Muileata : Diamond Mine


 
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 Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)

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Mü El'Katram
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MessageSujet: Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)   Lun 6 Avr - 18:49

Ses jambes avancées, inlassables. Seules elles semblaient savoir où elles le menaient. Rapides, elles l’éloignaient de la demeure ancestrale. Rapide voulaient-elles l’emmenaient là où il n’y avait plus de questions ? Plus de choix ? Si c’étaient le cas, alors il voulait bien les laisser faire. Enfin, là, il était bien incapable d’ordonner quoi que ce soit. Son esprit n’était qu’une brume fuyant ce qui le déchirait. Son corps se mouvait par sa propre mémoire, par l’unique ordre de l’extérieur. Va. Il allait. Qu’une seule corde le tirait…
Lâchement Mü ne pensait plus, il n’arrivait pas a lutter pour pouvoir reprendre le contrôle. Qu’aurait –il fait s’il avait put reprendre le contrôle ? Il serait resté là, sur place, encore une foi incapable de choisir. Le Maître O’Reilly d’un coté, sa promesse a Yria de l’autre. Ses deux vies. Alors il ne pensait plus, alors il ne regardait plus. Cet état second qui lui arrivait dés qu’il était face à un choc inconnu l’accueillez à bras ouvert. Un problème psychologique non diagnostiqué, non combattu car il ne trouvait pas la force.
Mü sortait trop brusquement de sa bulle. Son esprit ne s’y habituait pas. Il n’arrivait pas à voir le monde et a supporter ses injustices. Tout lui arrivait trop vite, en trop peu de temps. Il n’y arrivait pas, il avait besoin d’une épaule pour se reposer, pour le guider, petit dans un monde de grand…

Ses yeux éteints fixaient le sol devant lui. Il marchait rapidement, les arbres et les maisons défilées, tout comme les passants. Il n’entendait pas leur voix et quand plusieurs fois des mains se saisirent de ses épaules, il s’en échappa sans même savoir comment. Il accélérait de plus en plus. Bientôt il se mit à courir, toujours sans comprendre pourquoi. De grandes maisons l’entourèrent. Son esprit embrumé reconnu la rue. Comment avait-il put revenir ici sans problème ? Comment avait-il réussit à retrouver la maison de la maîtresse…

Le ciel s’obscurcissait peu à peu. Yrïa n’allait pas tarder. Oui. Yrïa…Il fallait…qu’elle vienne….qu’elle se repose…
Mécanique il ouvrit la porte du manoir. Il passa dans le hall et chercha un peu la maîtresse. Il lui signalât sa présence d’une voix faible. Il n’écoutât pas ce qui vint ensuite. Est-ce qu’elle le grondait de revenir si tard ? Il s’excusa doucement ses yeux mort voyant sans voir la maîtresse...

Il prit congé rapidement et partit par habitude dans la petite chambre. Là dedans, il prit une veille bassine rangé dans un coin. Il ressortit de la pièce et chauffa de l’eau qui fini par remplir la bassine. Il faisait par habitude, automatisme, il ne demanda pas à la maîtresse de toute manière, ce n’était pas pour elle.
De retour dans la pièce qu’il partageait avec Yrïa il posa la bassine sur le lit de gauche. Il attrapa la serviette qui trainait et la posa à coté de la bassine. C‘était pour Yrïa. Il lui préparait toujours çà. Pour qu’elle se débarbouille, pour nettoyer ses blessures…

Le falmari retira ses sandales qu’il posa sagement au pied de son lit. Il grimpa sur ce dernier, s’assit. Son dos se posa contre le mur alors qu’il remontait ses genoux contre lui. Ses bras les entourèrent et il posa le bas de son visage dedans fixant de ses yeux sans éclats la bassine…
Il n’y avait pas trop d’espace entre les deux lits. Cette chambre était vraiment petite mais Mü avait fait tout son possible pour la rendre plus chaleureuse. Il la lavait souvent, retirant le moindre grain de poussière. En grappillant des choses à droite et à gauche, et en farfouillant dans le grenier il avait réussit à l’embellir un peu. Mais il y avait des choses qu’il n’arrivait pas a cacher, ces choses, ces chaînes qui le faisaient frissonner d’horreur sans savoir pourquoi….

