Muileata : Diamond Mine


 
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 Je reviens .. De loin.

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Aedan O'Reilly
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MessageSujet: Je reviens .. De loin.   Sam 15 Nov - 13:15

Aussi longtemps qu’il s’en souvenait, jamais moment n’a été si intense. Chaque minute, chaque seconde était un instant de bonheur, de joie qui le reprochait de ce lieu. Combien de fois, il avait imaginé de le vivre sans jamais y parvenir ? Beaucoup de fois, trop à son goût. Combien de rêve l’avait fait se réveiller en sursaut, et se dire qu’il était enfin chez lui. Le pire, se rendre compte que rien n’était vrai.
Mais enfin, enfin il pouvait vivre ce rêve, éveillé, toutes ces désillusions faisaient parti du passé. Plus jamais, il ne voulait se remémorer ces jours, ces nuits de déceptions. Car aujourd’hui Maitre Aedan O’Reilly était de retour chez lui, dans sa demeure ancestrale. Jour à marquer d’une croix blanche, oui, mais à quel prix …

Le paysage défilait devant ses yeux. Les bois, les plaines, les pâturages, il reconnaissait le moindre de ces hectares qui lui appartenaient. Tout, il avait enfin tout regagné, tout récupéré, tout ce qu’il lui avait été spolié. Le pire dans tout ça, c’était quand il avait appris qui était à l’origine de ce forfait. Un membre de son personnel, proche de lui, qui n’était autre que son secrétaire particulier. Cet homme avait essayé, mais avait échoué. Aedan n’était pas homme à laisser totalement la gestion de son patrimoine à une personne, même compétente. A la base, c’est ce qu’il était, toutefois l’appât du gain fut le plus fort.
En tant que businessman, il avait les yeux partout, sur tout. Rien ne lui échappait. De fil en aiguille, il démêlait cette sombre histoire et son fin mot. Contre toute attente, ce complot se dévoila bien néfaste qu’il ne l’avait imaginé au départ.
Outre son secrétaire, il s’était avéré qu’un membre de sa famille en était l’instigateur. Un cousin si éloigné qu’il n’en connaissait même pas la branche. Non seulement il en voulait à ses biens mais de plus à sa vie. Ce travail en sous-sol fut de longue haleine, épiant, écoutant, allant même chercher de l’aide d’un fin limier en la personne d’un vampire. Qui pouvait mieux faire son travail que cette créature. De plus il le faisait pour la liberté de sa condition. Par contre, ne voyant pas beaucoup de solution pour mettre à mal ces truands, il prit le parti de jouer les morts. Sachant qu’il pouvait perdre gros dans ce dernier recours, car ne présageait qu’il pouvait trouver la faille, O’Reilly s’acharna avec toute la volonté qu’il était capable. Cela faisait trop penser au « comte de Monté Cristo »

Enfin pour terminer ses pensées, les coupables furent pris, et emprisonné. Aedan retrouva la quasi totalité de sa fortune, et ses œuvres d’art que son secrétaire voulait monnayer. Il était décidé et prêt à retourner à sa vie d‘avant, et tout gérer par lui-même. Ce qui lui gâchait le plaisir, la manière dont il allait retrouver son manoir, ses gens. C’est à ce moment qu’il eut une pensée pour son Falmari, son petit Mü. Était-il toujours dans sa demeure ? Est-ce qu’il l’attendait ? IL n’en savait rien et cela faisait aussi parti de son appréhension.
La voiture avec chauffeur effectua un virage pour entrer dans une grande allée. Au loin, Aedan apercevait enfin la vieille, mais magnifique bâtisse de pierres nues. Ils tournèrent autour de la vaste fontaine centrale avant de s’arrêter devant la porte. Le maitre constata que le parc avait été entretenu, le devant aussi. Quand était-il de l’intérieur ?
Il s’avança vers l’entrée, monta les marches lentement pour bien se faire à l’idée qu’il était de retour. Il allait tendre la main pour tourner la poignée de la porte, quand celle-ci s’ouvrit à toute volée. Aedan regarda l’homme en face de lui, fort surpris. Il reconnut tout de suite son intendant. Malgré quelques rides, et de cheveux blancs de plus, Rohan n’avait pas vraiment changé. Son visage, d’abord pantois, s’illumina progressivement en fixant son maitre. Ses yeux s’embuèrent, mais il reprit vite de sa superbe et s’inclina respectueusement. Un flot de paroles s’ensuivit.

-Maitre O’Reilly quelle joie de vous revoir. C’est un vrai miracle, on n’y croyait plus …..

Aedan écoutait d’une oreille distraite. Même si cette joie était partagée, il prit conscience de ce qu’il venait de dire. « On » cela signifiait que tout le personnel était encore présent. Rohan laissa le passage au propriétaire pour qu’il puisse pénétrer dans le vaste hall. Il lui retira le manteau, et l’invita à le suivre dans le grand salon. Il savait qu’il irait directement dans cette partie de la maison. Aedan fit le tour de la pièce des yeux. Rien n’avait bougé, caque meubles, tableaux, bibelots étaient à sa place. Il en fut extrêmement soulagé. Quand était-il du reste, pensa t-il. Par crainte de la réponse, Aedan n’osa pas formuler la question qui le taraudait. Il marcha droit vers la cheminée ou l’attendait son fauteuil préféré. Il s’assit, caressa délicatement les accoudoirs. Son intendant le regarda faire, dans un silence révérencieux. Patiemment il attendait une parole, un ordre, n’importe quoi, mais surtout entendre la voix de Maitre O’Reilly.

-Est-ce que tout le monde est présent Rohan ? Je veux dire tous ceux qui logent ici.

La question était enfin sortie de sa bouche. Maintenant il allait savoir, car Rohan était quelqu’un de vrai, il ne pouvait lui mentir. Aedan osa lever le regard sur l’intendant, essayant de cacher sa crainte, même s’il savait que l’effort était vain. Cela faisait trop longtemps que le vieil homme le servait. La réponse tardait, il sut à cet instant que son pressentiment avait vu juste.

-Pas tout à fait maitre … Il manque une personne …. Le jeune Mü n’est plus ici. Vote ancien secrétaire l’a fait ramener chez le fleuriste. Apparemment il ne supportait pas de l’avoir devant lui. Je crois qu’à travers lui il vous voyait, maitre.

Aedan ferma les yeux à cette annonce. Ce qu’il redoutait, était arrivé. Comment avait-il pu être si cruel envers un jeune Falmari innocent. Lui qui n’avait rien à voir avec lui, ni avec ce qu’il se tramait. C’était une injustice qu’il ne pouvait tolérer. A cette heure Mü devait déjà avoir trouvé un nouveau maitre, bon, c'est tout ce qu'il espérait pour lui. Une sourde colère l’envahit. Son poing frappa durement un accoudoir. Il aurait dû rester avec lui, il était à lui, SON petit Falmari. D’un bond, il se leva sans un mot, marcha jusqu’au grand escalier central et monta. Au premier étage il se précipita directement vers la petite chambre de Mü. Une fois entré, il inspecta le lieu, vide de tout locataire. Qu’est-ce qu’il espérait ? Que Rohan se trompe, qu’il ne l’avait pas vu revenir en douce ? Non, il n’y avait plus rien à faire, Mû ne reviendrait plus.
Il s’assit sur le lit moelleux rempli de couvertures douillettes. Délicatement il passa une main sur le duvet, comme pour sentir sa présence. Brusquement il prit son oreiller dans ses mains et le porta à son visage. Il voulait en respirer l’odeur, SON odeur. Mais celle-ci avait disparu depuis bien longtemps. Affligé et sombre, il quitta précipitamment la pièce, dévala les escaliers pour se hâter à l’extérieur du manoir, sous le regard ahuri de Rohan.
Il savait où aller, il y a une chose qui pourrait avoir encore son odeur. Dans la grande serre, un beau cerisier japonais se morfondait de son petit être. Il prit la petite allée qui le conduisait à la serre. Il prit le temps de flâner dans les haies qui la bordaient.

Quand un mouvement près de la grille lui fit tourner la tête. Il s’arrêta net, interdit, se demandant s’il ne perdait pas l’esprit. Si la folie le guettait dans l’ombre.
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Mü El'Katram
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Sam 15 Nov - 21:24

Une petite main blanche s’enroula délicatement autour d’un barreau alors deux grands yeux mauves se levèrent vers la bâtisse…

Mü était sortit aujourd’hui, comme tout les jours. Une promenade quotidienne qui, longue ou courte, devait se faire sans quoi, la fatigue s’abattait sur ses épaules frêles. Il aimait beaucoup Yria et la maîtresse mais il étouffait dans la demeure. Est-ce parce que pendant quelques temps il avait fait un réel retour à la nature ? Que pendants plusieurs jours il n’avait vécu que de soleil, d’eau et de ce que ses racines pouvaient tirer de la terre ? Ou parce qu’il n’arrivait pas à se sentir chez lui dans la maison de Rhydaë ? Un peu des deux. Rester entre quatre murs trop longtemps l’étouffait et ressentir la nature autour de lui devenait, on peut presque dire, vital. Pourtant il appréciait énormément les deux jeunes femmes, elles étaient accueillante, agréable et même si Yria lui restait troublante il l’a chouchouté presque. Enfin…
Il sortait car il en avait besoin. Il demandait toujours l’autorisation pour sortir du jardin et partait pour un temps incertain, se laissant uniquement guidé par le bon vouloir de ses pieds. Le falmari blond vagabondait alors de gauche à droite prenant tout de même garde à éviter les foules, les lieux trop sombres et même les voitures. Il recherchait un peu la fraicheur, un peu de vent, un peu d’air…

En ce jour, la marche silencieuse de Mü l’avait menait bien plus loin que d’habitude. Il ne faisait jamais attention où il allait et il se perdait facilement. Sa curiosité enfantine s’était endormie depuis son retour au fleuriste mais il restait toujours curieux. Son regard qui parfois fixe parfois vagabond entrainait ses pieds. Heureusement, il avait jusqu’ici toujours retrouvé son chemin. Certes, Mü avait retenue la leçon pour la voiture pourtant il aurait put naïvement suivre quelqu’un peu recommandable sans s’en apercevoir.

