Muileata : Diamond Mine


 
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 Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]

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Sylvane Lothiriel
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MessageSujet: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Mer 5 Sep - 16:28

Il pleut dehors. J’ai toujours apprécié la pluie. Voir ces gouttes d’eau tomber du ciel, présent divin venu abreuver la nature assoiffée. Et ce matin, c’est une magnifique averse qui tombe sur la ville, inondant les rues et les passants imprudents qui s’y attardent encore. Tous sont enfermés chez eux, cloîtrés derrière quatre murs, à attendre que cela passe. Imbéciles… Moi qui suis condamnée à rester ici, à passer des heures, des jours dans cet endroit dont j’ignore tout, je donnerai n’importe quoi pour pouvoir sortir, ne serait-ce que cinq minutes, même deux… deux petites minutes… le temps de sentir l’eau couler sur mon visage, ruisseler le long de mon corps, effleurer, caresser, mouiller ma peau… Revivre, le temps d’un instant…

Un soupir s’échappe de mes lèvres, tandis que je baisse les yeux pour les poser sur la pièce qui m’entoure. Enfin, « pièce » est un grand mot. Car l’endroit est plutôt petit. Certes, il y a tout ce qu’il faut, c’est propre et il y a de la lumière. Ainsi que des plantes partout. Et puis, à vrai dire, c’est très joli. Le seul problème, c’est que je m’y sens aussi à l’aise qu’en prison. D’autant plus que je suis attachée. Que nous sommes attachés. Oui oui, attachés. Enchaînés serait même plus juste. Et je ne suis pas seule. Nous devons être une dizaine je pense, enfermés dans des petites pièces semblables à celle où je me trouve. Je dis cela comme ça, je n’en sais rien… C’est une estimation, mais je sais que je ne suis pas l’unique falmari ici.
Nerveusement, je passe ma main sur mon poignet droit, enserré d’un bracelet de métal rattaché à une longue chaîne d’acier, elle-même rattachée à un lourd anneau métallique ancré dans le mur de pierres humides. C’est tellement… stupide. Pourquoi nous entraver de la sorte ? Auraient-ils peur que nous nous enfuyions ? Raisonnement absurde, nous sommes constamment enfermés dans ces espèces de serres. D’ailleurs, je me demande pourquoi se donner tant de mal pour recréer un environnement qui se veut « naturel » alors qu’auparavant ils nous arrachent à nos forêts… Ils sont si cruels…

Mon entrave me gêne. Me démange. Je me sens mal à l’aise, j’étouffe. Plus le temps passe, et plus je deviens nerveuse. Mes mains sont en sang à force de me mordre les doigts, de me tordre les poignets sous l’effet de l’angoisse et de l’attente. J’ignore ce qu’ils veulent de moi. Ce qui va se passer, ce qui va m’arriver. Je ne peux même pas échapper à la dure réalité en reprenant une forme plus naturelle. Ma réelle forme. Je suis si faible, si nerveuse, si angoissée que je trouve même plus la concentration nécessaire pour réaliser une telle chose. Si ma mère me voyait ainsi… Quelle pitié…
A cette pensée, mon cœur se serre. Au moins elle n’aura pas vécu tout cela… Ce carnage, ce massacre, et à présent ça… Cet enfermement prolongé, cette situation éprouvante. Je sens que je vais devenir folle.

Dehors, la pluie redouble de violence. Les gouttes viennent s’écraser contre les carreaux de l’unique fenêtre qui orne ma « cellule », provoquant un bruit régulier, apaisant. Lentement, je me lève – geste accompagné par le bruit métallique de ma chaîne qui se tends – et m’approche de cette dernière. Appuyant ma tête contre la vitre. La main gauche posée sur le rebord. L’autre est appuyée contre le carreau couvert de buée, tandis que mes yeux vert émeraude fixent tristement le paysage qui s’étend au-dehors, n’ayant rien d’autre à faire à part compter les gouttes de pluies qui viennent mouiller la fenêtre…

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Sylvane

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Eirnol Von Heizt
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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Sam 8 Sep - 12:18

Quand mon père est mort, j'ai récupéré tous ses biens. Vampires et Falmaris inclus. La vieille Falmari qu'il possédait était d'ailleurs celle qui c'était occupée de moi dans ma jeunesse. Quant au Vampire, lui, il avait bien l'intention de me mettre à l'épreuve… Il n'aurait pas dû. Il est monté à mon bureau en plein milieu de sa journée de travail (alors qu'il y avait pas mal de lumière, accessoirement) pour me réclamer à boire, se disant assoiffé et prétendant que le sang de mon Falmari n'était pas assez revigorant pour lui. J'ai commis l'erreur d'accepter. Il a tué mon esclave. Quelle réaction attendait-il de moi ? Je l'ignore. Il est mort. Néanmoins, je me retrouve bien embêté. N'ayant plus de Falmari (ni de Vampire, au passage), il faut que je m'en procure un pour pouvoir envoyer mes créatures de la nuit à la mine et les garder à mon service tant que je peux.

