Muileata : Diamond Mine


 
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 Gaïa Healey

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Gaïa Healey
Loup sauvage et solitaire
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Féminin Nombre de messages : 34
Age : 25
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MessageSujet: Gaïa Healey   Sam 20 Juin - 2:03

Nom : Healey
Prénom : Gaïa
Sexe : Féminin
Age : 23 ans
Nationalité : Irlandaise
Pouvoir : Ses ongles ont la faculté de se transformer en griffes acérées
Sexualité : Bisexuelle
Age au quel votre personnage est devenu esclave : Esclave de naissance
Comportement avec son maître : Rebelle est un mot bien faible pour qualifier le comportement de Gaïa à l'égard de son Maître. Fière et réfractaire à toute forme d'autorité, elle donnera sans doute du fil à retordre à son Maître, particulièrement si celui-ci est un homme...

Description physique :
Sauvage.
Semble-t-elle inoffensive à première vue? Sûrement pas.
Une longue silhouette élancée, fine et gracieuse marche au milieu des débris, que cherche-t-elle? Ses yeux scrutent les environs, d'un bleu éclatant et profond. Perçant et mystérieux, une lueur sauvage brille au fond de ce regard emprunt d'une sensualité inhumaine et presque malsaine, un regard d'autant plus profond et secret qu'il est encadré par de longs cils noirs...Ses yeux, envoutants et troublants, sans doute la première chose qu'un inconnu regardera chez elle tant son emprise est grande.
Mais ils ne seraient probablement pas ce qu'ils sont sans cette chevelure chocolatée retombant sur ses yeux qui encadre ce visage fin et symétrique. Désordonnée et négligée par son propriétaire, elle ne fait qu'accentuer d'avantage le caractère animal et bordélique du vampire.
Son nez, légèrement en trompette et suivit de près par une bouche aux lèvres pulpeuses et exquises, dont la couleur rose est renforcée par sa peau, pâle, lisse donnant l'apparence d'une peau de porcelaine, douce et froide, une apparence hélas bien réelle. Une froideur contrastant avec le regard de braise de la jeune femme, destructeur et habité par la mort.
Un vampire? Si sa peau et cette allure inhumaine ne vous ont pas encore frappé, vous n'en douterez plus une seconde en observant ses canines, plus tranchantes qu'une lame de rasoir, une arme fatale qui n'est pas sans utilité puisque Gaïa se fera toujours un plaisir de planter ces crocs au creux de votre épaule pour se laisser bercer par la volupté de ce séduisant breuvage. Vous aurez peut-être l'occasion d'entendre également sa voix, suave et charnelle, mais toujours monotone, laissant rarement transparaître ses émotions pour préférer le détachement.
En ce qui concerne ses goûts vestimentaire, on ne peut pas dire qu'elle en ait réellement, jouant de son apparence pour infiltrer les infrastructures humaines et se fondre dans la masse pour mettre à exécution les plans du réseau terroriste. Alors pour définir son style vestimentaire, quand elle ne se met pas dans la peau d'un personnage, elle préfèrera les vêtements simples et décontractés, même si il n'est pas rare de la retrouver en sous vêtements sous son toit, laissant à découvert ce corps aux courbes féminines, finement musclé marqué une cicatrice de 7 cm traversant son épaule. On remarquera également entres ses cuisses différentes cicatrices à peine visibles, résultant de diverses brûlures.
Une beauté glaciale en somme, dissimulant derrière ce regard fulminent une bestialité sans scrupule.