Les maisons avaient défilé ainsi que les arbres. Après un temps plus long qu’à l’accoutumée Mü s’était arrêté pour faire demi tour. A cet instant quelques choses avaient accroché son regard toujours curieux bien qu’un voile triste le ternissait. Deux petits oiseaux se chamaillant dans un arbre. Mü les regardait, nostalgique. Chez Maître O’Reilly, dans le parc pour être plus précis il y avait toujours des oiseaux, il y avait surtout un oiseau. Cet oiseau qu’il pouvait attirer sans aucun problème qui était devenu un petit compagnon de jeu, il avait toujours cherché à l’amener au maître mais il n’y arrivait pas. L’oiseau ne voulait pas. Maintenant il ne pourrait plus se chamailler avec le volatile, il n’arriverait plus jamais à l’approcher du maître. Il n’y avait plus de Maître O’Reilly, il n’y avait plus d’oiseau… A cette pensée le petit falmari avait ressenti l’habituelle sensation de vide au centre de sa poitrine. Cette sensation qui le prenait souvent et qui le laissé perdu. Le regard embué il avait grimpé dans l’arbre, s’était niché tout contre le tronc. Il partait se promener aussi pour trouver un peu de solitude, un peu de réconfort contre un arbre quelconque qui voudrait bien lui servir de substitue.

Du haut de l’arbre son regard avait vagabond sans vraiment voir le paysage autour de lui. Jusqu’à ce que quelque chose de familier attire son attention. Sa main se crispa sur une branche alors qu’un frisson remontait le long de son dos. Là bas c’était…Ca ne pouvait être que…
Il se laissa alors descendre de branche en branche et une fois au sol il s’était dirigeait le plus rapidement possible vers l’immense demeure.

En silence il s’était approché de la grille. Là, c’était chez son maître O’Reilly, c’était l’endroit qui avait été son monde. C’est alors qu’il avait posé sa main autour d’un barreau. Ses yeux mauves s’étaient alors levés craintivement vers la bâtisse. Ce n’était plus la maison de maître O’Reilly ce n’était plus sa maison. Le vide s’agrandissait dans sa faible poitrine. Qui habitait ici maintenant ? Est-ce que tout le monde était parti ? Pourtant tout semblait comme avant. Se trouvait derrière le mauvais coté de la grille lui semblait juste une erreur. Il avait envi de rentrer, de passer les portes. Il voulait pouvoir demander au Vieux Monsieur où se trouvait son maître. Il voulait courir vers cet homme disparut et l’entraîné jusqu’à la serre pour se détendre contre le cerisier. Son arbre se trouvait-il encore dans ce lieux si agréable où il avait tant aimé se prélassé ?
Ses yeux se baissèrent soumis au destin. A ce destin qui ne voulait plus le voir de l’autre coté de cette grille. Ses yeux, il les savaient anormalement humide, beaucoup trop tristes, beaucoup trop ternes, lui-même n’arrivait plus a reconnaître son regard.
Il fallait qu’il parte. Il ne devait pas être ici. Qui sait qui pouvait habiter ces lieux à présent. Tout ceci lui faisait trop mal. Il avait l’impression qu’il allait sombrer dans le froid emplissant sa poitrine.

Il se recula pour fuir le lieu, loin d’ici pour oublier et ne plus souffrir… pourtant…Pourtant sa main restait désespérément accroché, symbolisant ses pensées les plus profondes. Elle restât là, serrant le métal froid qui a cet instant lui paressait si chaud. Son regard se posa sur elle avant de se relever lentement. Son cœur sembla s’arrêter une fois. Le vide s’installa dans son esprit, seul persistait l’image de cette homme toujours vêtu de noir et de blanc, de ces cheveux longs et noirs, de ces yeux qu’il aimait tant. L’image de cet homme qui se tenait présent dans la cour… Son cœur percutât son corps se mêlant à un sanglot déchirant sa poitrine glacé. Sa main s’arracha du barreau et se serra contre son torse accompagnant ses pas en arrières. Il ne fallait pas qu’il reste. Il ne fallait pas ! Il voyait des choses. Il voyait son maître au milieu de cet endroit inchangé. C’était impossible… simplement impossible. Il fallait qu’il parte, qu’il arrête de regarder ces choses qui lui lacéraient le corps et qui faisaient couler ces larmes de gel sur ses joues trop blanches. Tout çà était trop loin…

Pourtant, il restait là sa main tremblante enserrant le tissu rouge. Son regard se releva une nouvelle fois, retombant sur son maître O’Reilly. Ce n’était qu’une image, qu’un simple espoir de son esprit embrumé.


- Maître…

Un mirage de celui qu’il avait toujours appelé dans toutes ses peurs et dans ses maigres joies. Un mirage de l’homme qu’il voulait simplement revoir…

- Maître O’Reilly.

Il fallait qu’il parte…
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Aedan O'Reilly
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Mar 25 Nov - 23:49

Si le temps pouvait s'arrêter tout simplement, il lui en serait grandement reconnaissant. Juste un instant pour y croire réellement. Rêver et ne plus se réveiller. Aedan avait l'impression que son cœur allait exploser. Il ne comprenait pas pourquoi il voyait, son petit Mü à cette grille. Cela ne pouvait n'être qu'un mirage. Mü devait appartenir à quelqu'un d'autre, ce n'était pas un Falmari, ordinaire, à rester seul très longtemps. Cette idée amena un pincement au cœur à l'ancien maitre. Mü n'était plus à lui, Mü ne faisait plus partit de sa vie. Il avait du mal à accepter cette vérité et maudissait tout autant son ancien secrétaire. De se fait, il était revenu pour se venger de tous ceux qui avaient fait de sa vie un enfer. Bien que sa réussite fût à son comble, il avait gardé l'espoir de retrouver tout intact à son retour. Judicieusement, il avait récupéré la majeur partie de son patrimoine, il lui manquait la seule personne qu'il désiré auprès de lui, son Falmari. Par la faute de cet âme damné, il n'avait plus son bien le plus précieux, plus que sa propre liberté.

C'est avec un soupir las qu'il se détourna de cette image idyllique. Aedan ne cherchait pas à s'enliser dans ces néfastes chimères. Seulement, le fait de revoir ce fragile être devint plus fort. Se désespoir et d'amertume, son regard se tourna de nouveau vers cette prison qui n'en était pas une. L'apparition était toujours là, sa petite main frêle avait quitté la grille pour venir contre son vêtement. Cette image lui rappela sa façon gracile d'être, et sa timidité apparente. Combien de fois il avait remarqué ce geste à la fois charmant et qui pouvait le mettre mal à l'aise face à lui ? Beaucoup et maintenant pas assez. Le rouge lui allait bien, bien qu'il ait choisi une autre couleur pour lui, plus reconnaissable à son cher arbre fleuri. Son regard violet, toujours aussi intense, le fixait obstinément. C'était bien ce qu'il avait imaginé de leur retrouvailles, si cela avait été possible. Est-ce qu'il le voyait vraiment, ou regardait autre que lui ? Cette vision, que cherchait-elle à lui faire comprendre ?

C'était si réel qu'il y cru, l'espace de quelque seconde. Sans savoir pourquoi, ses pieds allèrent dans sa direction. L'ancien maitre constaterait par lui-même qu'il divaguait. Peut être qu'après cela il en ferait son deuil et reprendre tout à zéro. Comme si cela était possible. Ses jambes continuèrent dans leur lancée. Plus il se rapprochait et plus il le découvrait. Ce n'était pas normal, généralement quand on s'approchait d'un mirage, celui-ci s'évaporait. Sauf que là, il le distinguait de mieux en mieux. Ces yeux magnifiques, les traits fins de son visage, son petit corps svelte qui grimpait si bien les arbres. Il n’y avait qu’une chose qu’il aurait souhaité, entendre sa voix. Celle-ci si douce et mélodieuse avait déjà eu un mal fou à sortir quand ils se sont connus. Comment l’oublier, comment ne pas en redemander encore une fois, juste une.

Quand enfin il arriva à la grille, O’Reilly devait bien s’avouer qu’il ne s’agissait pas d’une vision. Mü était là, devant lui. Par précaution, il regarda à droite, à gauche, pas de maitre en vue. Sans crier gare, il tendit la main. Peut être que cette image volatiliserait dans un nuage fin et blanc.
Mais ces doigts rencontrèrent la petite main serrée du Mü sur son vêtement. Pas de dissipation sur l’instant, Mü était vraiment matérialisé derrière cette grille infâme. Aedan écarquilla les yeux sous l’effet de la surprise. Il prononça la première chose qui lui vint à l’esprit, dans un murmure.

-Mü ?! …

La main du Maitre serra celle du Falmari, n‘osant encore y croire. Son regard ne quittait pas ce visage si beau, presque irréel. Tout cela était si étrange. C’est avec une voix emplit d’émotion qu’il prit la parole.

-Je suis très heureux de te revoir Mü …

Que dire ? Comment lui faire savoir qu’il regrettait amèrement ce qu’il s’était passé ? Pour la première fois, Aedan était dépassé par les événements. S’il se comportait avec acharnement dans le monde des affaires, dans la volonté de la réussite, il en était différemment en présence de ce Falmari. Combien de fois cela s’est-il produit depuis qu’il l’avait acheté chez le fleuriste ? De nombreuses fois, sans jamais le regretter en ce qui concerne son achat. Peu enclin dans la sociabilité, Aedan s’était employé à être autrement, grâce à cette présence. Il avait appris beaucoup, mais toujours pas assez. Il s’était passé quelque chose entre eux, une chose très forte. Le protéger était devenu son seul but. Malheureusement, il avait échoué dans cette tâche, lamentablement. Mü n’était plus sien.

