était encore très tôt quand Rhydaë eut terminé, et elle avait décidé de se rendre en ville faire quelques courses.

La ville, elle ne risquait pas de s’y perdre. Elle la connaissait très bien à force de vagabonder entre ses rues bondées. Ce qu’elle connaissait moins en revanche, c’était où trouver ce qu’elle était venue acheter. Elle n’avait pas osé le demander, et avait passé près d’une heure à tourner en rond devant les boutiques qui pour la plupart, ce qui n’était pas étonnant vu l’heure, étaient fermées. Mais finalement, elle s’était débrouillée pour dénicher tout ce qu’elle voulait, et venait de le poser sur la table de la cuisine.
Les effets du sommeil commençaient à se faire sentir, et elle émit un long bâillement. Elle déballa le contenu des sacs qu’elle entreprit de ranger quand elle se rendit soudain compte qu’elle n’avait aucun renseignement sur la façon de les conserver. Elle commença donc par ranger les aliments dont elle avait une certaine connaissance avant de se remettre à étudier le problème. Elle n’avait pas ni dormi ni mangé, et c’était maintenant son ventre qui lui causait des soucis. Bon, les bouteilles restantes patienteraient : Rhydaë avait faim.
Elle sortit du pain, de la confiture et du beurre et se prépara plusieurs tartines pendant qu’un bol de café au lait chauffait. Son petit déjeuner achevé, elle regarda les bouteilles qui attendaient sagement sur la table que Rhydaë daigne s’en occuper. Cette dernière se leva, débarrassa la table puis rangea une de bouteille au frais, et au moment de saisir la deuxième, elle arrêta son geste et la considéra un instant.


-Hum..

Elle sortit un autre bol qu’elle déposa à coté de la bouteille à demi remplie d’un liquide carmin. Une nuit sans dormir, sa finit par fatiguer, et Rhydaë décida de se rattraper sur la journée. Cependant, elle attendrait encore une heure avant de s’allonger, car il y avait une dernière chose qu’elle devait faire pour clore sa nuit..où plutôt sa journée, car elle ne se lèverait pas avant le soir. Elle prit un crayon et une feuille avant de s’installer sur un des fauteuils beige du salon. Plusieurs minutes s’écoulèrent et l’on entendait bientôt plus que la mine sur le papier. Rhydaë enchaînait les phrases, mais au bout tout compte, elle les effaçait toute l’une après l’autre pour recommencer. Elle sentait ses paupières se fermaient d’elles même, et avait de plus en plus de mal à se concentrer. Pour preuve : elle écrivit exactement la même phrase que celle qu’elle venait d’effacer. Son crayon glissa de ses mains et tomba sur le sol, mais elle n’eut plus la force de le ramasser. Ses pensées s’embrouillèrent, et elle se sentit grandement soulagée quand ses paupières se fermèrent pour ne plus s’ouvrir. L’explication qu’elle prévoyait d’avoir avec Yria se ferait plus tard, car elle venait de s’endormir.
La lumière donnait une étrange couleur au liquide contenu dans la bouteille posée sur la table. Une couleur rouge sang.
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Yria Lëghan
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MessageSujet: Re: L'Obscure Clarté du Manoir Tharos   Mar 5 Fév - 22:40

L'aube se levait. Le soleil sortait de derrière les montagnes pour venir éclairer de son aura dorée le paysage qui quittait peu à peu les ténèbres de la nuit. La clarté argentée de la lune s'évanouissait dans le ciel qui passait du noir au bleu azur. Les étoiles s'éteignaient une à une. Il devait être presque sept heures du matin. A cette époque de l'année, le soleil ne se levait pas avant. L'air autrefois froid se radoucit, sans pour autant grimper de beaucoup de degrés, question température. Le vent qui avait secoué toute la nuit l'atmosphère s'était tu. L'herbe avait cessé d'onduler et se couvrait maintenant de rosée du matin. Toute la nuit, les volets de la chambre de Yria avait claqué contre les murs, mais la jeune femme avait été trop fatiguée pour les entendre. Dès qu'elle avait passé la porte de sa chambre, avant de la claquer, la jeune femme avait sentit un poid s'abattre sur ses épaules, un poid lourd, immense, chaud et froid en même temps, le poids de la fatigue. Elle s'était jetée par terre, sur ses couvertures et n'en avait plus bougé, jusqu'au lendemain matin.