J'ai donc attendu que la journée de travail soit commencée (une journée bien pluvieuse, d'ailleurs, mais ils sont en dessous, ils ne le savent pas…) avant de quitter mon bureau à la mine et de revenir vers Galway, direction les bas quartiers. J'aurais pu aller chercher mon Falmari directement à l'élevage, ça m'aurait permis de rencontrer le nouveau directeur au passage, mais j'ai du travail et j'aimerais régler ce détail au plus vite. C'est donc vers la boutique du marchant de Falmari que je me dirige. Un taré qui appelé son commerce "Fleuriste"… Je ne dois pas avoir beaucoup d'humour parce que je ne trouve pas ça très drôle. Autant je n'ai pas une grande estime pour les Vampires, autant je déteste cette idée d'utiliser les Falmaris et de les réduire en esclavage pour qu'ils nourrissent ces bêtes assoiffées de sang. Pourtant, en tant que propriétaire de la mine, je suis bien placé pour savoir qu'il faut nourrir ces monstres plutôt que de faire le travail nous même…

J'entre donc dans ce magasin humide et sombre et un vendeur se précipite vers moi. Il me demande mes préférences, me certifie ne vendre que des Falmaris de bonne qualité et évoque une arrivée massive suite à le découverte d'un nouveau village. J'ai une sorte de grimace qu'il ne remarque pas. Je vois le massacre d'ici. Les chasseurs sont arrivés, ont tué les plus faibles, ceux qui ne pouvaient pas se reproduire, ont enchaîné les hommes et les femmes et mis les enfants dans des cages en les séparant de leurs mères… Comme mon père l'a fait pour moi… Je l'écoute à peine alors qu'il m'explique que les hommes sont forts et résistants et que les femmes sont superbes, une en particulier qui… Je tilte. Il me sonde. Il veut savoir si je cherche aussi une femme qui me servirait d'esclave sexuel. Ce n'est pas le cas, mais je ne peux pas laisser quelqu'un vivre ce que j'ai vécu. Je l'arrête dans sa tirade et lui demande de me la montrer.

Nous arrivons devant une porte vitrée, comme une serre et je regarde à l'intérieur. Il y a beaucoup de plantes, ici, mais la jeune femme, elle, est attachée par une chaîne. Elle regarde la pluie tombant comme si elle voulait la toucher… C'est peut être le cas, d'ailleurs, les Falmaris sont des plantes, non ? Et les plantes aiment l'eau. Je ne suis pas particulièrement attiré par les femmes, mais je dois admettre que celle-ci est superbe. Le vendeur tente d'attirer son attention mais je l'arrête et lui demande d'ouvrir la porte et de me laisser avec elle. Au passage, je lui prends la clé de la chaîne. J'attends qu'il ait tourné au bout du couloir et je prends la parole:

"Vous voudriez sortir sous cette pluie ?" J'attends de voir si elle réagit puis je reprends: "Je m'appelle Eirnol Von Heizt, quel est votre nom, Mademoiselle ? Je sais que votre avenir n'est pas des plus joyeux, désormais, mais j'aurais plaisir à ce que vous le passiez en ma compagnie." Nouvelle pause. "Quelle est la plante qui recouvrira ma demeure si vous venez ?"

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Sylvane Lothiriel
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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Sam 8 Sep - 15:54

Un bruit me tire soudain de ma rêverie. Du bruit. Encore du bruit. Toujours du bruit. Ils ne savent faire que ça ici. Parler, rire, crier, hurler, pleurer... Pourquoi tant d'agitation ? Je n'entends même plus la pluie couler... Lassée, je tourne la tête, posant un regard ennuyé sur le spectacle que je peux contempler à travers la vitre de ma " prison ". Ennuyé juste. Même pas énervé... A quoi me servirait la rancoeur et la colère dans un tel endroit et une telle situation ? A rien, sinon à sombrer encore plus vite dans l'angoisse et la folie. J'ai déjà énormément de mal à gérer tout ce stress, toute cette tension... A quoi bon...