Description psychologique :
Un loup solitaire.
Si Gaïa fuit le contact relationnel, c'est pour une raison bien simple, elle n'a confiance en personne, si ce n'est en elle même. Ne se fiant qu'à son instinct, les autres ne sont que des pions qu'elle utilise si besoin est. Non pas qu'elle se montre désagréable, non, elle peut même parfois être extrêmement avenante, mais tout ceci n'est qu'apparence. Gaïa, tout en évitant de se faire des ennemis, se fiche éperdument d'autrui, lui portant toujours un regard intéressé. Egoïste? En effet, un des nombreux traits de sa personnalité. Mais si elle reste un vampire assez solitaire, secret et individualiste, elle n'en est pas moins fière et gonflée d'orgueil, très pointilleuse quand il s'agit de sa dignité. Fière et impulsive, ne vous avisez pas de la mettre ne serait-ce qu'en "cage" ou l'humilier, sa rancoeur serait telle qu'une erreur de votre part, une faille pourrait vous être fatal.
C'est également une jeune femme qui ne supporte aucune l'autorité quelle qu'elle soit. Liberté et indépendance, voilà ses mots d'ordre, deux principes qui contredisent
fâcheusement la condition actuelle de son espèce, ce qui justifie sans doute son appartenance à la Résistance, seule alternative qu'elle ait trouvé pour échapper à l'esclavage tout en luttant contre. Elle hait les humains, les méprisent, et c'est pour cette raison qu'elle n'hésite pas une seconde à appuyer sur la gâchette, même quand il s'agit de tirer sur un enfant. Elle agit sans scrupule et s'arrange pour mettre de côté toute culpabilité. Dangereuse au sens propre du terme, c'est un loup pour l'Homme, dominée par une haine antérieure et destructrice qui lui a rongé l'existence. Un mal qu'elle a refoulé pour se livrer à la vengeance, devenu indifférente au monde qui l'entoure. D'une apparence calme, détrompez-vous, des passions dangereuses et des intentions malsaines peuvent bouillir derrière ce masque de tranquillité. Secrète, ses pensées sont bien souvent insondables, même pour un télépathe qui ne verra en elle qu'un tas fouillis d'informations désordonnées, reflet d'une personnalité complètement éclatée. Un bordel monstrueux, qu'elle même peine parfois à comprendre. Un atout en soi, puisque toute information reste bien gardée.
Animal farouche encore indompté, elle garde malgré tout une certaine sensibilité, et ce, même si elle la réprime en permanence. Comme un chien hargneux qu'on aurait abandonné, elle erre parmi ses congénères sans s'y assimiler complètement, aveuglée par son ressentiment envers l'espèce humaine qu'elle aimerait voir disparaître.
A l'aise avec les armes à feux, qu'elle manie à la perfection, c'est aussi une grande adepte des armes blanches et du poison, selon elle une valeur sûre. Et pourtant, si elle se complaît dans cette vie, projetée sans cesse au milieu du feu de l'action, elle apprécie également le calme et la tranquillité, ces moments sacrés où elle se retrouve avec elle-même, observant le ciel au milieu de l'obscurité. Une tranquillité qu'elle trouve hors de chez elle, puisqu'elle cette "piaule", elle ne l'utilise que pour dormir. Que pourrait-elle y faire d'autre? Véritable décharge publique, mêlant à la fois vêtements, armes, bouquins voit même de la nourriture, elle ignore ce que peut signifier le mot "organisation". Ou peut-être en est-elle tout simplement incapable, elle ne le sait pas elle-même.
Détachée et indifférente à son environnement, cette femme n'a goût à rien, si ce n'est peut-être au calme. Taciturne, n'espérez pas la voir déblatérer de longues phrases à ne plus en finir, elle déteste parler pour ne rien dire, puisque ceci, n'a, du coup, aucune utilité.
Un diamant brut, qui reste à polir...



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Dernière édition par Gaïa Healey le Jeu 25 Juin - 2:38, édité 3 fois
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Gaïa Healey
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MessageSujet: Re: Gaïa Healey   Jeu 25 Juin - 2:23

Histoire :

Innocence



Un cri retentit au fin fond des sous sols du manoir...Une naissance, le premier nouveau né de la maison, déjà voué à une existence de servitude. Pourtant, le bruit s'estompe bien vite, remplacé par un cri de désespoir, accompagné par des exclamations de surprises.
En bas, dans le quartier réservé aux vampires de la propriété, un bébé a cessé de brailler, étranglé par les mains de sa mère, cette même mère qui l'avait porté neuf mois durant.
Les autres esclaves s'agglutinent autour et détachent le nourrisson de leur congénère en proie à une folie furieuse, sur le point de commettre l'irréparable. Personne ne semble comprendre, et pourtant la mère, meurtrie par l'effort continue de crier tant qu'elle le peut, un cri désespéré qui retentit jusqu'aux oreilles du Maître de la maison, sourd à cet appel tonitruant s'élevant tout droit de l'enfer.