Les yeux de la jeune femme s'ouvrirent, à son grand regret et considérèrent la pièce, en premier lieu. "Oh merde..." furent ses premières pensées du matin, les mêmes qui se prononçaient dans sa tête chaque matin, chaque fois qu'elle ouvrait les yeux et qu'elle était obligée de se lever. La premier souhait de la jeune femme fut de refermer les yeux pour se convaincre que cette chambre n'était qu'un rêve. Effort vain. Déjà de mauvaise humeur, Yria se redressa en position assise et regarda autour d'elle, ce qu'elle ne s'était pas donné la peine de faire la veille.
La chambre d'esclave était construite et aménagée sur le même modèle que les chambres d'esclave de tous les manoirs de la vielle ville. Même si celui dans lequel la maîtresse d'Yria venait d'emménager était des plus luxueux, la chambre dans laquelle logeait Yria était la même, elle ne s'était pas leurrée la dessus. C'était une pièce rectangulaire de quatre mètres carrés. Les murs et le parquet était en bois. Une couche de poussière de deux centimètres recouvrait le sol. Trois simples couvertures composaient le lit de l'esclave. Au dessus, à un mètres du sol, des chaînes permettant au maître d'enchaîner son esclave et de le torturer comme il le souhaitait, même s'il n'y avait aucun motif. Il y en avait rarement d'ailleurs. Les débris d'un vieux miroir traînaient dans un coin de la pièce, et une fenêtre s'encastrait dans un des murs, donnant sur une petite rue étroite. Mais le soleil passait. Yria se frotta les yeux. Son sang avait séché sur sa peau. Ses jambes étaient engourdies par le froid qui passait à travers les interstices des murs. La jeune Vampire s'appuya sur le mur afin de se dresser sur ses membres postérieurs qui la portaient à peine. Elle vacilla mais ne tomba pas. La fatigue était encore très présente. Elle l'était encore et toujours. Sa robe froissé retomba jusqu'à ses chevilles et la jeune femme se dirigea vers la fenêtre. L'aube était la seule fois de la journée où elle avait la chance de voir le soleil. Le paysage était d'un calme rarissime. Chaque partie du décor semblait relféter la pure et simple sérénité. Le soleil se levait et personne ne traînait encore dans les rues. L'astre solaire projetait sur le décor magique une lumière rose orange, tandis qu'il se levait, dépassant les montagnes, s'extirpant d'un tourbillon de couleurs chaudes qui tiraient sur le rouge. Le rouge...toujours le rouge. Les montagnes qui se dressaient tout autour se découpaient en de grandes pointes grises dans le ciel bleu dépourvu de nuages. S'allait être une fort belle journée...Une journée que le travail de Yria viendrait gâcher, en ce qui la concernait. Le silence pesait. La jeune femme regardait l'horizon sans le voir, comme si ses yeux voulaient aller au delà de ce monde, au delà du soleil et du cosmos.

Cette observation si romantique fut de courte durée. Il était temps pour la jeune femme de partir au travail, avant qu'on ne vienne la chercher de force. C'était arrivé une seule et unique fois, mais elle s'en souvenait, et s'en souviendrait pour toujours. Yria poussa un soupir et regarda une dernière fois par la fenêtre avant de s'en détourner. Ses yeux soulignés de cernes bleues se baissèrent sur ses poignets rougis par les chaînes de la mine qu'elle ne portait pas encore. La jeune femme s'avança vers la porte de sa chambre qu'elle ouvrit. Elle accéda au petit balcon en hauteur et referma la porte derrière elle. En silence, la Vampire descendit les escaliers et s'aventura dans la cuisine. Elle eut un mouvement de recul lorsqu'elle vit sa maîtresse, mais cette dernière était endormie. Pas qu'Yria avait quelque chose à craindre, mais elle ne souhaitait pas se trouver en compagnie de sa nouvelle maîtresse. En voyant la fiole pleine d'un liquide carmin sur la table, Yria devina l'attention. S'avançant dans la pièce et tendant la main, Yria saisit la fiole, la déboucha, et sans cérémonie aucune, engloutit quelques gorgées de sang de falmari, ses lèvres contre le goulot de la bouteille. Après qu'elle en ai avalé un quart, la jeune femme reposa la fiole et la reboucha. Puis, elle sortit de la cuisine et s'en alla dans le hall avant d'ouvrir la porte d'entrée. Elle se retourna une dernière fois vers le hall désert avant de murmurer.


- A ce soir Maîtresse, hélas...

Et sur ces mots, la jeune femme disparut derrière la porte en la claquant derrière elle.
Elle se mit alors en marche vers la mine, à son grand regret. Son pas était rapide. Les regards se tournaient vers elle et des doigts se pointaient à son passage. Le soleil se levait de plus en plus haut et renforçait l'envie de la jeune femme de rester dehors. Mais c'était impossible, si elle se faisait attraper, c'était fini. La jeune femme traversa ainsi tout Galway. Elle passa à côté de l'elevage de Falmaris et descendit une pente avant de se retrouver devant son lieu de cauchemard qui serait sans nul doute son lieu de mort.
Muileata. Le coeur serré, la jeune femme s'avança. Lorsqu'elle passa le pas de l'entrée, des chaînes s'abattirent sur elle et elle sombra dans l'obscurité de l'enfer.
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