C'est pourquoi je reporte toute mon attention sur les deux hommes qui discutent dans le couloir, faute de pouvoir la porter sur l'averse de dehors. Des humains. Naturellement. Que feraient ici deux Falmaris en liberté ? De plus, cela se voit. Ils n'ont pas... la finesse, la beauté, la grâce naturelle qui caractérisent notre race. En particulier le plus vieux. Il est d'ailleurs ridicule, à sautiller derrière la vitre, à essayer d'attirer mon attention de quelconque manière. Ne te fatigue pas... Je ne répondrais pas... L'autre, le plus jeune, se contente de l'écouter, avant de le couper brusquement dans son élan. Et de se diriger vers moi.
Attendez. Vers moi ? Moi ?!

Aussitôt, je me retourne, me mordant la lèvre. Non. Non, non non non. Hors de question. Je n'ai pas particulièrement envie de passer le reste de ma vie ici, mais... je n'ai pas, mais alors vraiment pas envie de me retrouver au service de quelqu'un. Du moins, si j'ai bien compris l'histoire. Ce... marchand a l'intention de me... vendre - j'ai du mal à prononcer ce mot, je ne suis pas un animal, et encore moins un objet - , non ? A nouveau, j'appuye ma tête contre la fenêtre froid et humide, serrant les poings. Ignorant l'homme qui vient de pénétrer dans la pièce.

Doucement, je fais glisser le bout de mon index sur le carreau glaçé, laissant un sillon humide sur la vitre embuée. Ecoutant en silence les paroles du jeune humain. Et je retiens un soupir à ses paroles, en même temps qu'un triste sourire. Quelle question... Evidement que je le veux. Sortir d'ici...
Rien qu'à cette idée, mon coeur fait un bond dans ma poitrine. Et, doucement, je hoche la tête. Mon regard émeraude toujours posé sur le paysage qui s'étend au-dehors. Sortir...

Ma main glisse le long de la vitre, pour venir se poser sur le rebord en bois de la fenêtre, effleurant une feuille de lierre qui serpente juste à côté, le long du mur. Et je demeure silencieuse à la question du dénomné Eirnol. Mon nom ? Que voudrait-il bien en faire ? Je n'ai aucune envie de le lui dire. De lui dire quoi que ce soit d'ailleurs. De toutes manières, si c'est pour m'apeller esclave à longueur de journée...
A son autre question, je réponds d'un geste de la main, déroulant mon poignet fin pour désigner du doigt un lys d'une blancheur pure, éclatante. J'espère au moins pour lui qu'il aime les fleurs...

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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Mar 11 Sep - 15:04

Elle est calme et semble douce. Triste aussi, certainement, je ne souhaite à personne de se retrouver en cage… Et pourtant, je m'apprête à l'acheter… Je la regarde avec compassion, mais elle ne me voit pas. Peut être est-ce mieux… Elle me fait penser à Camille… Camille. J'ai un pincement au cœur. Un éclair de haine passe dans mes yeux quand je repense à ce Vampire qui a osé prendre sa vie. Je me calme quand je me rends compte qu'elle a réagit à ma seconde question bien qu'elle ait ignoré la première. Elle me désigne un Lys blanc magnifique. Je m'avance dans la pièce et laisse mes doigts frôler délicatement l'un des pétales…

"Comme Camille… Sa fleur aussi pouvait revêtir une variété infini de couleur plus belles les unes que les autres et pourtant elle les préférait blanches ses chrysanthèmes…"

Mon regard se voile de tristesse, j'ai pensé à haute voix… Peu importe. Mais le Lys, c'est bien. C'est une plante qui peut grandir en pot… Je n'ai pas de jardin chez moi… J'ai vendu la grande maison de mon père dès que j'ai pu et j'ai acheté un appart en centre ville. Camille n'a rien dit. Elle ne s'est pas plainte… Mais elle ne se plaignait jamais… Je déglutis difficilement et sert les dents avant de relever la tête vers la jeune femme.

"Saurez-vous prendre soin des plantes que ma Falmari a laissées chez moi ? J'en suis moi-même incapable et je ne souhaite pas les voir mourir comme leur créatrice."

Mon regard est sincère. Bien sûr, j'ai parfaitement conscience que montrer du respect pour quelqu'un de sa race peut facilité son acceptation de cette nouvelle situation. Mais je ne suis pas en train de sur jouer… Sur ce point là, je n'ai pas vraiment besoin.