Les deux pierres sans vie continuaient de fixer les volutes de fumée qui s’échappaient de la bassine. Il ne pensait à rien, il attendait simplement Yrïa…
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Yria Lëghan
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MessageSujet: Re: Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)   Mar 7 Avr - 22:01

Elle somnolait, tenant à peine debout, appuyée contre la grille, entassée entre ses deux soeurs, entassée entre tous les Vampires que pouvait porter cette tournée là. Ils étaient peut-être une trentaine, montés les uns sur les autres, tels des animaux, voir des objets, dans le panier de métal qui servait d'ascenceur. L'atmosphère puait la mort et la transpiration. Des dizaines étaient décédés encore aujourd'hui. Après une journée épuisante, tout autant que les autres, les Vampires remontaient enfin à la surface, avec une lenteur atroce. Ils languissaient à demi morts dans cette cage de fer rouillé, fatigués à en perdre connaissance. Personne ne prononçait mots. Les Vampires de cette tournée avaient renoncé à se plaindre depuis longtemps. Leur venue dans cette mine remontait à des années déjà. Des années...Le temps passait si vite. Pourtant, là, ce ne semblait pas être le cas. Les câbles grincaient, l'ascenceur parfois s'arrêtait lorsque les cliquetis se faisaient trop grinçant. Fallonn s'accrocha à Yria, muette. L'aînée compris que c'était sa façon de lui répéter qu'elle avait peur que les câbles se rompent et que la cage chute pour s'écraser sur le sol dur de la mine de diamants. Le première, et seule fois qu'elle lui avait posé la question, Yria avait répondu, ironiquement, que peut-être que la cage s'écraserait avec une telle force sur le sol qu'une cavité pleine des plus gros diamants jamais déterrés apparaîtrait. Calypso, sa cadette, lui avait reproché son humour stupide, trahissant sa propre peur. Yria avait éclaté de rire, mais n'avait plus jamais répété cette blague. Si toutefois c'en était une.

Les deux jeunes soeurs se serrèrent une dernière fois contre Yria. Toutes trois savaient qu'elles allaient encore une fois se séparer pour rentrer chez leur maître respectif. D'après Fallon et Calypso, chacune avait un maître qui ne la traitait pas durement, du fait de leur jeune âge, si elle se souvenait des paroles exactes. C'était ce qu'elle espérait. Même si sortir de la mine était un infime soulagement, Yria vivait, sous sa carapace de glace, dans l'angoisse de revenir un matin sans voir ses soeurs. Peut-être mourraient-elles de faim, d'épuisement, que sais-je encore...la vie d'esclave était devenue si dure, que chaque jour passé était une victoire. L'état d'esclave vous fait descendre à un tel point que vous vous renez compte que vous ne pouvez compter que sur vous même dans ce monde de trahisons ou chacun essayait de sauver sa peau. Et c'est ici seulement que l'on comprenait que la vie était importante, à tel point qu'on si accrochait désespérément, même si c'était parce qu'on était en vie que l'on souffrait. Cependant, au delà de son envie de mourir, Yria savait qu'elle devait survivre pour ses soeurs, qu'elle devait survivre parce que sinon sa fierté s'en verrait ruinée, qu'elle devait survivre parce qu'elle faisait partie des révoltés, qu'elle devait survivre parce que désormais, Mü l'attendait au Manoir Tharos.

Un rond argenté se dessina sur les épaules. Les Vampires levèrent la tête tous en même temps pour voir la surface apparaître enfin. Le ciel étoilé, dépourvu de nuages, ni neutre, si innocent. Et, accrochée comme une broche arborée le plus fièrement du monde, la Lune brillait de son éclat léger, comme si elle ne voulait pas brûler les yeux des suppliciés. La grille gicla, et, tels des affamés - ce qu'ils étaient en vérité - les Vampires sortirent en tombe de l'ascenseur, se hissant désespérément à la surface. Yri fit monter ses soeurs avant de les suivre. Une fois encore, le spectacle atroce de la fuite se dessinait sous ses yeux. Les Vampires usaient leur dernières forces de la journée pour échapper à leur maître qui les attendaient. Mais tous, femmes autant qu'hommes, étaient bien décidé à les garder quand bien même ils les avaient eus pour une bouchée de pain. Les carcasses à peau d'une blancheur ternies couraient en hurlant, et se heurtaient contre les étreintes puissantes et cruels, se brisant sous le choc, telles des assiettes de porcelaine sale que l'on jette à travers une pièce sous la colère et qui se fracassent contre les murs. Les chaînes cliquetèrent, et, exténués, les Vampires s'évanouissaient dans leurs linceuls de fer. Yria se retourna et regarda de ses yeux vides les deux Vampires qui venaient de décéder dans l'asenceur. Elle poussa ses soeurs vers leur maître avant de disparaître au coin de la rue. Elle renonça à les regarder, même si elles sentaient leurs regards désespérés sur sa nuque. Des regards qui disaient "Ne nous laisse pas Yria", des regards qui posaient cette éternelle question : "Pourquoi ?".