Il y avait beaucoup de questions qui lui passaient par la tête. Il désirait tout savoir, tout connaitre de sa nouvelle vie. Sachant pertinemment que des réponses pourraient lui faire du mal, il ne voulait pas trop demander, pas celles-là. L’ancien maitre les poserait quoi qui lui en coute.
N’y tenant plus, il se recula en lâchant cette petite main frêle. Très rapidement, il longea la grille, tout en gardant bien les yeux sur cette silhouette qui s’éloignait. IL avait trop peur que celui-ci parte, se méprenant sur son geste. Le maitre des lieux ouvrit l’immense prote en fer forgée et sortit à l’extérieur. Marchant à grandes enjambées il se retrouva devant Mü. Ses bras l’entourèrent sans problème, le serrèrent délicatement contre lui. L’émotion était très intense chez Aedan. Quand enfin il le libéra c’est pour garder ses mains sur ses épaules, ne désirant pas le laisser partir trop loin de lui.

-Es-tu heureux ? Comment vas-tu ? … As-tu un Maitre, demanda-t-il avec une certaine hésitation dans la voix.
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Mü El'Katram
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Mer 3 Déc - 21:49

Partir…Il devait partir…Mais il n’y arrivait pas.

Plus l’illusion de son maître approchait, plus le cœur de Mü s’affolait. Sa respiration se saccadait. Ses poumons glacés partaient dans une danse folle. Sa poitrine se gonflait craquelant douloureusement le givre qui l’entourait. Il avait l’impression que son corps allait se briser, partir en fumé et disparaître dans un frisson.
Son esprit lui hurlait de reculer, de partir, mais son corps et ses espoirs refusaient de se détourner. Son cœur continuait de s’affoler, l’homme de ses espérances semblait se tenir juste derrière les barreaux. Il regardait a gauche et a droite. Mü, lui, ne le lâchait pas de se grands yeux embués. Son pied daigna alors reculer pour prendre la fuite mais une fois encore ses mains stoppèrent son mouvement. Une douce chaleur enveloppé sa main frissonnante. Cette main qui lui sembla si petite dans celle de l’homme, ce touché, chaud et agréable. Il se rendit soudainement compte que cette main si grande qui enlaçait la sienne était celle de son maître O’Reilly. Sa respiration s’arrêtât, ses poumons cessèrent leurs danses folles comme pour pouvoir appréciait la chaleur tant recherchait.

Un doux son vint stopper le grésillement qui avait emporté son cerveau. Son propre prénom, petite syllabe prononcé par la voix grave. Juste ce mot, ce son, lui fit comprendre que c’était bel et bien son maître O’Reilly face à lui. Rien ne réagit chez Mü quand une parole suivit. Ses yeux continuaient de le fixer, la bouche entre ouverte, les joues rougis. Ici, il était ici…

La main le lâcha et le froid revint immédiatement. Sa respiration repartie, elle s’accéléra à nouveau et seul le regard planté dans le sien l’empêchait de partir en courant. Pourquoi voulait-il tant s’enfuir alors qu’il venait de se rendre compte que son maître était en vie ? Est-ce parce qu’il avait…peur ? Une peur dont il ne savait pas les causes ? La peur de voir ce maître partir comme de le voir s’approcher ? Il ne comprenait pas, alors il restait là, frigorifié dans un froid qui n’existait pas. Son cœur meurtri faisait résonner sa mélodie glacé. Ca faisait mal…

Le maître passait le portail et quand il se dirigea vers lui, il entendit la chanson du petit muscle diminuer comme si c’était la distance entre l’homme et lui qui en battait le rythme. Les yeux de son maître ne quittaient pas les siens. Les siens un peu craintif et apeuré, dont le voile de tristesse n’avait pas disparut bien qu’une joie inquiète brillait au fond de ses pupilles.
Deux bras se tendirent et le serrèrent contre un buste large. L’odeur de son maître vint l’englober. Elle passa sa gorge pour descendre réchauffer sa petite poitrine. C’était si bon, si familier…
Bien que ses bras restèrent ballant, ses yeux se fermèrent. Il se sentait si bien, à sa place, là…La furie de son cœur s’était calmée le laissant fatigué. Il aurait put s’endormir contre le torse ferme tellement la simple chaleur de son maître faisait disparaître ses soucis. Tout semblait comme avant…
Une plainte s’échappa de ses lèvres alors qu’il se sentait arraché à l’étreinte. Ses mains vives s’élancèrent sans qu’il ne puisse les contenir. Elles se refermèrent sur le haut de l’homme, tremblantes mais ferme.

Il entendit les questions du maître mais il ne pensa a y répondre. Ses dents s’attaquèrent à sa lèvre inferieur qui rougie immédiatement sous le traitement. Son regard tremblant ne quittait pas le visage du brun bien qu’il lui apparut flou. Les larmes s’accumulaient dans ses yeux…


- Je…Je…

Soudainement il sentit un poids invisible s’abattre sur ses épaules, l’incertitude, l’incompréhension mais surtout l’ignorance. Cette ignorance qui le poursuivait depuis sa naissance, à laquelle il n’avait jamais prit garde avant la soi-disant mort de son maître. Cette ignorance qui l’avait enchaîné, le laissant un bon nombre de fois perdu et désorienté. Les événements lui arrivèrent à la chaîne sans qu’il ne puisse respirer. Il avait vécu en quelque temps plus de choses que dans toutes ses années de vie. Il avait connu la perte d’un être cher, le fait d’être malmené, un enlèvement, un accident, une vie caché, un retour a la nature, une attaque et une nouvelle vie… A présent…A présent que tout semblait s’être un peu calmé son maître O’Reilly, l’homme dont il n’avait jamais fait le deuil, réapparaissait… Ce sentiment d’ignorance revenait à la charge, il l’avait un peu écarté mais là face a ce visage il ne pouvait pas l’éviter. Rien n’avait changé ici… Il ne savait rien… Il ne comprenait rien…Il n’en pouvait plus…

Mü s’arracha à la poigne de son maître avec un mouvement pour s’enfuir mais…Ses mains… Alors il préféra faire ce qu’elles désiraient et de ne pas écouter son esprit qui voulait la fuite… Il se serra donc contre son maître pour respirer à nouveau son odeur. Sa voix se fit entendre, rempli de la détresse qui volait ses pensées depuis la mort de l’homme…


- Vous étiez mort. Il m’a dit que vous étiez mort…Je…. Je l’ai crus…Je…Je ne comprends plus rien !

Sa main se resserra sur le tissu sous sa paume. Silencieuses, les larmes dévalèrent ses joues alors que ses paroles se précipitaient…

- Pourquoi je ne comprends jamais ce qui se passe ? Pourquoi je ne comprends jamais ce qu’on veut de moi ? Pourquoi rien ne semble avoir changé ici ? Pourquoi… Pourquoi j’ai si mal ?

Il enfuit son visage contre le torse du maître O’Reilly, ne voulant pas qu’il le regarde… A moitié étouffée sa voix fit entendre encore aussi tremblante que son corps…

- Je n’en peu plus… J’ai si froid…
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Aedan O'Reilly
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Ven 12 Déc - 17:44

Rien ne pouvait plus le détacher de ce petit corps frêle et tremblant. Jamais, il n'aurait pu penser le quitter un jour … Et pourtant ? Oui, c'est lui qui s'en était allé, laissant sa demeure à l'homme le plus vil que la terre est porté. Mais perdre Mü, jamais il n'aurait songé à cette éventualité. Bien qu'il l'ai laissé aux bons soins de Rohan, cela n'avait pas suffit. Que pouvait faire un vieil homme devant un escroc de la pire espèce? Pas grand-chose, et il avait perdu le seul vampire qui aurait pu lui venir en aide.
Aedan s'en voulait, il souhaitait se punir pour se manque de raisonnements. Quand il regardait au fond de lui, la punition était déjà de taille insupportable. Perdre Mü était abominable. La seule chose qu'on lui octroyait … Garder Mü contre lui quelque instant, juste un moment. Ensuite, Il s'éloignerait loin vers son nouveau Maitre, vers une personne qui ne sait pas la chance qu'il a de posséder un être aussi gracile et plaisant, autant que séduisant. Maitre O'Reilly en voulait à tous ceux qui l'avaient séparé de lui, tous ceux qui côtoyaient dorénavant son ancien Falmari. Que d'injustice, de vilénies dans leurs vies respectives, malgré cela, ils se devaient de continuer. Mais continuer quoi? Pour Aedan se serait le monde des affaires et rien d'autre, pour Mü … S'occuper de son nouveau Maitre.
D'ailleurs, s'il était ici en toute liberté, c'était la preuve qu'il n'était plus seul. Et O'Reilly enrageait dix fois plus, mille fois davantage contre lui-même. Du temps, tout ce qu'il lu avait manqué, c'était du temps.

Aedan sentit ses petites mains s'agripper à lui, , serrer ces vêtements. Son regard se perdit dans ses prunelles violines embuées de larmes à vous fendre le cœur en deux. Tant de détresse se lisait dans son regard, et traverser son corps frémissant. Dire que tout cela était de sa faute. Si seulement il avait le pouvoir de tout changer, de revenir en arrière. Avec tous les éléments en sa possession, l'avenir ne serait pas celui-ci. Non plus rien ne pourra changer cela, rien ne les réunira à nouveau … A part …

Pour le moment ce n'était pas la question, Mü connaissait bien des tourments. A le voir ainsi, il n'était pas difficile de comprendre qu'il ne saisissait rien au retour de son ancien maitre. Il y avait tant de chose à dire, tant d'invraisemblance qu'il ne savait par ou commencer, et le croirait-il?
A aucun moment il n'aurait pu prévoir ce qui allait venir. Mü essayant de se détacher de ses bras, un bref sursaut de mécontentement avant de revenir contre son corps. Que s'est-il passé dans sa tête? Le détestait-il au point de le repousser brutalement? Il avait de quoi en arriver là, le rejeter serait la meilleure solution, et avancerait dans leur existence. Alors pourquoi cette idée lui faisait mal dans sa poitrine? Pourquoi il le serrait à l'étouffer? Il sentait si bon la fleur de cerisier, il ne l'oublierait jamais. Chaque fois qu'il retournerait dans la serre, il irait voir son arbre, comme on va se recueillir devant un autel.