Pourtant, j'ai le sentiment que cela n'est pas suffisant. Je dois me montrer honnête avec elle. Je plonge mon regard dans le sien et lui présente son avenir tel qu'il sera, sans mensonges, sans exagérations:

"Mademoiselle, j'ai bien conscience que votre avenir est servilité alors que vous n'avez connu que la liberté. Je le sais et je ne ferais rien pour le changer. Tout ce que je peux faire c'est adoucir votre vie. Sachez que si vous me suivez, je n'attenterais jamais à votre chasteté et je ne permettrais pas qu'un autre ne le fasse sous mon toit. Je vous demanderais de prendre la suite de la personne qui m'a élevé et d'entretenir ma maison tout en la garnissant de fleur à votre gré." Je souris doucement à cette allusion puis continue sur un ton plus neutre encore: "Bien sûr, c'est à votre gorge que se nourriront mes esclaves mais je ne tolèrerais pas que l'un d'entre eux ne vous fasse du mal. Le jour, vous aurez le choix entre m'accompagner à Muileata et profiter du parc qui entoure la mine ou rester au calme dans mon appartement en ville. Je vous promet une vie la plus paisible possible." Je me tais un instant puis tends ma main vers elle sans la quitter du regard: "Permettez que je vous retire cette chaîne, Mademoiselle."

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Sylvane Lothiriel
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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Mer 12 Sep - 19:11

Lorsqu’il s’avance vers la fleur que je viens de lui désigner, j’ai un mouvement brusque vers lui, prête à intervenir. Qui sait ce qu’il s’apprête à faire. Les humains sont si imprévisibles… Barbares, cruels, destructeurs… je ne permettrais pas qu’il fasse le moindre mal à une seule des plantes ici présentes. Etrange ? Non, ces fleurs sont pour moi comme des êtres humains, des amis, des compagnons. Tuer ou malmener l’une d’entre elle reviendrait à me brutaliser moi-même. Je ne le supporterais pas.


"Comme Camille… Sa fleur aussi pouvait revêtir une variété infini de couleur plus belles les unes que les autres et pourtant elle les préférait blanches ses chrysanthèmes…"


Un léger soupir s’échappe de ma bouche tandis qu’il se penche pour effleurer précautionneusement un pétale blanc. Il semble si… triste en parlant de cette personne. J’ignore qui elle était, mais apparament… il y tenait beaucoup. Bon, au moins, je ne suis pas tombée sur un monstre dénué de sentiments, venu ici dans le seul intérêt d’acheter une esclave pour… Je frissonne rien que d’y penser. Non, non…

A nouveau, il relève la tête vers moi, posant ses yeux sur les miens. Je plante mon regard dans le sien, prunelles d’émeraude contre prunelle d’azur. D’ailleurs, en y songeant, il avait de très beaux yeux. Subtil mélange de gris et de bleu, un regard à la fois doux et puissant. Je m’y accrochais donc d’avantage, comme désireuse de sonder son âme. Qu’attendait-il de moi, exactement… ?


"Saurez-vous prendre soin des plantes que ma Falmari a laissées chez moi ? J'en suis moi-même incapable et je ne souhaite pas les voir mourir comme leur créatrice."


Sa question me laisse muette. Enfin, vous me comprenez. Je sais parfaitement que je ne parle pratiquement jamais. Evidement que je le saurais. Je suis une Falmari, l’aurait-il oublié ? Quelle demande stupide. Pourtant, j’hoche doucement la tête, un air quoiqu’un peu frustré sur le visage. Je ne sais que penser. Se moque-t-il de moi, ou au contraire, s’intéresse-t-il réellement à ma personne ? Je l’ignore. Et je n’aime pas ne pas savoir. Cet homme, Eirnol, me rends nerveuse. Et je le suis déjà tellement, à passer ma journée derrière les barreaux…



Je retiens un hoquet d’indignation. Comment… Comment ose-t-il ?! Si il est venu ici uniquement dans le but de me narguer et me rappeler ma condition, qu’il s’en aille. C’est déjà assez pénible ainsi… Et il continue, sur ce même ton, un air neutre sur le visage. Comme si me faire sucer le sang par un vampire affamé était parfaitement normal ! Instinctivement, je passe le bout de mes doigts sur ma gorge, réprimant un tressaillement. Mon regard se durcit, mes traits se figent. A présent, je me contente de l’écouter, un air froid sur le visage, les sourcils légèrement froncés.