Yria poussa la porte du manoir, brisée, fatiguée, comme tous les soirs. Rhydaë la vit passer mais ne se donna pas la peine de lui souhaiter le bonsoir : elle avait compris depuis longtemps qu'Yria ne répondrait jamais. Envers sa maîtresse, Yria n'ouvrait la bouche que pour hurler. Le reste du temps, elle était muette, privée de sa langue, privée de cordes vocales. Elle gravit les escaliers et poussa la porte de la chambre qu'elle partageait avec Mü. Rhyadë avait été obligée de faire déménager Yria de sa chambre, histoire qu'elle puisse se nourrir sans avoir à traverser le couloir, et surtout, qu'elle ne vienne pas la faire chier. Yria ne prêta pas tout de suite attention au Falmari, assis sur son lit. Elle ferma la porte, doucement, car elle savait qu'il n'aimait pas le bruit et la violence, avant de s'agenouiller devant la bassine. Elle n'était pas plus blessée que les autres jours, ce soir. Le fouet ne l'avait guère touchée. Non, ce qu'elle faisait présentement, c'était se laver, se dépouiller de cette crasse qu'elle accumulait toute la journée. Elle n'en pouvait plus. Ses longs cheveux tombèrent devant son visage, de sorte que Mü ne pouvait le voir - quelle importance ? Il n'exprimait rien ! Elle enleva le haut de sa robe, sans pudeur, découvrant sa poitrine, son corps bleu d'hématomes, ses cicatrices passées. L'eau tiède - elle n'a que peu conscience de la chaleur - nettoya la peau grisâstre qu'elle s'était appropriée depuis ce matin. Elle cligna des yeux sous le reflet argenté projeté sur l'eau par la Lune, que l'on voyait à travers la fenêtre de la chambre
.

- Qu'y a-t-il, Mü ? demanda-t-elle en se rhabillant.

Elle avait beau mal contrôler son don de télépathe, il lui semblait que quelque chose n'allait pas...tout simplement parce qu'elle ne ressentait...rien.
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Mü El'Katram
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MessageSujet: Re: Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)   Mar 7 Avr - 23:51

Le temps passait sans qu’il ne s’en rende compte. La lumière déjà basse disparut pour laisser briller celle plus blafarde de la lune. Les rayons froids de l’astre se faufilaient par la fenêtre, rebondissant contre les rares objets pourvus d’éclats de la pièce. Certain se perdirent sur la surface lisse de l’eau reposant dans la bassine. Les volutes commençaient à disparaître, l’eau perdait sa chaleur en même temps que le lieu. Il fallait qu’Yrïa rentre vite, il fallait que l’eau garde la chaleur de l’astre des falmaris et pas celui d’Yrïa…

La porte s’ouvrit doucement et se raffermit tout autant. La silhouette fantomatique du vampire s’imposait à présent dans la pièce. Elle s’avançât, se plaça entre les deux lits et entreprit sa toilette. Comme d’habitude ? Pas vraiment, Mü ne tournait pas autour d’elle, se rongeant les ongles et désirant offrir son aide. Mü n’attendait pas aussi pressé qu’anxieux, offrant déjà son cou aux crocs de la femme avec autant de consentement que de peur face à l’acte lui même…

Sans gène, Yrïa se dévêtit face à lui. Elle baissa le haut de sa robe sans que Mü ne réagisse. Ses yeux précédemment posés sur la bassine, se retrouvèrent sur le dos amaigri du vampire. La peau était toujours aussi pale, aussi couturé, aussi rouge et torturé. Mü ne bougeait toujours pas…
Yrïa parla, la bouche de Mü s’entrouvrit et son esprit… réagit…