- Vous étiez mort. Il m’a dit que vous étiez mort…Je…. Je l’ai crus…Je…Je ne comprends plus rien !

Mon dieu, comment ont-ils pu dire une chose aussi affreuse à un être aussi fragile que délicat … Comme il aimerait les avoir devant lui et en finir une bonne fois pour toute. La mort serait encore trop douce pour eux, ils souffriront comme ils l'ont fait pour Mü. Les bras de maitre O'Reilly glissaient sur son corps pour lui donner un peu de sa chaleur. Que faire quand on se sent responsable de tout ce gâchis et que l'on aimerait éteindre les souffrances de la personne qui vous est chère. Qui a la solution, pour le moment certainement pas Aedan.

- Pourquoi je ne comprends jamais ce qui se passe ? Pourquoi je ne comprends jamais ce qu’on veut de moi ? Pourquoi rien ne semble avoir changé ici ? Pourquoi… Pourquoi j’ai si mal ? … Je n’en peu plus… J’ai si froid…

Il n'en pouvait plus de le voir comme cela. Il passa une main dans les cheveux clairs de Mü, pendant que l'autre l'immobilisait contre lui.

-Mü, je suis désolé, tout est de ma faute. Mais vient, vient à l'intérieur pour te réchauffer. Rohan nous fera un bon chocolat chaud. Mais j'ai surtout envi de t'expliquer ce qu'il s'est passé. Sache seulement que personne dans mon manoir n'était au courant de ce qu'il allait se passer. Je n'avais pas le droit de divulguer cette information, au risque de tout faire capoter.

Aedan le prit doucement par les épaules et l'emmena vers sa demeure. Ils marchèrent lentement, Mû étant de petite stature, mais il était si léger, non, Aérien plutôt. Sur le pas de la porte, un Rohan inquiet, qui leur libéra le passage dès qu'ils montèrent les marches du perron.

-Nous allons dans le salon, Rohan, un bon feu et du chocolat chaud, s'il vous plait.

Le vieil homme partit, ils allèrent dans la partie que le maitre aimait par-dessus tout, le salon. Il assit Mü sur le grand divan et se plaça à son coté. Se calant contre les cousins moelleux, il ne put s'empêcher de prendre, une nouvelle fois, le jeune falmari aux yeux violets, dans ses bras.

-Si tu savais à quel point je regrette de ne plus t'avoir auprès de moi. Je donnerais tout pour te récupérer, si cela pouvait être possible.
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Mü El'Katram
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Dim 14 Déc - 21:46

Mü gardait les yeux fermés, le visage enfoui contre son maître. Une de ses mains continuait de serrer le haut de l’homme alors que l’autre avait légèrement bougeait pour pouvoir l’entourer. Les bras de son maître l’étouffait, le serrait contre lui. Il aimait ce geste. Il avait besoin de ce geste. Il avait envi de se fondre dans l’homme. Il avait envi que rien ne puisse l’en défère. Il avait envi d’être à lui…
La chaleur de son maître repoussa le froid qui l’avait prit mais la crainte continuait de se balancer dans son ventre. Le petit falmari tentait de l’oublier mais son ignorance et sa peur s’amusait la a faire remonter à la surface. Il n’en pouvait plus, vraiment plus. Il avait besoin de comprendre. Il avait besoin que tout ce finisse… Mais même s’il avait l’impression que le bien être se trouvait juste contre lui, çà crainte continuait de lui murmurer « Ce n’est pas fini…ça continuera… ». Qu’elle se taise ! Il voulait juste espérer ! Ne le pouvait-il donc pas ?! Il le voulait, il espérait il en avait le droit… « Ce n’est pas fini…çà continuera….encore et bien pire… » Tais-toi ! « Tu ne sais rien… » TAIS-TOI !
Sa crainte s’effaça sous la caresse du maître. Mü en ouvrit ses yeux encore tremblants pour mieux les fermer un peu plus sereinement. Tu vois ? C’est bientôt fini. Le maître va m’expliquer. C’est bientôt fini… fini… « Encore et bien pire… » Tais-toi….Je ne t’entend pas…

Le falmari se décolla à contre cœur de l’homme. N’écoutant plus les paroles pessimistes de son esprit. Tout irait mieux à présent. Tout irait mieux car l’homme qui comptait le plus à son cœur le tenait par les épaules. Tout irait mieux car il allait à nouveau rentrer dans cette si grande demeure. Tout irait mieux car maintenant il saurait. Il saurait…au moins un peu…
Ses bras restaient tenus contre son propre torse, témoin de son combat intérieur. Son visage restait baissé, encore incertain. De son poing il essuya ses yeux humides alors que ses pieds fatigués montaient les marches. Il aperçut alors Rohan aussi connu plus naïvement sous le surnom de Monsieur Chocolat, Mü s’étant découvert incapable de prononcer correctement le nom de l’homme. Il tentât un petit signe de main et un petit sourire tés maladroit eu beaucoup de mal à lui étirer les lèvres. Il aimait beaucoup cet homme, son attitude envers le maître l’avait toujours amusé. Bien souvent, le petit falmari s’était amusé à refaire des petites courbettes a son maîtres. Il mimait certaines actions de l’homme avec un sourire mutin. Cà lui avait beaucoup plus de jouer au petit domestique, allant jusqu’à piquer des plats ou la boisson a un serviteur de son maître pour le lui apporter de lui-même, quémandant une papouille en récompense. Maintenant çà lui paraissait bien loin tout çà même s’il avait envi que tout çà reprenne dés demain…

Mü se laissa sagement asseoir sur le canapé. Il aimait cette pièce car le maître O’Reilly l’aimait. Car c’était ici qu’on pouvait le trouver et que c’était ici qu’il avait passé les temps les plus doux. Il se laissa aller à l’étreinte… « Ce n’est pas fini…ça continuera… » La voix de son maître résonna en échos a celle de sa crainte. Il se releva brusquement, il ne s’arracha pas aux bras de son maître mais s’écartât assez pour pouvoir regarder le visage de l’homme. Son regard perdu et douloureux rencontrât celui de son maître.


« Mais… »

Il leva sa main qui se trouvait sur le torse de l’homme. Et malgré le tremblement plus que visible il fit glisser se doits sur la joues de l’homme.

« J’ai tant pensé à vous. Toujours, tout le temps, je ne voulais que vous. Vous m’avez tant manqué. Ca m’a fait mal, si mal. ….. Alors je vous en pris, je vous en supplie, ne dite pas que je ne vous appartiens plus. Ne dite pas que c’est impossible, qu’on ne pourra plus être ensemble…Car moi, je…je… »

Il retira la main du visage de son maître et se frotta les yeux avec le poing.

« Moi…Moi je vous appartient toujours. Je vous ais toujours appartenu et même si…même si…Je vous en pris ne redite pas que c’est impossible… Je ne veux pas que ce soit impossible. Je veux vous appartenir de…dans tout les sens du terme. Je ne sais pas si je m’exprime bien mais je… je… Je veux êtres à vous…»

Sa tète s’était baissé et il avait ramené ses bras contre sa petite poitrine encore froide.

« J’aimerais savoir s’il vous plait, pourquoi tous s’est produit. Pourquoi je ne suis plus du bon coté du mur de votre demeure… Je vous en supplie car çà, je n’en peux vraiment plus…»
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Lun 29 Déc - 14:28

Jamais il n'avait éprouvé une telle tendresse pour qui que se soit. Cette petite main fine, touchant sa joue, savait l’émouvoir bien plus qu'il ne le pensait. Son cœur rata un battement devant tant de plénitude. Si seulement cela pouvait durer. Mais Aedan ne se voilait pas la face, tout ceci s'arrêterait bien rapidement. Ces mots le faisaient souffrir autant qu'à Mü et tout ça parce qu'il n'avait pas su gérer ce qui lui appartenait. Ces affaires en avaient eu à départir des vils proches, mais Mü plus que n'importe qui. Jamais il ne pourrait se le pardonner, jamais il ne pourrait revenir en arrière.
Son ancien maitre ne pourrait pas lui mentir, il ne le pouvait, mais aussi il n'en avait pas le droit. Il devait comprendre que plus rien ne serait comme avant, pour les années à venir. Tant de douleur dans son regard, tant d'incertitude que d'incompréhension. Il ne désirait pas le voir pleurer, il aurait préféré, de loin lui, donner le sourire. Qu'il reste chez lui bon sang, qu'il ne le quitte plus pour rien au monde. Si ce maitre ne l'avait pas racheté, il aurait parcourus ciel et terre pour le reprendre avec lui. Mais celui-ci avait été très prompte à le trouver chez le fleuriste, il l'avait devancé. Une erreur de plus à son actif.

-Crois bien que je suis désolé Mü. Crois-moi quand je te dis que je veux te reprendre avec moi. S’il n'y avait pas ton nouveau maitre, tu serais à moi, encore et pour toujours.

Aedan ne s'était pas douté que se serait si difficile. Parler de cela lui enfonçait un poignard au plus profond de son être. Il caressa à son tour la joue de son petit Mü. Par ce geste il voulait aussi se donner une certaine contenance. Il soupira, car rien n'y faisait.
Le visage d'O'Reilly prit une autre expression quand il entendit les paroles de Mü, de tristesse, il passa à l’étonnement absolu. Il devait se tromper, il ne pouvait être totalement à lui. Peut être que les mauvaises pensées d'Aedan avait fait le reste. Lui-même éprouvait beaucoup de chose pour son ancien Falmari, depuis le début d'ailleurs, dès qu'il l'avait vu chez le fleuriste.
Sans jamais aller jusque là, il s'était dit qu'avec le temps il pourrait ….
Il secoua la tête négativement, tout ça était bien loin, il n'avait pas le droit de le toucher. Et pourtant, il était là, contre lui, implorant. Ses petits doigts serrés essuyant ses larmes, lui donnaient un air si enfantin. Le tenant contre lui, Aedan ne doutait qu’il en était rien, le corps de Mü était celui d’un être de son âge.
Le moment était aussi venu de lui dire la vérité, et elle n’était pas jolie à entendre.