Que faire… Il me paraît pourtant honnête. A moins qu’il ne cache très bien son jeu. Dans tous les deux cas, si je le suis, j’en payerais le prix. Mais d’un autre côté… Que gagnerais-je à rester ici ? Lui me demande mon avis. Le prochain ne le fera peut-être pas. Je crois que je n’ai guère le choix…
D’un geste resigné, je tends le bras, faisant tinter la chaîne qui m’entrave le poignet, détournant le visage. Il va falloir que je m’y fasse. De femme libre, je suis passée à une créature asservie, une simple esclave, contrainte de se plier aux bons désirs de son maître. « Maître » qui, pour l’instant, me semble sincère et juste. Maigre consolation…

Du bout des doigts, j’effleure une feuille de lierre, posant mon regard sur le paysage au-dehors. Au moins, je ne resterais plus dans cet endroit…

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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Mar 18 Sep - 22:14

Elle ne dit toujours pas un mot et je dois avouer que le calme qui se dégage d'elle me perturbe autant qu'il m'apaise. Ses mimiques me montrent néanmoins très clairement ce qu'elle pense de mon projet de m'en servir comme du garde manger de mes Vampires… Mais je n'ai pas d'autre choix. Ces être doivent se nourrire… Me désignerait-elle l'un des siens pour accomplir cette tâche à sa place ? J'en doute. Elle n'a pas l'air d'être de ce genre. Finalement, elle me tend son poignet en détournant la tête. Je baisse les yeux et me saisit de sa main avec autant de délicatesse que j'ai effleuré les pétales de la fleur. Sans attendre plus longtemps, je glisse la clé dans la serrure, la tourne et laisse la chaîne avec le bracelet et la clé tomber et cogner fortement contre le mur dans une bruit sans discrétion. Je ne lâche pas tout de suite sa main mais murmure quelques mots:

"Vous ont-ils laissé des affaires personnelles ? Y a-t-il quelque chose dans cette pièce que vous souhaitez prendre avec vous. Si c'est le cas, je vous laisse le temps de vous préparer à votre déménagement. Je reviens."

Doucement, je lâche sa main et me recule jusqu'à quitter la pièce. Je laisse ouvert. Tentera-t-elle de sortir ? Si elle le fait et qu'elle réussi, je ne lui courrai pas après. Mais je doute que les gardiens des lieux la laissent partir. Quoi qu'il en soit, je me dirige vers le bureau du marchant pour payer mon achat. Il semble inquiet en me voyant revenir les mains vide mais je le rassure assez vite en lui expliquant que je vais acheter cette jeune femme. "acheter cette jeune femme"… Je m'écœure de prononcer ces mots, mais c'est la réalité. Finalement, il me donne un prix que je ne cherche même pas à discuter. Non seulement, je suis suffisamment riche pour que cela ne perce pas mon budget, mais en plus je pense que quelque soit le prix, il sera toujours trop bas pour un être humain… Enfin, pour un Falmari. Je n'ai pas la même vision des Vampires. Il me fait un reçu et me donne les papiers nécessaire. Je lui demande s'il connaît le nom de mon acquisition ou s'il l'a déjà entendue parler. Il m'apprend qu'elle n'est pas muette, mais il ignore son nom… Elle finira par me le dire. En attendant, ça sera "Mademoiselle". Jusqu'à ce que ça la lasse. Je repars donc vers la cellule pour qu'elle me suive jusque chez moi.

[désolée, c'est court]

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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Mer 19 Sep - 20:25

Il me saisit la main, doucement, délicatement, la tenant entre ses doigts comme si il avait peur de la briser. Un frisson me parcoure le corps, et, instinctivement, j’ai un geste de recul. Mais déjà, il glisse la clef dans la serrure de la menotte qui m’enserre le poignet, libérant ce dernier du bracelet de métal qui me retenait prisonnière et qui vint claquer contre le mur, dans un bruit lugubre. Mais il continue de garder ma main enfermée dans la sienne, sans que je ne sache pourquoi, tandis qu’il me murmure ces quelques mots :

"Vous ont-ils laissé des affaires personnelles ? Y a-t-il quelque chose dans cette pièce que vous souhaitez prendre avec vous. Si c'est le cas, je vous laisse le temps de vous préparer à votre déménagement. Je reviens."