La petite fille respire encore, elle braille, déjà guidée par ce merveilleux instinct de survie qui lui sauvera tant de fois la vie dans le futur.
Une première approche du monde, un monde fermé, obscur et dangereux. Par chance, ce nouveau né qu'on identifiera plus tard sous le nom de "Gaïa", encore aveuglé par cette luminosité si vive ne pu réaliser à quel point cet environnant pouvait être hostile.
Une bouffée d'oxygène douloureuse
Des cris assourdissants
Une étreinte mortelle

Une venue au monde comme on en voit rarement...



Initiation




Gaïa, huit ans.
Huit années ont passé, le nourrisson est devenu aujourd'hui une fillette aux traits semblables à ceux de sa mère. De magnifiques yeux saphir délimités par de longs cils noirs qui se confondent avec cette longue tignasse brune qui orne sa tête. Aujourd'hui est un grand jour...
Dissimulée aux yeux du monde depuis son arrivée au monde, élevée exclusivement par le falmaris qui occupait les lieux, la fillette allait enfin rencontrer celui qu'on appelait le Maître.
Les yeux encore enfantins et bercés d'illusions, elle allait faire son entrée dans le monde, une entrée bien tardive ayant lieu selon les exigences du Maître, dont la perversion dépassait l'entente.


"Approche..."

Les yeux de l'ingénue se levèrent vers le vieil homme, à la fois surpris et révulsés par tant de laideur. Gaïa ne connaissait rien du monde, si ce n'était June, le falmaris qui l'avait élevé à la place de sa mère qu'elle n'avait jamais revu depuis la scène qui avait suivi sa naissance. Sa mère? Personne n'en parlait, pas un esclave n'énonçait son nom, ni June qui évitait les sujets délicats. La fillette n'avait pas de mère, seulement une nourrice et un Maître qu'elle ne connaissait que par le biais d es éloges des esclaves, sans doute sous surveillance...
Le visage émacié de l'Humain lui souriait, un sourire qu'elle n'avait eu l'occasion de voir, un regard malveillant qu'elle interpréta pourtant comme de la bienveillance. Elle s'avança alors vers cet Homme qu'elle servirait dorénavant, jugée comme assez mature pour répondre aux demandes du Maître. Considérée par les autres esclaves comme une privilégiée et longtemps ignorée, elle avait pris conscience de sa future fonction il y avait à peine quelques minutes, avant cette vil entrée en scène. Contrairement à ses congénères, son Maître lui réservait un autre sort que celui de travailler aux mines. Elle, allait rester au manoir et répondre à ses différentes demandes, une sorte de boniche en somme, voir bien plus.


"Gentille fille..."

La fillette, sentit les main rugueuse du vieil homme caresser sa joue puis glisser le long de son cou pour effleurer ses courbes enfantines. Gaïa ferma les yeux à ce moment là, se libérant de cette image de laideur pour assimiler cette main à celle de June, en vain, le dégoût persistait. Pourquoi? Pressentait-elle inconsciemment ce qui l'attendait?

Un mois avait passé. La vampire ne dormait plus dans les sous sols mais avait sa chambre, elle était à présent plus proche de sa "mère", June, qui habitait les appartements du manoir, comme elle. Et pourtant, c'était différent. Ses tâches se résumant à suivre au doigt et à l'oeil son Maître, elle n'avait au final que peu, voir pas de temps à se consacrer. Les autres vampire de la maison la haïssait au moins au tant que le falmaris, deux esclaves aux privilèges exceptionnels, cependant Gaïa ne se satisfaisait pas sa condition. Déjà à cet âge là, la liberté lui manquait... Ou plutôt un sentiment inconnu naissait en elle, celui de la frustration. Ces privilèges qui se résumaient à une chambre et un confort matériel ne lui suffisaient pas, elle n'avait que faire de tout cela...