-Il y a quelque temps, je sus par un serviteur d’un de mes lointains cousins, que celui-ci avait des difficultés financières énormes. Il m’apprit qu’il avait l’intention de faire main basse sur mes biens. Il avait réussi à mettre mon secrétaire particulier dans sa poche, car lui aussi avait besoin d’argent et aimait beaucoup cela. Je ne le crus pas immédiatement, puisqu’il venait d’une autre maison, de plus celle d’un être vil.
Avec l’aide de ce secrétaire, ils commencèrent à détourner de l’argent. Cela ne leur suffisait pas, je devais mourir pour qu’il hérite de tout, étant le seul parent encore en vie qui me restait.


Il fit une courte pause, cherchant à capter le regard de Mü, Aedan prit son petit visage entre ses mains et le fixa droit dans les yeux. Il ne devait pas avoir de mensonges, ni de doutes. Mû avait le tâche de comprendre cela dans ses yeux.

-J’avais acheté un vampire pour que celui-ci garde le manoir. Il était assez professionnel dans ce genre de travail. Seulement j’avais omis un détail … Moi. Trop occupé à essayer de les contrer, on a attenté à plusieurs reprises à ma vie.
Un de mes proches collaborateurs et avocat, eut l’idée de me faire « mourir »pour mieux les avoir au tournant. Cela marcha à merveille, et sans trop de casse, ni de blessés. Mais c’est en revenant au manoir que j’appris la triste nouvelle de la bouche de Rohan. Tout ça parce que tu étais très proche de moi et il ne pouvait pas supporter ta présence dans la demeure. Rohan dit que c’est mon ancien secrétaire qu’il la mit au courant de notre rapprochement, il avait certainement de la jalousie envers toi.


Le front d’O’Reilly se posa délicatement sur celui de Mü. Lui transmettre un temps soit peu de sa force pour qu’il puisse aller de l’avant … Sans lui. Mais qui le fera pour sa personne ?

-Je n’aurais jamais pu me séparer de toi. Je ne t’aurais jamais laissé partir, pas sans moi. Dieu que je m’en veux de ne pas t’avoir emmené avec moi. Je pensais que tu étais en sécurité au manoir. C’est de ma faute si j’ai trop montré de possessivité vis-à-vis de toi. Cela se voyait, cela m’a changé et il le sut.

Les mains d’Aedan le quittèrent, ses bras entourèrent ce corps fin avec force. Sa tête vint se nicher dans le cou du jeune Falmari. Il huma son parfum, pour le garder en mémoire, seule manière d’avoir un souvenir de lui. Ses lèvres caressèrent cette peau tendre et gracieuse, un souvenir de plus qu’il conserverait jalousement. L’ancien Maitre savait qu’il ne pourrait jamais retrouver un Falmari ou autre comme Mü, il n’y avait personne qu’il pourrait l’égaler dans sa vie et dans son cœur.
Il aimait Mû, ce n’était plus un secret pour cet homme. Malheureusement, c’était devenu un amour impossible à concrétiser, comme il en avait eu l’espoir. L’avenir entre des deux êtres, si différents, ne se fera nullement.
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Mer 31 Déc - 2:00

Mü parlait franchement, sans détour, comme toujours. Il exprimait ce qu’il ressentait avec difficulté mais il le faisait. Il n’avait jamais sut parler de ses sentiments car il ne les comprenait pas. Il ne les comprenait pas dans le sens où il ne savait pas mètre des mots dessus. Chacun de ses sentiments étaient dés plus forts et dés plus purs. Il était incapable des les retranscrire avec les phrases qu’il pouvait assembler. Ca lui paraissait toujours êtres trop différents, que les mots étaient bien fades… D’autres sentiments lui était inconnu, la véritable colère par exemple…Maintenant il connaissait la tristesse et la douleur mais il ne savait toujours pas les exprimer autre que part ses gestes et ses larmes désespérées. Il connaissait aussi un autre sentiment qui lui était incompréhensible…
Yria disait de Mü qu’il débordait d’amour, qu’il aimait et voulait être aimé. C’était vrai, totalement vrai. Sa candeur, sa franchise, sa douceur en faisant un de ces êtres. Il aimait et le disait, pourtant, il ne reconnaissait qu’une infime partie de l’amour. Il disait « Je vous aime beaucoup. », « Je vous aime énormément. » mais il ne disait pas « Je vous aime. » car ce sentiment là, cet amour, il ne le connaissait pas, il ne savait pas ce que c’était. Toutes ces histoires qu’on trouvait dans les livres, toutes ces histoires d’homme ou de femme complètement alangui par la vue de leur aimé, il ne les aimait pas. Il ne les avait jamais lut, aucun, il n‘avait que survolé ces mots « amour », « passion ». Tout çà était trop loin de lui, il ne les comprenait pas. Alors il ne disait que cet amour tout doux qu’il ressentait, il le disait doucement, surprenant les gens. Il ne disait pas « Je vous aime. » car il ne savait pas ce que ces mots impliqués et sur lequel de ses sentiments il devait les appliquer…
Et Mü ne se posait pas de question sur ce qu’il ressentait envers Maître O’Reilly. Il était l’homme qu’il aime tant, l’homme qu’il aime plus que tout. Mais est-ce l’homme qu’il aime de l’amour des romans ? Il ne s’en pose pas la question. Il l’aime tout simplement. Il l’aime de son amour pur et candide et çà lui est suffisant. Mais il ne peut pas mètre de mots dessus car il n’a jamais lut sa description dans un livre…

Le petit falmari avait envi de fermer les yeux et de s’endormir contre la main qui caressait sa joue. Ce geste… Il était bien là… Mais les mots de son maître envoyaient des vents glacés au fond de sa poitrine. Alors il gardait les yeux entre-ouvert, douloureux, perdus et tristes car malgré tout, son maître O’Reilly le repoussait et ça faisait mal. Il voulait bien croire ces promesses, il y croyait mais ces autres mots lui broyaient le cœur et détruisaient ce que les autres mots rassurants faisaient naître….

Il dit alors ce qu’il désirait avec maladresse. Lui appartenir tout entier. Encore une fois, il ne savait pas ce que ces mots impliquaient. Lui voyait son corps et son âme. Son âme appartenait déjà à l’homme, ce n’était qu’à lui qu’il disait « Maître », qu’il disait « Je vous appartiens. » en le pensant de tout son être. Son corps, lui, appartenait à celui qui l’achetait, il le savait car il était un esclave. Mü voulait que partout sur lui on voit le nom de son maître. Il voulait qu’aux yeux de cette loi trop compliqués pour lui, il soit à cet homme. Il voulait qu’autour de son poignet ce soit la chaîne de l’homme qui l’entoure. Il voulait que son corps soit marqué de son appartenance à l’homme. Il ne savait pas comment mais il le voulait…

En entendant l’homme commençait à parler, il se concentra désirant tout comprendre. Mais il eu du mal…
Il laissa les mains entourer son visage et ouvrit un peu plus les yeux quand il comprit vraiment que quelqu’un en voulait à la vie de son maître que quelqu’un avait tenté à plusieurs reprises de le tuer. Lui ne s’était rendu compte de rien, continuant de choyer son maître. Il s’en sentit un peu mal, il ne se souvenait pas d’avoir vu les tourments de l’homme… L’inquiétude, la peur passèrent dans ses yeux. Il prenait conscience en quoi cela pouvait aboutir. En ce fait s’était étrange car il l’avait déjà vécu…

Le front du maître rencontra le sien et leurs yeux furent encore plus prés…
Les mains le lâchèrent pour l’entraîner dans une étreinte. Il glissa et se retrouva sur les jambes du maître pour pouvoir mieux se serrer contre lui. Il passa ses bras autours des épaules de l’homme et pencha un peu la tète pour offrir son cou à l’homme. La caresse sur sa peau lui envoyât des frissons qui soulevèrent les cheveux de sa nuque. En réponse il embrassa doucement la peau en dessous de l’oreille de son maître. Ce geste il l’avait souvent eu, dés qu’il se retrouvait dans une telle étreinte il embrassé toujours doucement le cou de son maître sans y réfléchir… Il déposa un deuxième baiser, chaste et doux puis un troisième pour réconforter son maître…


- Je vous crois…

Il soufflât doucement ces mots posant sa tète sur l’épaule de l’homme comme il en avait l’habitude, son nez vint frôler la peau de la gorge comme il en avait l’habitude. Mais il eu ce geste, cette caresse sur la joue du maître qui n’avait jamais été aussi douce et si pleine de réconfort du bout des doits fins…
Mü avait envi de parler, de dire a son maître que c’était fini, il avait tout simplement envi de le réconforter mais il ne trouvait pas les mots qui convenait. Alors il se contentait de la caresse et du souffle frais qui s’échappait de sa bouche et se perdait sur la peau de son maître. Pourtant il fallait qu’il parle… Devait-il raconter tout ce qui s’était passé depuis ? Il ne savait pas comment le faire, néanmoins sa voix se mit à murmurer contre le cou, timide et triste…


- Quand votre secrétaire est venu me chercher…Je vous jure que je n’ai pas voulu, j’ai tenté de me débattre, je ne voulais pas croire en votre mort mais…il m’a giflé et comme c’était la première fois je n’ai sut réagir… il m’a emmené…

Il avait toujours l’impression que s’il avait put se cacher en échappant a l’homme, qu’il aurait put rester non loin de la demeure…