Je secoue négativement la tête. Des affaires ? Non, je n’ai rien. Plus rien. Je ne possédais que peu de choses naguères, mais ces rares objets m’étaient infiniment précieux. Aujourd’hui, je n’ai plus rien…

Le fait qu’il continue de me tenir la main et de me regarder de la sorte achève de me mettre à bout. Je suis déjà folle d’angoisse, de douleur et d’inquiétude, même si je fais de mon possible pour que cela ne se voie. Alors, lorsqu’il se décide enfin à me lâcher, et à reculer lentement, pour finir par quitter la pièce, je pousse un soupir de soulagement.

Et m’effondre au sol. Me laissant glisser le long du mur de pierre. Une larme roule sur ma joue. Puis une deuxième. Pas plus, mais cela suffit. C’est déjà de trop. Les paroles de cet homme résonnent dans ma tête. Déménager… Quel drôle de terme pour une situation pareille. Je ne me suis jamais sentie comme chez moi ici. Pas plus que je ne me le sentirais là-bas. Quand à mes affaires… Je n’ai plus rien… Plus rien… Mis à part ce collier que m’a jadis donné ma mère. L’unique bijou que je n’ai jamais porté. Et je ne veux pas en porter d’autre. D’ailleurs, comme un réflexe, ma main désormais libre vint se glisser sous l’encolure de ma robe blanche, y tirant une chaîne d’or ornée d’un pendentif d’ambre. Un collier tout simple, et pourtant aussi magnifique à mes yeux que les plus belles parures que s’évertuaient à porter les femmes de mon village lors des fêtes. Du bout du doigt, j’effleure la pierre brillante avant de la dissimuler à nouveau aux regards du monde. S’attarder sur le passé ne servira à rien. Pas plus que cela ne la fera revenir. Elle est morte… Morte. C’est fini.

Le visage crispé, je me relève, essuyant d’une main hâte les perles salées qui s’attardent encore sur mes joues pâles. J’étouffe ici… Je dois sortir. Il faut que je sorte. Et, tout naturellement, mon regard émeraude se pose sur la porte de ma « cellule », grande ouverte, qui me tend presque les bras, pour ainsi dire. Comment résister ? Il y a trop longtemps que je suis enfermée ici. Même si le personnel ne me laissera sûrement pas sortir, du moins pas sans que je ne sois accompagnée par cet homme, ou par un autre… Mais si je pouvais juste sortir dans la cour, dans le jardin, juste quelques minutes…

Malgré moi presque, mes pieds me portent hors de la pièce, et bientôt, je parcoure les couloirs d’un pas léger, délicat, presque inexistant, tentant de faire le moindre bruit possible. Pour finalement me retrouver devant l’entrée de la cour. Dehors, il pleut toujours. Peut-être même plus qu’avant. Doucement, je pose un pied dehors. Puis un autre. Pour finalement me retrouver au beau milieu de la cour, sous la pluie battante. Les gouttes ruissèlent sur mon visage. Inondent mon corps. Mouillent ma robe, dont l’étoffe blanche colle à mon corps. J’ignore où est cet homme, cet Eirnol, ni quelle sera sa réaction. Je m’en fiche. Je suis bien ici. Je me sens revivre…

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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Mar 25 Sep - 12:37

J'ai payé… Quelle horrible chose que d'acheter un être vivant, un Falmari, mais c'est ce que je viens de faire. Je repars donc vers la cellule où elle était mais il n'y a plus rien. Seul le Lys de tout à l'heure est encore présent. Ne va-t-il pas mourir s'il reste ici, abandonné, dans son bocal, sans eau… Sans eau… Elle doit être sortie sous la pluie. Je souris doucement et me dirige d'un pas calme vers la sortie. Les gardiens me disent n'avoir vu passer personne mais me parlent d'un cours intérieur où les Falmaris sont autorisés à aller de temps en temps quand l'enfermement est trop long. Elle y est certainement. Ils m'indiquent le chemin et je le suis d'un pas un peu plus rapide. Pas que cela me dérange qu'elle ait pris cette initiative, juste que j'ai du travail… J'arrive à l'entrée de la dite cours et je la vois. Si belle sous la pluie. Je souris et la contemple un instant avant de me rendre compte que sa robe blanche, imbibée d'eau, devient transparente. D'ailleurs, à l'une des fenêtres donnant ici, je vois deux marchants en train de se rincer l'œil d'un air lubrique. Je me précipite sous l'eau en ôtant mon manteau long et le pose sur ses épaules en la faisant pivoter pour qu'elle leur tourne le dos. Mon regard les fusille et ils passent leur route. Je me rends alors compte de la brutalité dont j'ai fait preuve et je m'éloigne alors d'elle en m'excusant:

"Les humains ne sont pas aussi purs que les Falmaris, Mademoiselle. Votre robe, ainsi mouillée, ne cache plus grand chose de vous et les pensés qui naissent dans l'esprit de mes semblables… Je souhaite que jamais elles ne deviennent réalité si vous n'être pas consentante."