Les quelques mots agirent comme une clef dans un barrage. Les portes s’ouvrirent, violemment, imposant ce qu’elles retenaient. Sa respiration se bloqua, sa gorge se noua. Le retour à la réalité fut si brutal, si soudain que le flot de sentiment créa une douleur qui en devint physique. Dans un gémissement il plaqua ses mains sur ses yeux. Son corps fut parcourut de tremblement violent par à-coup. Sa respiration se fit anarchique alors que tout s’imposer a son esprit. Le déchirement en-lui entraîna les larmes de douleur. Moral et physique elles s’égalaient…

Puis çà se calma, aussi brusquement que c’était apparut… Ca n’avait duré que quelques instants mais çà laissa un Mü pantelant, perdu, la respiration haché, encore un peu tremblant. Ses yeux avaient repris vie, trop de vie. Tout ses sentiments aussi violent et pur qu’étaient ceux d’un être innocent, s’exprimaient dans son regard, explosaient dans son cœur face à sa conscience. Il ne tentât même plus de les analyser. C’était trop douloureux, trop difficile… Il savait qu’une chose, il avait mal, déchiré en deux…Il se rendait compte qu’il était partis laissant son Maître derrière lui, lâchement, l’esprit envolé. Qu’avait-il put comprendre face à ce geste ?! Qu’il avait choisi Yrïa ? Il n’avait rien choisi, il n’avait rien fait, il n’avait plus le contrôle. Ho mon dieu il était perdu, il ne savait plus quoi penser… Il ne pouvait pas, il ne pouvait pas choisir…
Ses yeux tremblants réussirent à se poser sur le vampire…


- P-Pardon…

Gémit-il alors qu’à présent une étrange culpabilité venait lui briser la voix… Yrïa avait des journées si dures, si terribles et lui…

- Yrïa…Yrïa…

Il tendit le bras et refermât ses doits sur le bras du vampire. L’approchant de lui, ayant besoin d’aide, de soutien…malgré tout.

-Je veux…juste...un peu…S’il te plait…pleurer…

Mais les larmes ne venaient plus, les sanglots étaient bloqués dans sa gorge. Ses yeux mauves grands ouverts ne fixaient le sol, la pupille rétractait au maximum…
Un dernier murmure, timide, anormalement douloureux…


- Mon Maître O’Reilly…il est vivant…Je l’ais vue….Je lui ais parlé…Il est vivant…

Le vampire ne pouvait que savoir qui était ce maître. Mü rêvait de lui, pensait à lui, parlait de lui avec un « mon » possessif, un nom…amoureux ? Il avait été à l’origine de sa tristesse alors Mü n’avait que put glisser de nombreux mots sur lui sans pour autant en parler tant que çà…
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Yria Lëghan
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MessageSujet: Re: Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)   Sam 11 Avr - 19:11

A première vue, les paroles ne Mü n'avaient rien de significatif, puisqu'elle étaient tout simplement incompréhensibles. Et Yria était certaine que sa fatigue n'y était pour rien dans son incrédulité pure et dure. Elle aurait pu utiliser son don de télépathie pour essayer d'un voir un peu plus clair dans les bouts de phrases que Mü essayait désespérément de prononcés, les entrecoupants de sanglots. Cependant, son esprit, comme celui du falmari étaient tellement embrumés qu'elle n'arrivait pas à lire la moindre pensée, et devait se triturer les méninges pour comprendre ce que Mü disait ; il n'était certainement pas décidé à répéter ses paroles une seconde fois. Instinctivement, elle se répéta les paroles dans sa tête, jusqu'à en saisir le sens, ou du moins à demi. Le contact de la peau du végétal avec la sienne la fit frisonner. Elle n'était guère habituée à ce qu'on la touche, en vérité. Elle ne se dégagea pas, mais leva sur le falmari un regard des plus interrogateurs, avec toujours cette pointe de froideur, qui, à la lumière de la Lune montante saillait dans ses yeux sombres. C'était le seul éclat qui permettait de se raccrocher à quelque chose de vivant de ce puit noir, sans fond, digne des plus affreuses créatures de films d'horreur. Mais après tout, Yria ne sortait-elle pas d'un film de ce genre ?