Ce soir là, Gaïa restait assise au pied de son lit, les lumières éteintes. Elle attendait quelque chose, quelqu'un.
Le vieil homme fit alors son apparition, ouvrant doucement la porte, impatient de prendre possession à part entière de la fillette. Une fillette tremblotante, redoutant la suite en silence, les yeux déjà mouillés n'osant regarder ce visage voir même ce corps qui la répugnait tant. Elle sentait déjà ses mains se poser sur son corps nu, caresser ses cheveux, tout en lui murmurant des mots qu'elle aurait préféré ne jamais entendre. Elle avait la nausée, mais elle ne devait pas...Elle ne devait pas...Avait-elle peur? Elle était pétrifiée, elle aurait voulu s'enfuir, s'enfuir loin. Un doigt...Deux s'immisçant au coeur de son intimité, suivit d'un coup de griffes que le vieil homme esquiva, le bras frêle de son esclave entres les mains. La fillette laissa échapper un cri, avant de se taire, frappée de plein fouet par une gifle. S'ensuivit une lutte acharnée qui fut vaine...
Gaïa garda les yeux levés vers les cieux cette nuit là, observant ce plafond blanc obscurcit par l'absence de luminosité, tandis qu'on brisait en elle toute illusion, réduisant en poussière tout amour-propre. Elle n'était rien, seulement un jouet entre les mains d'un Humain...
Les humains... Elle les détestaient déjà.

Réveil à 6 heures le lendemain, elle devait préparer le petit déjeuner. Assise sur son lit, Gaïa restait immobile, meurtrie par les coups de la veille et par ce membre étranger qui avait violemment forcé son intimité plus tôt. Le regard terne, toute once d'innocence semblait s'être envolée. Il n'y avait plus rien. Seulement du dégoût qui allait plus tard se transformer en haine.

June lui conseillera plus tard de se laisser faire, de laisser ce corps à disposition du Maître, et qu'elle verrait qu'un jour, au fil du temps, cet acte si répugnant finirait pas devenir plus agréable. Gaïa ne comprit jamais la décision de June, qu'elle avait autrefois élevée sur un piédestal. Elle, ne pu s'y résoudre.



Dépravation



Gaïa, 12 ans.

Quatre années ont passé depuis, mais rien ne semble avoir changé, si ce n'est la violence de ses ébats. L'ingénue a disparue, reste seulement une coquille vide, vidée de ce qui la remplissait autrefois, c'est à dire l'illusion.
Muette, elle ne parle plus que pour crier et pleurer. Elle a aujourd'hui nié le falmaris comme étant sa mère, la réduisant à l'état de simple étrangère, ayant perçue son inaction comme une trahison. Elle ne pu pourtant pas l'éviter bien longtemps. Elle devait non seulement lui pomper le sang chaque semaine, mais leur Maître, poussant toujours plus loin le degré de perversion de leur ébats, avait fini par les rassembler autour de lui, obligeant l'une à assister au viol de l'autre.
Il avait ainsi traîné Gaïa dans la chambre du falmaris, comme pour l'inciter à apprendre de ce viol qui se faisait en douceur... Pourquoi s'acharnait-elle à le repousser? Ils combattaient à armes inégales et pourtant...
June se laissait faire, telle une poupée sans vie... Ce qui ne fit que renforcer l'animosité de la vampire à son égard.
Elle la dégoutait.

La haine...
Elle haïssait ce manoir et ses habitants.
Une colère grandissante, destructrice qui avait rapidement remplacé l'esprit candide de cette fillette qui n'avait encore rien vu du monde. Et que connaissait-elle encore aujourd'hui? Elle n'était jamais sorti du manoir.