Je dis n'importe quoi, j'en ai conscience, mon esprit s'embrouille et maintenant, c'est moi qui suit trempé. Je lui demande de me suivre vers l'intérieur et nous allons jusqu'à ma voiture où je la fait monter. Avant d'en faire de même, je passe ma main dans mes cheveux pour les essorer un peu, ça les mets en arrière, un peu comme si j'avais une nouvelle coupe. Je me mets au volant et démarre le moteur. Je quitte la ville basse en roulant lentement et je réfléchis à notre destination. Dois-je la déposer à la maison ou l'emmener à la mine ? Il faudrait qu'elle se change et prenne un douche aussi… Mince ! D'une voix douce, je demande:

"Je viens de me rendre compte que Camille était plus petite que vous, je n'ai pas de vêtements de femme à vous proposer. Préférer vous passer chez moi enfiler un chemise à moi ou voulez vous que nous allions maintenant nous occuper de remplir votre garde robe ?"

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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Mer 26 Sep - 22:11

Mon dieu. J’avais presque oublié comment c’était de sentir la pluie sur sa peau. La sentir ruisseler, inonder notre corps. Sentir la caresse du vent sur notre visage… Les yeux clos, les lèvres entrouvertes, le visage baigné d’une ivresse que je pensais ne plus jamais pouvoir connaître, je m’abandonne toute entière à cette bénédiction du ciel, mes cheveux flamboyants dégoulinants d’eau collés à mon dos. Je suis d’ailleurs tellement absorbée par la scène que je n’entends ni ne vois l’homme qui se dirige vers moi, et me retiens de pousser un cri de frayeur lorsque Eirnol posa son manteau sur mes épaules – pour une raison que j’ignorais, du moins pour l’instant, avait-il peur que j’attrape froid ? J’étais si bien là pourtant… - avant de me tourner et de me plaquer contre lui. Oubliée la pluie, oublié le vent. Oubliée la joie et le bonheur qui m’habitaient. Je suis à présent glacée de terreur et me retiens de trembler. Est-il si furieux contre moi ? Pourtant, je n’ai rien fait de mal. Je ne voulais rien faire de mal, je le jure…
Il doit d’ailleurs se rendre compte de mon émoi, puisqu’il me relâche soudainement pour s’écarter, l’air contrit. Et ce fut avec stupéfaction que j’écoutais ses paroles.


Les humains ne sont pas aussi purs que les Falmaris, Mademoiselle.

Que voulait-il donc dire ? Je sais bien que les humains ne le sont pas, et ils ne le seront d’ailleurs jamais. Comment une telle espèce pourrait-elle un jour espérer acquérir la même grâce, la même pureté, la même finesse que notre race ? Non, je ne suis pas en train de faire un discours xénophobique. Je me contente simplement d’énoncer des faits.
Ce n’est qu’à la suite de ses paroles que je me rends enfin compte de ce qu’il veut dire. Surprise, et surtout horriblement gênée de constater la « tenue » dans laquelle j’étais, je rabats vivement les pans de la veste qu’il venait de poser sur mes épaules contre ma poitrine, mon visage jusque là si pâle brusquement écarlate. D’un léger signe de tête, je le remercie, avant d’obéir à sa demande et de le suivre. Abandonnant à regret la cour trempée et la pluie battante d’au-dehors. Mais, alors que je me contente de le suivre silencieusement, un doute envahit mon esprit. Louable intention certes que de vouloir me soustraire aux regards indiscrets. Mais j’étais encore sous le choc de la brutalité dont il avait fait preuve. Etait-ce si horrible ? Avait-il eu honte de moi en me voyant dans cet état ? Plus vicieuse encore, une autre question me tracassait. Me rongeant de l’intérieur. Etait-ce la jalousie, ou un autre sentiment du même accabit qui l’avait fait agir ainsi ? Estimait-il que, à présent qu’il m’avait achetée – que j’ai peine à dire ces mots, je ne m’en remets toujours pas… - je n’appartenais qu’à lui et lui seul aurait le droit de profiter de moi ? Pourtant, il avait eu l’air si sincère tout à l’heure. Oh je ne sais pas, j’ignore tout de ce monde, de ce peuple, des hommes…
J’ai peur.