Le silence s'installa après les dernières paroles de Mü, auxquelles Yria ne réponduit pas tout de suite : elle réfléchissait. Que pouvait-on répondre à cela ? Elle avait vaguement entendu parler de ce Maître, le dernier de Mü, celui qui avait été porté disparu. Cette nouvelle avait d'ailleurs fait chavirer le coeur de la petite plante fragile, tant il semblait attaché à cet homme. Yria ne l'avait jamais vu, ne lui avait jamais parlé, elle ne le connaissait que de nom, si bien qu'elle avait été obligée de croire Mü sur parole. D'après lui, c'était un homme d'une grande bonté qui avait su prendre soin du falmari pendant des...mois, des années ? Elle ne savait plus. Elle se rappelait juste que Mü n'avait de cesse de conter des éloges sur ce personnage. Pour Yria, c'était toujours la même chose de toute manière : le Maître O'Reilly était un humain, et un humain était une pourriture qui aurait du rester en esclavage des Vampires. Ils auraient du perdre cette révolution, ils auraient du tous crever. La roue tourne.
Il n'y avait plus un bruit dans la pièce depuis trop longtemps. Yria n'aimait pas le silence. Mü était au bord des larmes, et la jeune femme avait entendu le mot "pleurer". Qu'est-ce qu'il fallait faire, dans ces cas là ? Elle avait consolé ses soeurs plusieurs fois, mais cette habitude avait été perdue depuis qu'elle avaient cessé de se plaindre.


Penchant la tête de côté, comme chaque fois qu'elle réfléchissait - eh oui, ça arrive - la jeune femme prit la parole.

- Ton maître est vivant ? Eh bien, pourquoi tu pleures ? Je ne vois pas la logique, avoua-t-elle le plus simplement du monde.

Haussant les épaules avec innocence pour ne pas se prendre un regard noir en pleine tronche, elle poursuivit.

- Pourquoi ne vas-tu pas le rejoindre ? J'avoue que je ne te comprends pas. Moi, si j'avais un Maître qui reparaissait soudainement après tant de temps d'absence, je me casserai d'ici. Qu'est-ce qui t'en empêche, la frousse ?

Elle ne voulait pas être méchante. Il était tard et elle était tout simplement crevée. Mü ne lui avait rien fait, mais ce qui la révoltait le plus, c'était qu'il aurait peut-être pu se barrer de cet endroit et qu'il ne l'avait pas fait. Qu'il était venu ici s'occuper d'elle, avant de penser à son bien être et qu'il chialait en silence, ou se retenait de le faire. Elle dégagea lentement son bras avant de se relever en ramassant la serviette qu'elle avait laissé à terre pour la plier et la poser à côté de la bassine. Puis elle passa devant Mü avant d'atteindre la seule et unique fenêtre de la chambre, taillée grossièrement dans la pierre laissée brute. Elle croisa les bras - position qui la détendait - et s'adossa contre la pierre, regardant sans la voir la ville de Galway et ses routes qui se prolongeaient comme d'étroits lacets gris mal tracés entre les maisons serrées et sombres.

- S'il tu es revenu et si tu pleures, c'est parce...qu'il ne veut pas te reprendre ?

La phrase pouvait être interprétée de deux façons complètement différentes l'une de l'autre. Mü pouvait croire qu'Yria avait envie qu'il s'en aille, ce qui bien entendu était faux. Il était vrai qu'elle ne montrait pas souvent de marques d'affections envers le falmari ces temps-ci. Le travail à la mine n'y était pour rien, Yria n'était tout simplement pas affective, et il semblait que le falmari commençait à le comprendre. Néanmoins, elle avait vu dans ses yeux gris lorsqu'il l'avait saisie cet infime espoir qu'il...la prenne dans ses bras ? Hélàs, Yria n'était pas comme ça. Pas pour l'instant. Ses parents ne l'avaient pas habituée à donner de l'amour, parce que l'attachement entre les membres de sa famille était une évidence. Chacun savait que l'autre l'aimait, pas en terme d'amour, mais en terme de lien du sang, un lien puissant que personne ne peut contredire. Aussi n'avait-elle jamais serré ses soeurs dans ses bras, aussi n'avait-elle jamais été consolée par ses parents de cette manière. Elle n'en avait jamais souffert, parce que cela ne lui avait jamais manqué. Et il semblait que Mü avait été privilégié.
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MessageSujet: Re: Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)   Mer 15 Avr - 21:00

Le falmari gardait sa main plaqué sur sa bouche. Sa gorge s’était nouée et les larmes s’étaient bloquées. C’était une sensation vraiment désagréable, vraiment. Quand il pleurait il avait l’impression de déverser sa peine. Là, tout se bloquait même ses sentiments et c’était horriblement dérangeant comme horrifiant. Il n’avait vraiment pas l’habitude de ressentir tant de sentiments. ..