Le jugement dernier



Même année. La fillette nourrit sa haine un peu plus tous les jours pour son Maître. Tous les vampires étaient-ils traités de la même manière? Battue parfois à mort et régulièrement violée, elle imaginait le monde à travers ses propres yeux, rien de bien joli en somme. Il y avait bien sûr la télévision, une source d'information intéressante qui inculquait au vampire des valeurs et des connaissances fondamentales qui lui étaient inconnues jusqu'à maintenant, cependant, les vampires n'ayant élu domicile qu'en Irlande, il était difficile de recueillir quoi que ce soit à ce propos, si ce n'était des flash infos de la chaîne locale sur les attentats qui avaient régulièrement lieu...Des attentats qui ne la frappaient pas à l'époque, sans savoir qu'un jour, elle en serait l'auteur.
Animée par une bestialité et une haine inhumaine, elle n'attendit pas de grandir pour se salir les mains.

12 décembre
Disparition de June signalée tôt dans la matinée. Rien ne laissait pourtant présager une tentative de fuite. Hélas, le Maître en devint fou de rage, pour le plus grand désespoir de Gaïa qui redoutait toujours autant ses sautes d'humeurs, toujours plus violentes.
Aussitôt la couche du falmaris découverte vide, l'homme avait jeté son dévolu sur son esclave occupée aux cuisines, cherchant des réponses qui de toute évidence, n'allaient certainement pas venir de la fillette, trahit elle aussi par la créature. Une fuite qui signifiait sa mort prochaine, à elle et celle des autres esclaves, tous juste rentrés des mines.

Des assiettes et une ampoule brisée, sans parler des dizaines de verres éclatés gisant sur le sol carrelé de la cuisine, sous le regard terrifié des cuisiniers résultèrent de cette colère, avec au milieu, la vampire, ayant finit pas tomber à la renverse sur le sol, sentant de multiples morceaux de verres déchirer son épiderme.
C'était sa faute, qu'il disait. Elle savait où elle se trouvait, qu'il disait encore, avant que la fillette ne comprenne ce qu'il s'était réellement passé, se sentant tout aussi trahit que lui. Comment pouvait-il lui reprocher de ne rien savoir? Il l'attrapa alors par le col, avant de la jeter contre une étagère, du haut de laquelle des plats tombèrent pour s'écraser sur la tête de la jeune fille, se protégeant tant bien que mal des coups qu'elle recevait.
Qu'avait-elle fait pour mériter tout cela? Rien. Une injustice qui restait incomprise aujourd'hui encore, du moins jusqu'à ce qu'elle ne justifie finalement son sort par sa nature même, c'est à dire son espèce et sa condition d'esclave. Elle n'était rien de plus qu'un objet duquel on disposait, voilà tout. Une injustice d'autant plus grande qu'elle la trouvait aberrante, elle n'avait rien demandé, et elle se faisait frapper avec une violence sans nom. Il lui cria de la lui ramener, avant de la prendre par les cheveux, à cette époque longs pour la traîner sur le sol coupant jusqu'au sous sol, arrivant à bon port par miracle, sans aucune fracture. Elle s'en tirait avec seulement quelques hématomes et de multiples coupures...Quelle aubaine.

Il enchaîna alors les mains de l'esclave au mur, lui promettant qu'il la détacherait aussitôt qu'elle lui aurait avoué son crime et la localisation de son falmaris si cher à son coeur, une marchandise dans laquelle il avait beaucoup investit, et à qui il attribuait aujourd'hui une valeur sentimentale.
Évidement, Gaïa n'en savait rien, mais aveuglé par sa fureur, le Maître ne l'écoutait plus...Déjà impulsif de nature, c'était le ponpon.