Dévorée par milles et un doutes, milles et une angoisses, je m’assoie finalement à ses côtés dans ce qu’ils appelaient apparemment une voiture. Je n’étais encore jamais montée dans une telle chose. Sauf si l’on exceptait « la chose » qui nous avait tous conduits jusqu’à Galway… Je frissonne rien que d’y penser. Le voyage avait était horrible. D’ailleurs, je ne me sens pas à l’aise dans cet engin. Je ne me sens pas à l’aise tout court en fait. Et cela doit sûrement se voir, vu l’air qui se peint sur mon visage et mes poignets que je ne cesse de tordre. Finalement, il fini par rompre le silence, en énonçant une simple constatation et en posant cette simple question. Me vêtir ? Je n’y avais même pas songé… Et je dois sûrement avoir oublié un tas de choses encore. J’hésite. Je ne sais quoi répondre. D’un côté, je me contente de peu. Mais je n’ai pas envie de paraître impolie ou quoi que ce soit. Cela peut vous sembler stupide, mais je préfère qu’il se fasse une bonne opinion de moi. Je n’ai vraiment pas envie de retourner là-bas, même si je ne suis pas vraiment enchantée de ce que l’avenir me réserve. Mais ce sera toujours mieux que de rester dans cette boutique.


- Peu m’importe, je ferais comme il vous plaira, ou comme vous me le demanderez… Murmurais-je en baissant les yeux, avant de détourner le regard, observant la ville défiler sous mes yeux, à travers la vitre du véhicule. Est-ce vraiment moi qui ai parlé ? J’en viens presque à avoir honte. Paraître courtoise, certes. Mais s’incliner de la sorte comme ça !

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MessageSujet: Re: Et par un matin pluvieux... [ Eirnol ]   Mer 26 Sep - 23:45

Eirnol réfléchissait à la question, ne s'attendant pas vraiment à ce que le jeune femme lui réponde puisqu'elle n'avait pas dit un mot depuis leur rencontre. Il ne savait pas s'il valait mieux qu'elle aille se changer chez lui où à la mine ou bien qu'ils aillent directement dans un magasin. Un son doux et mélodieux rompit la silence et le jeune homme fut soulager d'entendre la voix de la jeune femme. Elle ne lui donnait pas vraiment de réponse mais là n'était pas la question. Il ne put s'empêcher de dire:

"Votre voix est magnifique, je suis heureux que vous me permettiez de l'entendre, Mademoiselle."

Il hésita un instant à lui redemander son nom, maintenant qu'elle avait la langue déliée, mais il ne voulu pas insister. Il finit par lui dire qu'il devait appeler son travail avant de prendre une décision. Il mit alors en route son téléphone de voiture et bientôt, la voix de son assistant résonna dans l'habitacle. Celui-ci lui dit qu'il ne pouvait pas se passer de lui parce qu'il y avait eu un accident dans la mine et que justement il allait l'appeler. Deux Vampires étaient coincés dans une galerie. Le visage du jeune homme devint tout de suite très sérieux et soucieux. Il affirma qu'il arrivait tout de suite puis il raccrocha alors que son pied appuyait sur l'accélérateur. Deux Vampires coincés, c'était deux Maîtres potentiellement en colère et un accident dans la mine, c'était une mauvaise publicité. Il fallait débloquer la situation de toute urgence. Ne se rendant pas compte que sa manière de conduire pouvait effrayer la jeune fille, il s'engagea sur l'autoroute, se focalisant sur la route tout en lui parlant:

"Nous allons à Muileata, c'est une mine de diamant où travaillent les vampires pendant la journées. Elle m'appartient. Vous verrez, il y a un grand parc là-bas. J'y ai des vêtements de rechange, je vous prêterais une tenue et vous pourrez profiter du plein air pendant que je travaillerais. Je vous montrerais mon appartement ce soir et on fera les achats de vos vêtements plus tard... Je suis désolé…"

Ils arrivèrent devant la mine quelques minutes après et Eirnol freina assez brutalement, faisant déraper la voiture. Aussitôt, des hommes l'assaillirent pour lui annoncer la nouvelle qu'il connaissait déjà.

>> Muileata, Bureau du directeur

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