Il écoutât le vampire lui parler sans vraiment réagir, incapable d’émettre un nouveau un son, rien. Laissant les phrases venir titiller son esprit malmené. Mü fixait le vampire, les yeux grands ouverts, la bouche tremblante. Elle….ne se rendait pas compte pourquoi il était revenu ? Pourquoi il se sentait si mal ? Pourquoi il ne pouvait pas rester chez le maître sans être malade ? Pourquoi il ne pouvait pas rester ici en étant tout aussi malade ?
Yrïa défit son étreinte, retirant sa main de son bras. A quoi s’attendait-il ? Il savait bien qu’Yrîa était Yrïa et qu’elle n’était pas affective. Pourtant, il avait espéré que peut-être… Il avait vraiment du mal à la cerner, il y arrivait petit a petit comprenant un peu certain coté de son caractère. Il s’entêtait mais lui qui était si démonstratif et si câlin ressentait un manque très important. Le vide qui était apparu a la mort de l’homme n’avait pas été comblé par Yrïa ni apaisé et maintenant, maintenant que Yrïa se montrait toujours distance il se sentait vraiment seul…

Il la regarda s’adosser a coté de la fenêtre et regarder a travers celle –ci. Elle avait croisé les bras, elle devait être fatiguée…
Le petit falmari s’était tourné vers elle, contre le mur les doits maladroits posé sur ses genoux…

Mü la fixait intensément sans prendre garde à sa question. Puis sa voix se fit entendre plus calme, plus douce, plus timide aussi…


- Mais… Yrïa… Je ne peux pas te laisser, toi. Je ne veux pas que tu sois toute seule. Je veux m’occuper de toi, je veux être avec toi…

Il posa sa tète contre le mur, épuisé le flot de sentiment inconnu passait ou plutôt assez calmé pour le laisser pantelant.

- Je ne peux pas choisir entre vous deux… Je vous aime tout les deux même si…Ce n’est pas….pareil…

Mü serra ses jambes entre ses bras baissant les yeux devant lui. Il avait soudainement peur. Le manque de marque affective d’Yrïa le toucher vraiment et là, à l’instant où il était rempli de doute il avait peur de se fourvoyer sur tout. Il avait soudainement l’impression que lui-même s’imaginé des liens avec le vampire, des liens qu’il croyait peut-être un peu fort… Peut-être qu’il l‘emportait un peu trop au point de la tutoyer et l’appeler par son prénom c’était quelque chose d’immense pour lui, surtout quand çà venait naturellement…

Ses doits se crispèrent alors que çà s’échappait de sa bouche une phrase plus forte, plus désespéré…


- Ne me rejette pas ! Je t’en prie…ne me laisse pas…
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Yria Lëghan
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MessageSujet: Re: Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)   Sam 16 Mai - 19:20

- Te...rejetter ?!

Le tempérament d'Yria était légendairement froid, cynique et agressif, mais pas idiot. Parfois indifférente pour se protéger, elle ne put le rester devant cette supplication. La jeune Vampire arracha aussitôt son regard du paysage plongé dans l'obscurité nocturne, à l'instant même où le verbe avait franchi les lèvres de Mü, pour rejoindre le cerveau de la jeune femme. Elle pivota silencieusement, doucement, pour poser son regard sombre sur le corps frêle du Falmari. L'écho de ses paroles teintées de désespoir - si elle avait bien entendu - se répercuta sur les murs de glace de son être sauvagement torturé. Il s'en suivit un silence beaucoup trop long, tant pour Mü que pour son interlocutrice. La vérité était qu'Yria ne savait pas répondre, et elle espérait que Mü le comprenne sans qu'elle n'ai à gaspiller inutilement de la salive. Que répondre ? Elle ne parvenait, même au prix d'incroyables efforts, à remettre ses idées en place. Partagée entre colère, jalousie et déception, elle se savait incapable d'articuler correctement une phrase à la syntaxe acceptable.