De longues souffrances s'en suivirent, durant plus de trois jours, ligotée dans cette pièce sombre et lugubre, dont les murs et le sol étaient à présent imprégnés de son sang. Rien n'y faisait, la torture était inutile, elle restait muette. Elle retiendra de cet épisode de jolies brûlures entres les cuisses, causées par les multiples cigarettes fumées de son Maître, qu'il se faisait un plaisir d'éteindre sur sa peau pâle et jusqu'à aujourd'hui sans imperfection.
Le troisième jour, elle entendit des cris en provenance du rez de chaussé, des cris familiers, ceux du falmaris qui s'était échappé plus tôt. C'était la première fois que Gaïa entendait June crier ainsi, un cri enragé et déchirant qui s'opposait fermement à son Maître avec lequel elle s'était pourtant montrée si docile jusqu'à aujourd'hui.
Les cris cessèrent, un corps s'affala au sol. Elle était morte.

Elle ne reçut pas de visite ce jour là, et l'appel de la faim se faisait terriblement ressentir. L'avait-il oublié dans son chagrin? Car elle en était persuadé, la mort du falmaris l'avait affecté, cela ne faisait aucun doute...
Dans la nuit, des cris perçants retentirent au fin fond des sous sols vides, la fillette pleurait et appelait à l'aide, chose qu'elle n'avait jamais fait jusqu'à présent. Elle essaya de se défaire de ses chaînes, en vain, les griffes étaient inutiles, tout comme ses crocs.

La matin même, son Maître lui rendit visite... Il la cru morte, affalée sur le sol, semblant inconsciente. L'esclave releva alors la tête, les traits déformés par la haine et la fureur avant de porter un coup de griffe à sa première victime humaine. Sa persévérance n'avait pas était vaine finalement...Et malgré la fatigue et sa faiblesse physique, une force insoupçonnée la maintenait encore debout, une force surhumaine et animale, qui la poussa bientôt à lacérer le corps du vieillard de coups de griffes, pour finalement rendre le corps méconnaissable, déchiqueté à la manière d'un animal sauvage, cet animal grondant qui sommeillait depuis si longtemps en Gaïa...
Elle goûta au sang humain cette nuit là, un nectar doux et délicieux mais qui restait bien fade à côté de celui de June...June était morte...

Elle aussi fui cette nuit là, mais ne revint pas.
Gaïa Healey, 12 ans, accusée du meurtre de Johnatan Felton.
Toujours recherchée...



Renaissance



Gaïa 19 ans.
Sept longues années pendant laquelle l'esclave affranchie a fui les humains et s'est exilée dans la forêt, où elle fit plusieurs rencontres fortuites qui la guidèrent jusqu'à la Résistance. Un long exil pendant lequel elle apprit beaucoup sur le monde, mais peu sur ses habitants, fuyant toujours le contact relationnel, aussi bien avec les humains qu'elle haïssait, qu'avec les vampires qui lui étaient étrangers.

Devenue taupe au service des réseaux terroristes, elle a appris pourtant à fausser ses impressions et ses expressions au service de la destruction, infiltrant un lieu pour y déposer sans crier gare, et sans le moindre obstacle un micro, ou même une bombe. Elle se sert aujourd'hui exclusivement d'armes à feux, et fait souvent parti de ces groupes dit "violents" qui affichent leur désaccord avec la politique d'esclavage actuelle.

Toujours plus ou moins recherchée pour le meurtre de son Maître, elle n'utilise jamais son vrai nom et collectionne les fausses identités. Elle n'a pas non plus de logement propre, mais loue des chambres plusieurs semaines ou plusieurs mois sous un faux nom.

Un nouveau genre de SDF, fier de sa condition et au service de la destruction.
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Alexis Merëgreen
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MessageSujet: Re: Gaïa Healey   Jeu 25 Juin - 2:58

Fiche parfaite et validée! Je file t'attribuer ton rang!

Juste par curiosité, d'où vient le personnage ou quel est l'artiste de ton perso (enfin je suppose, pr avat/dépravation et jugement dernier)?
Réponse par mp ou dans la partie flood?

Tu peux déjà aller poster une demande de maitre(?) ou de rp en tout cas ^^
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MessageSujet: Re: Gaïa Healey   

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