- J’ai été acheté à la boutique par le maître Reed. Il me paressait gentil et je l’ai supplié de le faire car un des hommes que j’avais déjà vu chez vous, voulez m’acheter aussi et que…que……………… L…Le maître Reed changeât complètement après, il me disait des choses qui me faisaient mal. Il ne me battait pas mais… Il me jetait beaucoup de chose, il s’énervait souvent et me punissait pour des choses que je n’avais pas commises…Il me faisait peur…

Un épisode qui illustrait bien ces faits lui revenait en mémoire. Il avait oublié d’acheter quelque chose et le maître très en colère lui avait jeté divers ustensiles de sa cuisine avant de carrément lui jeter le pot de farine. L’homme l’avait alors grondé car il avait soi-disant mit de la farine partout. Il lui avait ordonné de tout nettoyer et d’aller racheter la farine et ce qu’il avait oublié, en pleine nuit…

- Un jour il m’a envoyé chercher des ingrédients dans la nuit. Je me suis perdu. J’ai voulu demander mon chemin quand des messieurs m’ont mit de force dans leur voiture. Je n’ai jamais compris ce qu’ils me voulaient… Ils ont eu un accident en dehors de la ville et je me suis enfuit. J’ai alors rencontré Monsieur Yegor qui venait de perdre ses maîtres, c’était un vampire. En échange de mon sang j’ai vécu avec lui quelques temps. Il était gentil…

Il souffla doucement avant de poursuivre. Il ne laissait délibérément pas le maître parler car sinon il savait qu’il n’arriverait pas à finir… C’était compliqué pour lui de résumé tout çà…

- Des gens sont venus le capturer. J…Je me suis encore enfuit dans la forêt. Pour pouvoir survivre j’ai fait un retour à la nature. Cependant je redevenais falmari de temps en temps et c’est à ce moment là qu’un vampire m’a attaqué. Je me suis protégé et en même que la maîtresse du vampire venait l’arrêter… Finalement je suis parti avec elles. Mademoiselle Yria avait juste faim et était triste, maintenant je m’occupe d’elle et de la Maîtresse Rhydaë. Elles sont gentilles et douces mais je…je ne me sens pas très bien chez elles…

Mü fermi les yeux, se raccrochant des deux mains au haut du maître.

- Je pensais toujours à vous. Je n’espérais que vous. j'avais si peur....Je n’ai jamais put imaginer qu’il vous étiez arrivé tant de chose… Je croyais que vous étiez mort, vraiment, mais…je ne pouvais pas me résigner à vous oublier et m’offrir a d’autre. Je vous croyez mort mais j’espérais encore de vous voir a un tournant….Je vous croyais mort et quand je vous ai vu dans le jardin, j’ai eu envi de me m’enfuir car…car çà faisait trop mal…
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Jeu 22 Jan - 17:08

[quand on est malade on fait des trucs à chier, comme ce que je viens de faire. Je suis désolé, je ferais mieux la prochaine fois^^, quand j'aurais de nouveau internet aussi)

C’était si bon de se retrouver comme avant, avant ce drame. Ces jours de douceurs, ces après-midis qu’ils avaient connus sans jamais se lasser, les attendant patiemment. C’était si douloureux de se dire que tout cela allait s’arrêter d’un instant à l’autre. Aedan espérait renouer avec ce genre d’empressement quand il fut loin de lui. Cela lui faisait tellement de bien, lui redonnait de la volonté de se battre pour les siens de son manoir. Bien que cela soit moins fréquent, il essayera, il souhaitait qu’ils continuent à se voir. Enfin, si se fut possible un temps soit peu.

Le petit corps de Mü lover contre lui, la chaleur de ses bras sur ses épaules le rendait vulnérable. Si sensible qu’il avait l’impression de faire une chose interdite. Mais jamais il ne songea à l’écarter loin de son propre personne. il laissa donc Mü toucher sa peau de ces lèvres. La sensation, le plaisir insoupçonné d’un baiser à peine effleuré le mettait littéralement à la torture. Aedan ferma les yeux, c’était la meilleure façon d’en ressentir le moindre effet. Il n’osa plus bouger d’un pouce. La magie qu’il était en train de vivre ne devait absolument pas s’arrêter à cause d’un parole ou d’un geste malvenu.

Comment ne pas avoir une envie de meurtre quand on s’en prenait à la première personne qu’il n’avait jamais autant estimé. La mâchoire d’Aedan se crispa sous l’effet des mots de son ancien Falmari. Cette violence gratuite lui infligeait des maux de tête, une souffrance impardonnable, pour lui et ce, si magnifique, être.

Mû avait vécu d'horrible chose, parce qu'il n'avait pas été un bon maitre, parce qu'il n'avait pas su le protéger. Se fut une chance qu'un nouveau protecteur l'eut pris à son service. Cette Maitresse était, à ses dires, une bonne personne sauf qu'il ne pouvait être bien que chez lui. Aedan en était personnellement convaincu en raison de son égoïsme envers Mü. Quand celui-ci revint sur le moment ou ils s'étaient revus dehors, Aedan souffla sa peine, un soupire d'un grand vide et de désappointement.
Tant de douleur dans l'expression de Mü, il se sentait impuissant face à cette détresse. Comment faire pour que la joie revienne dans leur cœur.
Aedan prit la nuque du jeune Falmari dans sa main. Il la pressa un peu pour faire venir la tête de Mû contre son épaule. Ses bras entourèrent son jeune corps et commença à le bercer paisiblement.

-Que puis-je faire? Comment peut-on revenir comme avant? Ces questions n'arrêtent pas de me harceler depuis mon retour.


Il devait y avoir un moyen, chaque problème à sa solution, alors pourquoi pas eux? Cette Rhydaë ne pouvait-elle pas lui rendre SON Falmari? C'était injuste et égoïste de sa part mais n'avait-il eu assez de quota d'injustice? Il en avait plus que marre de tout ça. Et puis …. Oui, et puis quoi encore ….

-Rhydaë ne t'a pas acheté si je comprends bien. Tu pourrais sans doute ne pas retourner chez elle ….

Les mains d'Aedan caressaient Mü avec légèreté, ses doigts se crispèrent soudainement sur ces vêtements. Se fut un geste de protection ainsi que de possessivité. Dans sa tête il ne cessait de se répéter que Mü était à lui, qu'il ne parviendrait pas à le rendre, "Mü est à moi, rien qu'à moi".
Cette infamie ne pouvait continuer.

-Quitte à t'enfermer, tu vas rester avec moi, et ça pour toujours. Tu m'appartiens, tu m'as toujours appartenu. Il ne saurait être question que je te laisse à qui que se soit.


Les bras d'Aedan serrèrent un peu plus fort Mü. Mü savait-il vraiment ce qu'il se passait dans la tête de son ancien maitre? L a force de sa passion fut plus forte que la bienséance, dont il faisait preuve constamment. Peut être qu'il ferait peur à son Mû? Mais que pouvait-on faire quand il y avait des impatiences dont on ne pouvait se corriger ?
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Mar 27 Jan - 21:41

(dsl c’est cour et tout pourris...- -‘ )


La grande main de son maître vint se positionner sur sa nuque, docile, il laissa sa tête reposer contre l’épaule du maître. De lui-même il allât lover son visage contre le cou de l’homme, respirant inlassablement son odeur. Ses bras enlaçaient tout deux les épaules du Maître O’Reilly, avec douceur comme toujours mais avec une légère crispation, la peur que son maître disparaisse. Ses paupières se fermèrent pour apprécier pleinement les caresses que lui offrait le Maître O’Reilly… Ca lui avait manqué, beaucoup trop…

Il rouvrit paresseusement les yeux en entendant une nouvelle phrase de son maître. Ne pas retourner chez elle ? Il n’eu pas le temps de se questionner plus longtemps là-dessus. Son corps se tendit, surpris par le geste plutôt brusque du maître ainsi que des paroles qui suivirent.
Son Maître O’Reilly s’était toujours montré hum…Délicat ? Enfin, doux... Au tout début l’homme lui avait expliqué qu’il n’avait pas l’habitude de ces marques d’affections. Et dés que le maître se laissait allé il avait tendance à s’éloigner du petit falmari. Bon, cette passe avait était dépassée depuis bien longtemps mais c’était pour dire qu’il avait toujours était « délicat » avec lui. Dans cette étreinte Mü ressentait quelque chose de nouveau qu’il n’avait pas connu. Dans cet embrassade il y avait quelque chose de déroutant, de déstabilisant, il ne connaissait pas çà… Mais il trouvait çà, agréable, et son corps se détendit rapidement…

Les paroles de son maître lui firent un bien fou, un plaisir insoupçonné. Elles trouvaient écho dans les siennes. Mü se mit à sourire dans le cou du maître, un sourire particulièrement ravi. Cette intonation dans la voix, cette étreinte qui l’étouffait littéralement. Mü serra les épaules de son maître en retour.

Cependant il se décolla rapidement, obligeant son maître à desserrer son étreinte. Il se tint droit, assis sur les cuisses du brun, les mains posaient au niveau des clavicules de ce dernier. Et le petit falmari continuait de sourire, il adressait ce petit sourire heureux à son maître. Ses yeux avaient un peu reprit de leur brillance et pétillaient de contentement. Ces simples mots avaient eu un très grand effet sur son esprit apeuré à l’idée de perdre l’humain. Les mots précédents qui lui avaient fait mal sans que ce soit leur but avaient été totalement balayés par cette phrase. Il en oublia même la maîtresse Rhydaë et Yrïa…


- Maître O’Reilly…

Il souffla avec plaisir ces deux mots avant de se pencher et d’embrasser le coin des lèvres de l’homme. Il restât un peu trop de temps pour qu’on puisse le dire chaste mais venant de Mü, comment nommer ses baisers autrement ? Ce geste il ne l’avait jamais eu, c’était toujours le maître qui l’avait à son intention. Le petit falmari avait alors toujours la même réaction depuis la première fois, il rougissait, marmonnait quelques mots gênés tout en se dandinant un pied sur l’autre. Papouille trop proche des lèvres…
Là, il avait eu envi de faire plaisir à l’homme, alors il avait fait la première chose qui lui venait à l’esprit. Ses joues rosirent tout de même face à sa propre audace…


- Je vous appartiens. Je vous ais toujours appartenu…

Murmurât-il a nouveau, plongeant son regard mauve dans l’abyme qu’était celui de son maître.