Elle s'éloigna de la fenêtre toujours sans mot dire et s'approcha du lit de Mü. Sans prévenir, elle se laisa lentement choir à terre et replia ses jambes douloureuses dans une position en tailleur. Son dos à la croissance stoppée par les coups se courba légèrement, mais la faible hauteur du matelas, ainsi que sa propre taille, déjà respectable, lui permettait de distinguer Mü sans trop d'efforts. Son regard scruta les pupilles mauves mais sans éclat de son camarade de chambre. Elle y cherchait le moindre sentiment qui aurait pu la rendre encore plus jalouse. Aussi pathétique d'un être humain à cet instant, et même si elle n'en était pas consciente, Yria se faisait du mal à elle-même, se plongeant dans une séance de torture dont elle seule pourrait se sortir. Aucune joie dans ces iris juvéniles et familiers. Juste...rien. Un néant décoloré, un maelström de sentiments qui s'engouffraient dans la tête d'Yria comme si Vampire et Falmari étaient reliés par des électrodes qui leurs permettaient d'échanger leurs pensées.
Mais ce procédé était loin d'être matériel ; il s'agissait d'un don, ou plutôt d'une malédiction : la Télépathie d'Yria.


La jeune femme leva une main à la peau tendue sur les os, lacérées de cicatrices signes de son esclavage, et saisit la main de Mü, le forçant, ou plutôt l'incitant à desserrer ses mains d'autour de ses petites jambes. Leur différence de taille était impressionnante. C'était comme si elle venait de s'en rendre compte, comme si elle redécouvrait Mü...comme si...oui, comme si elle le rencontrait pour la première fois...

*** Flash-Back ***


La jeune Vampire, geste très innatendu de sa part, serra dans ses bras le tronc du Cerisier, elle le serra comme si ç'avait été un corps d'humain, un corps d'enfant, le corps de sa petite soeur de dix ans. Les larmes lui bouffaient le coeur mais elle ne voulait pas les verser, la faim lui crevait l'estomac, mais elle ne voulait plus la crier, la haine s'éteignait, et elle voulait la cracher...Puis l'amour s'allumait, flamme dans une obscurité qui ne voulait pas disparaître. Un coeur et un sang d'encre, dans un corps trop fragile pour n'avoir en lui que haine et tristesse. Car Yria était un être vivant par dessus le Vampirisme de son espèce...

- Adopte-le, Rhydaë...Fais-le venir avec nous...Il ne la remplacera jamais mais...

*** Flash-Back ***


* Fallonn...*

Yria se redressa, à genoux, pour se rapporcher du Falmari collé contre le mur. Elle s'accouda sur le matelas et sa main lâcha celle de la petite créature fébrile pour monter jusqu'à son visage, caresser sa joue froide à la peau douce, si douce qu'elle était forcément inhumaine. Evidemment.

- Tu lui ressembles tellement...Non, je ne te rejetterai pas. Je suis jalouse de n'avoir un humain qui puisse me sortir d'ici, alors que tu as cette chance. J'ai été habituée à une vie injuste depuis mon esclavage, et voir que tu refuses de t'en aller alors que tu le peux m'est juste insupportable.

Elle se leva cette fois-ci, et son front se colla à celui de Mü. Leurs visages se trouvaient si près l'un de l'autre que le souffle glacé de la Vampire pouvait sûrement se sentir sur les lèvres de Mü.

- Ce pourquoi il faut que je m'en aille. Je ne peux plus vivre ici. La révolte des Vampires est proche...

Non désireuse d'effrayer le Falmari, même si c'était ce qu'elle faisait la plupart du temps, elle se retira.

[color=red]- Aller, viens dans mes bras.
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Date d'inscription : 19/09/2007

Feuille de personnage
Statut du joueur: Actif
Position du personnage: Neutre

MessageSujet: Re: Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)   Jeu 11 Juin - 19:51

La peur soudaine d’être rejeté. Elle avait envahit son corps comme un frisson froid et agressif. Il n’arrivait pas à comprendre le vampire. Bien que souvent apeuré et surpris par ses actions, il s’était tout de même attaché à elle, croyant naïvement que c’était réciproque. Mais le doute écrasait soudainement son cœur inquiet par la réaction de son ancien maître. La crainte soudaine d’être rejeter par tous ceux qu’il aime, par ses repères...

Le silence durait. Ses mains continuaient de tenir fermement ses jambes, ses yeux fixaient devant lui. Il ne faisait rien pour briser le silence lourd. Il avait peur que tout empire, que tout déraille…

Les froissements de tissus lui firent prendre conscience qu’Yrïa se déplacer. Son corps maltraité se courba face à lui. Elle replia ses genoux craquant sous elle pour pouvoir observer les yeux éteints de Mü. Celui-ci sentit une main chercher la sienne. Alors, il relâcha timidement son vêtement laissant la grande main le saisir dans un silence troublant…
La main d’Yrïa lui paraissait tellement abimée, couturée, blessée. Des calles recouvraient sa paume à cause du travail dans la mine. Sa propre main, petit menotte tenue par une main d’adulte lui parut comme venu d’un autre monde. Petite, blanche, sans aucune trace, elle lui donnait l’impression d’être fantomatique… Pourtant c’était la main d’Yrïa la plus blanche, la plus éteinte mais à l’instant présent elle paraissait plus réelle que la sienne…

Sa main fut relâchée et Yrïa déplaça ses doigts. La grande main torturée caressa sa joue doucement. C’était si soudain, si troublant. Le vampire ne lui montrait aucunes marques d’affection, froid et déstabilisant. Mü, surpris, troublé et à fleur de peau était incapable de réagir seule sa lèvre commençait à trembler.

Le falmari baissa les yeux quand elle lui avouait être jalouse car, lui, avait la chance d’avoir un homme pouvant le sortir d’ici. Il s’était retiré, il était lâche, il ne le niait pas mais…


- Je ne peux pas te laisser seule…

Soudain, une proposition. Le falmari restât statue pendant une seconde avant que ses yeux reprennent un peu vie, qu’un sourire maladroit vint fleurir sur ses lèvres tristes.
Comme approchant un animal sauvage il passa doucement ses bras autour des épaules froides et entraînât le vampire dans une étreinte timide…




*~~~¤~~~~*~*~*~~~~¤~~~*




Trois jours s’étaient écoulés dans un train-train quotidien, seul les pensées perdues et tristes de Mü étaient toutes chamboulées. Il tentait de se montrer fort, comme Yrïa mais…. Il ne faisait que tenter de rien montrer. Au fond de lui les sentiments nouveaux continuaient se le malmener, trouble, crainte, honte, envie… Rajouté à cela la maîtresse qui l’interdisait de sortir depuis qu’il était rentré si tard. Mais quoique cela lui en coûte il partirait demain pour retrouver le Maître O’Reilly. Le besoin oppressif de le voir, le sentir, le toucher, se faire pardonner, mais, en même temps, il avait peur, vraiment peur de ce qui pouvait advenir…Il devait faire en sorte que tout se calme en lui sinon, sinon il ne sentait pas de vivre ainsi…

La journée passa. La falmari s’était occupé de ses devoirs, la maison, le jardin, attendant avec impatiente les quelques heures où Yrïa et lui seraient ensemble. Où il pourrait recherchait le courage pour demain…

A l’instant présent Mü marchait dans le hall. La sonnette avait retentit et il avait dut quitter le vampire. Il se frotta les yeux avec ses poings étouffant difficilement un bâillement… La sonnette retentit une nouvelle fois avec impatiente… Alors le petit falmari se dépêcha d’ouvrir la porte… Il écarta le pan de bois pour tomber sur un homme accompagné de deux autres très grands et très larges…
Mü leur souhaitât le bonjour après avoir déglutit difficilement. Ces gens lui faisaient peur…


- Je…Je vais chercher la maîtresse…

Il se retourna dans la ferme intention de chercher la Maîtresse Rhydaë mais il ne put faire un pas son bras fut prit en étau, pas très fort mais bien fermement… Il poussa un petit cri de surprise quand il fut entrainé devant le premier homme, trébuchant légèrement… Son menton fut prit entre des doits et on lui obligeât à tourner la tète sur le coté, une main passa dans ses cheveux comme pour les tester…
Un frisson parcourut son petit corps paniqué alors que cette scène lui rappelait le moment où il avait dut quitter son premier maître, Monsieur Brosky…


- Celui-ci pourra rapporter beaucoup…

Son cœur rata un battement. Non ! Non ! Il devait aller voir son maître, il ne voulait pas être vendu à quelqu’un d’autre…

- Non ! Non ! Lâchez-moi ! LACHEZ-MOI ! JE NE VEUX PAS !

Mü se mit à se débattre tentant de s’échapper à la poigne qui le maintenait fermement. Mais ses pieds décolèrent subitement du sol alors que d’un seul bras le grand homme le maintenait en l’air, son bras passait en travers de son torse et plaqué contre celui de l’homme…

- LAISSEZ-MOI ! Yrïa ! YRÏA !!!

Battant des pieds il cogna contre une petite table qui s’écrasa au sol avec le vase qu’elle supportait…
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MessageSujet: Re: Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)   

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Fuir pour un destin sans avenir... (PV: Yrïa...)
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