- Je suis vraiment heureux que vous teniez autant a moi. Vraiment… Je vous aime plus que quiconque Maître O’Reilly…
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Aedan O'Reilly
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Sam 7 Fév - 12:49

[C’est nul, je suis désolé de t’obliger à lire, mes idées sont pas au point sur le papier T_T]

Une joie immense envahit tout son être. C'est comme si rien n'avait bouleversé leur existence. Mü était près de lui, contre lui. Jamais il n'aurait pu soupçonner un tel bonheur. Les bras fins du jeune Falmari vinrent enserrer ses larges épaules. Ainsi calé, Aedan eut un sourire de béatitude. Si seulement il n'avait pas rêvé. C'est ce qu'il pensa quand il se sentit libérer de ce divin poids. L'étreinte fut si fugace qu'il n'y crut plus.
Le sourire de Mü le détrompa de ces négatives pensées. Tout cela avait été un malheureux malentendu. A moins qu’il fut allé trop loin dans la démonstration de son affection. Si c’est la cas, il se serait trompé sur toute la ligne. Malgré tout il espérait que non, se serait injuste.
L’injustice …. Cette injustice qui les minait en ce moment, lui interdisant d’avoir une quelconque relation, et de l’avoir auprès de lui. Sauf s’il se mettait en porte-à-faux en contraignant le jeune Falmari à rester. Cette fois la justice ne serait pas de son coté, bien au contraire. Le visage du jeune être paraissait si heureux qu’il pourrait se battre contre le monde entier pour le contempler tous les jours. C’est un beau serment qu’il se faisait.

- Maître O’Reilly…

Si c’était un rêve par pitié ne le réveillez pas. Les traits d’Aedan prirent une expression encore méconnue de lui. Il écarquilla les yeux, et resta comme momifié. , ne bougeant même pas un sourcil. Il avait osé, Mü l’avait fait. Comment s’exprimer après cela, c’était inattendu, si soudain qu’il en resta coi. Il n’y croyait pas.

*un baiser, un vrai baiser de Mü*

Les yeux dans les yeux, Aedan songeait. Il songeait à l’avenir et plus du tout au passé, celui qui avait tant fait de dommage. Il espérait juste, à présent, un petit coin de paradis.

- Je vous appartiens. Je vous ais toujours appartenu… - Je suis vraiment heureux que vous teniez autant a moi. Vraiment… Je vous aime plus que quiconque Maître O’Reilly…

En avait-il douté ? Bien sur qu’il lui appartenait. Aedan ne montrait peut être pas ses sentiments, mais n’avait-il pas fait d’effort en ce sens ? Grâce à Mü, bien des choses en lui avaient été modifié, sa vie bouleversée pour son plus grand plaisir.
Malgré tout O’Reilly revint sur terre un temps soi peu. La réalité établissait qu’il y avait bien des failles. Les effusions allaient prendre fin. Il n’était pas son maitre, il devait le devenir à nouveau.

*Comment faire ?*

Un doigt se porta sur les lèves de cette petite fleur de cerisier. Il fallait taire les sentiments pour le moment. L’ancien maitre ne savait pas s’ils demeureraient ensembles, et craignait de le voir disparaitre à jamais de son existence. Le coup serait terrible.
Si tu savais à quel point tu me rends heureux. Je n’aurais nullement espéré t’entendre dire cela un jour. Je ne sais pas ce qu’est l’amour, mais si c’est ce que je ressens alors moi aussi je t’aime comme personne. Rien que de le dire pour la première fois, je sais que c’est exactement ça.

Son explosait comme il se déchirait, en même temps il s’emplissait d’amour et déversait des larmes de sang. C’était si contradictoire qu’Aedan ne savait ou allait son penchant.

-Que dois-je faire à présent ? Dois-tu retourner vers ta maitresse, rester avec moi ? C’est si difficile que la meilleure des conclusions serait que tu ne repartes pas. Je sais que c’est enfantin comme réaction mais je ne veux pas te perdre une nouvelle fois.

Aedan était impuissant face à ce dilemme. Prendre ce genre de décision pouvait les nuire tous les deux. Le choix ? … Quel choix ? Soudainement, il prit la taille de Mû et le souleva sans effort. Puis il le déposa ensuite près de lui sur le canapé. Caressant rapidement les cheveux du Falmari, il se leva et se dirigea vers la grande baie vitrée. D’abord devenu muet comme une carpe, Aedan prit enfin la parole avec réflexion. Mais il restait obstinément détourner du regard de Mü.

-Je ne saurais prendre une décision à la légère. Comme il m’est impossible de t’enlever à ta maitresse sans en subir les conséquences. Bien entendu je suis déterminé à te garder, tout comme je serais heureux de t’accueillir ici quand tu le désire. Ma demeure t’est ouverte le temps que tu reste avec ta maitresse. Je prendrais contact avec elle … Il doit bien y avoir un moyen. J’aimerais tu reste …. Mais pas comme ça !
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Mü El'Katram
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Mer 18 Fév - 1:11

Un doigt se posa sur ses lèvres. Mü sentit ses joues continuaient de chauffer doucement. Un sourire timide vint jouer sur ses traits. Son léger baisé semblait avoir était bien prit, très bien prit mais ce doit sur ses lèvres le troublaient. Il n’osait pas bouger à part ses yeux qui gravaient chaque expression du visage de son maître dans sa mémoire. Il l’avait toujours fait, aimant gravé ces mouvements sur le visage de l’homme qui bien souvent resté statique. Il avait toujours cru les connaitre quasiment toute, parfaitement pourtant… Pourtant, pendant leur séparation, il avait eu l’impression qu’il ne se souvenait pas de tout, qu’il avait dut mieux le regarder, mieux les apprécier…

En entendant parler le maître, le petit falmari calma son regard vagabond qui restait toujours curieux, à la recherche de nouveauté même si bien souvent il se contentait du visage de l’homme.
Les mots de l’homme le ramenèrent brusquement à la réalité des faits. Son sourire se volatilisa et même ses yeux brillèrent moins. Retourner ? Rester ? Mais…Il…
Mü se tendit brusquement en se sentant attraper et élever. Ses mains se crispèrent sur la chemise de l’homme avant de les lâcher à contre cœur. De nouveau assis à coté de l’homme il s’attristât de perdre la chaleur réconfortante du corps du maître. Une rapide caresse dans ses cheveux blonds, il eut l’apprécions de la rêver. En voyant l’homme se lever ses yeux s’ouvrirent en grands, sa bouche s’entrouvrit prête à lâcher une plainte et son bras se tendait déjà pour se saisir du bras de celui qui s’échappait de lui. Sa main restât pendu dans le vide, frôlant presque l’homme qui s’éloigné sans se rendre compte de la tentative silencieuse du falmari pour le garder prés de lui.

Ses yeux mauve fixèrent intensément la silhouette qui se découpé a la baie vitré. Sa bouche se clos et son bras revint contre lui, avant de se poser sur sa jambe. Il respecte le silence de l’homme bien qu’il l’accepterait mieux si l’homme était resté à coté de lui. C’était toujours difficile pour lui de voir le maître O’Reilly s’éloigner. Car l’inquiété, toujours malgré les petits gestes réconfortants comme la caresses sur sa chevelure… alors il continuait de le fixer comme s’il pouvait disparaître d’une seconde à l’autre.
Aux paroles de l’homme ses yeux se détournèrent car il se rendait compte de quelques choses…Que quoi qu’il se passe il allait devoir…

Mü frissonna. Le maître devait avoir oublié ou peut-être ne le savait-il pas du tout… Si l’homme avait besoin de s’écarter, d’éviter ses yeux pour pouvoir penser sans être embrouillé pour le falmari ce n’était pas vraiment le cas… Certes quand il se trouvait contre le maître ses pensées avaient tendances à tourner autour de « Je suis bien. » « Il est beau. » « Il sent bon. » « Je vous aime beaucoup », bref elles étaient un peu mièvres mais elles servaient surtout d’une accroche. Là, il se sentait, seul, perdu et il fallait l’avouer, abandonné avec lui-même. Il se retrouvait seul face a des pensé, des sentiments qu’il n’avait jamais connus. Il se retrouvait emportait par leurs flux et il ne savait pas y nager…


- Q…Quand Yria rentre de la mine…. Elle est toujours blessée, épuisée. Son corps est couvert de sang, elle est sale et si affaibli, pourtant elle reste forte et fière. Elle m’impressionne. Alors moi….Moi j’essaye de faire tout mon possible pour qu’elle se sente mieux. Je m’occupe de taches ménagères, des courses, de la cuisine. Je prépare tout pout qu’elle n’est qu’à se reposer. Je lui offre mon sang plus que je ne le devrais mais je ne veux pas qu’elle est faim. Quand elle boit, son teint est….moins….mort….

Il fit glisser une main sur son cou découvert. Des points rouges témoignaient des dernières morsures…

- j’ai l’impression qu’elle attend de moi. Elle sourit, me réconforte, elle a l’air heureuse quand je suis avec elle. Elle m’a dit que c’était moins dir quand elle savait que je l’attendais à la maison. Mais…Maître O’Reilly….Je ne peux pas…

Sa voix se mit a trembler et il ne fut plus vraiment conscient de ce qui l’entourait…

- Je ne peux pas la laisser toute seule. Je sais que je ne devais pas dire çà mais la maîtresse est si… étourdie… je ne peux pas laisser Yria….Elle…Je ne peux pas !...Je ne peux pas….

Les coudes sur les genoux, il prit sa tète entre les mains griffant son cuir chevelu. Sans qu’il en puisse rien y faire des larmes de détresse dévalèrent ses joues….

- Je ne peux pas ! Je ne peux pas choisir….C’est impossible. Je ne peux pas laisser Yria mais…mais….Je ne peux pas vous laissez non plus. Je ne peux pas être loin de vous maintenant que vous êtes là ! Ô je vous en supplis maître… Je vous en pris…Je peux pas…

Il était perdu. Terrifié, il n’avait jamais eut un tel choix. Jamais il n’avait connu ce genre de déchirement même bénin. Il se sentait aprtir, couler dans l’eau de ses sentiments. Sa voix faiblissait…

-Je…peux……pas…

Un dernier souffle alors que ses yeux se vident de toute vie. Deux pierres ternes où les larmes elles-mêmes ne coulent plus. Un phénomène que l’homme n’avait jamais connu mais qui avait eu lieu de nombreuses fois depuis leur séparation. Son regard sans plus éclat fixait devant lui. Jolie poupée aux yeux éteints… Mü ne bougeait ne réagissait plus. Son esprit n’avait pas supporté. C’était si facile de s’éloigner de la réalité douloureuse…Trop lâche ? Trop faible ? Peut-être… surement….. Pourtant, intérieurement il tentait de remonter à la surface mais il n’arrivait qu’à mieux s’enfoncer….
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Mar 10 Mar - 12:56

Las … Las, voilà ce qui restait de l’état d’esprit de l’homme d’affaire. Un être fatigué d’avoir trop combattu, épuisé d’avoir trop cherché à retrouver sa vie d’avant. Aujourd’hui il se sentait plus à la hauteur, anéanti par le mur qui se dressait devant lui. Tout avait été recouvré mais pas le principal. Une seule chose lui manquait, et elle partirait sans un retour.

Aedan posa son front contre la vitre fraiche de la baie vitrée, il ferma les yeux pour se donner un semblant de courage. Les moyens qu’il aurait pu utiliser venaient de disparaitre en fumée. Il avait ouvert son cœur comme jamais auparavant, se mettant à nu, trop peut être. La conversation avait chaviré dans le mélodrame, se sentant dans les derniers retranchements d’un sauvetage chimérique. Tout était déjà couru d’avance puisque Mü lui avait bien dit qu’il était le Falmari d’une personne.

C’est ainsi, plus rien ne pourrait lui venir en aide, Aedan le laisserait finalement partir. Le choix, il ne l’avait plus, Mü venait de mettre un terme à cela, il avait des devoirs envers la jeune vampire qu’il tenait absolument à secourir. Il écouta la petite voix toute triste de Mü, ne l’interrompant un seul instant. Il devait savoir, tout savoir de ce qu’il se passait là bas, sa vie et pourquoi il ne pouvait revenir vers lui. Maintenant qu’il avait les réponses à ses questions il se demandait s’il avait bien fait.
Lui-même ne voulait pas qu’il soit mordu par cette race, il préférait de loin en prendre un autre. Mais Mû s’était donné de plein gré, enfin apparemment c’est la conclusion qui s’imposait à lui. La détresse de Mü était aussi visible que son déchirement, Aedan en ressentait que de la peine de le voir ainsi. Mais s’il revenait vers lui, le prendre dans ses bras pour le réconforter, se serait pour ne plus le quitter, à jamais. Dieu que c’était difficile de prendre une décision de ce type. Il aurait mille fois préféré être devant une de ces affaires pénibles à traiter.

Las … Aedan était tellement las.

- Je ne peux pas ! Je ne peux pas choisir….C’est impossible. Je ne peux pas laisser Yria mais…mais….Je ne peux pas vous laissez non plus. Je ne peux pas être loin de vous maintenant que vous êtes là ! Ô je vous en supplie maître… Je vous en pris…Je peux pas…

Il ferma les yeux, souhaitant ne plus entendre ça, ne désirant qu’une seule chose, que tout s’arrête. Tout revenait au même point, tôt ou tard ils devraient se quitter, la séparation ne serait que plus douloureuse. Tout comme rompre toute relation avec Mü était hors de propos. En somme, ils auraient toujours l’occasion de se voir comme bon leur semble.
C’est avec ce nouvel objectif qu’Aedan se retourna brusquement vers le jeune Falmari, sans pour autant délaisser sa place pour se maitriser. D’autant plus que le spectacle qui s’offrait à lui le peina encore d’avantage. Il aurait pu accourir vers Mü mais cela signifiait aussi se céder à l’apitoiement. Il devait montrer plus de force de caractère, comme il savait le faire devant des charognards d’affaire. Au moins un des deux, sinon ils ne sortiraient pas indemne de cette crise qui les affligeait.

Aedan prit une grande inspiration, et expira avec force. Qu’on lui donne du courage à présent, il en avait grandement besoin.

-Je vois … Je te comprends aussi. Il n’est pas question que tu déroge à ce vœu que tu as fait. Tu as une âme charitable, et je ne veux pas me mettre entre vous. Je n’en doutais pas moins de toi, et je suis plutôt fier que tu fasses cela pour elle.

Dans la tête d’Aedan, pourtant, une chose n’était pas admissible. Qu’il fasse don de sa personne, que l’on ose toucher à cet être si pur de toutes mauvaises intentions ou mauvais esprit. Même si son ancien maitre comprenait très bien sa démarche, ce n’est pas pour autant qu’il l’acceptait. Mais cela jamais il ne lui avouera.

-Va … Tu dois continuer à l’aider pour son bien. Je ne veux pas que tu t’en fasses pour ce qui est de nous. Ma porte te sera toujours ouverte. Tu peux venir ici quand bon te semble, que tu es besoin ou non. Je serais toujours la pour toi, alors ne t’en fait pas trop. Nous aurons toujours l’occasion de nous revoir, je te le promets Mü. En un sens nous serons ensemble, quoi qu’on en dise.
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Mü El'Katram
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MessageSujet: Re: Je reviens .. De loin.   Ven 13 Mar - 21:14

Un regard éteint, sans aucune signification, il le tourna vers l’homme quand celui ci fini de parler. En un sens ? Encore ensemble ? Non, pas pour lui. Etre ensemble c’est physique, c’est tout le temps, c’est comme avant. Il n’y croyait pas…enfin, çà lui faisait peur. Et s’il l’oubliait ? Il ne voulait pas… Il n’avait pas envi d’être ensemble dans le sens de l’homme. L’occasion. Il n’aimait pas ce mot… Il n’aimait pas tout çà…
Et s’il restait ? S’il laissait Yria ? Impossible… Pas elle… Il l’aimait énormément comme il aimait son maître mais c’était différent. Mais c’était fort… Ca le tirait dans un sens alors que celui dans son maître le faisait dans l’autre. Il se sentait déchiré, étiré, écartelé… Alors il se retrouvait incapable de bouger, de choisir. Assis sur le canapé, les mains sur les genoux et le regard absent. Il ne voulait pas partir comme il ne pouvait pas rester…

L’homme desserra son étreinte, relâcha la pression. Mû était maintenant tiré d’un coté et plus de l’autre. A l’instant présent son esprit était incapable d’agir de faire obéir son corps. Il n’était plus que guider par les sentiments de ceux qui l’entourent, par leur ordre leur envie. Un coté relâché, il ne put que pencher vers l’autre, vers Yria qui rentrerait bientôt qui attendrait qu’il l’accueille, qu’il s’occupe d’elle, qu’il offre sa source de vie…
Va. Oui maître. J’obéis maître… Son corps se leva, mécanique comme forcé. Sans que la vie reprenne dans ses orbes morts, sans qu’un sentiment vienne s’amuser dans ses traits. Ni la peur, ni la douleur, ni la tristesse…Seulement un visage de porcelaine, d’une poupée aux yeux délavés…
Robotique, il se tourna laissant sans s’en apercevoir son précieux fouloir. Tissu bordeaux froissé échoué sur le canapé… Il aurait dut s’en rendre compte, il aurait put si son esprit était encore conscient de son touché…
Il marcha, ni vite ni lentement vers la porte. Sa main enroba la poigné ni tremblante ni indécise. Pourtant elle se stoppa quand dans un sursaut de conscience, trois mots franchirent ses lèvres rougis…


- Ca fait mal…

Puis la poigné fut tourné et la porte passé en silence.
Alors qu’il marchait vers la porte d’entré son esprit s’enfuyait lâchement, loin de cet homme, loin de cet homme qui le faisait souffrir et qui lui disait de partir. Pas le choix…Plus le choix…
Inconscient de tout, conscient de rien il ne sait plus comment il est sorti. Il n’a pas regardé, il n’a pas écouté, juste fuir loin, très loin, le plus loin possible… Juste ne pas penser pendant un temps, juste ne pas réfléchir. A souffrir ce sera plus tard, pas ici. Peut-être qu’Yria voudra bien le réconforté…Au moins un peu… Il a envie de la voir, de le lui parler mais pas de lui dire qu’il et déchiré. Alors lui dire quoi ? Alors juste pleurer, çà fait du bien de pleurer dans les bras de quelqu’un. C’est ce que disent les livres… Alors oui, pleurer même si çà lui donne l’impression d’être faible face à elle…
Marcher et ne pas regarder en arrière. Marcher sans savoir où allait. Il faut arriver avant la nuit, oui, c’est dangereux la nuit… Ne pas ressentir les mains qui touchent ses bras mais qui ne trouvent pas d’attache. Il marche sur le trottoir. Ne pas entendre les passants, ne pas les écouter… La maison de la maîtresse, comment l’a-t-il retrouvé ? Rentrer… Elle sera peut-être en colère, peut-être inquiète. Attendre Yria, s’occuper d’elle, avoir du mal à pleurer. Et peut-être reprendre conscience… peut-être imaginé y retourner. Retourner le voir, lui…sans savoir que çà ne serait aps possible avant longtemps…
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