Muileata : Diamond Mine


 
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 Pluie et Accident

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Eirnol Von Heizt
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MessageSujet: Pluie et Accident   Mer 26 Sep - 23:53

>> Vieille Ville, Fleuriste

Eirnol fit sortir la jeune fille et la guida rapidement vers son bureau. Il ouvrit une penderie et lui désigna une porte:

"Vous prenez les vêtements que vous voulez, ça ne me pose pas de problème. Faites attention à la transparence tout de même. Il y a une douche ici, personne n'entrera, je vous l'assure. Vous êtes en sécurité. Si vous voulez sortir, la porte là bas donne sur le parc, la clé est dans ce tiroir. Faites attention aux grilles qui entourent le parc, elles sont électrifiées. Je suis désolé de vous laisser ainsi, Mademoiselle. Est-ce que ça va aller ?"

La pièce autours d'eux était un immense bureau. On y trouvait, pièce centrale de l'aménagement, la table de travail du directeur, couvert de dossiers en cours et derrière une grande armoire ouverte contenant une quantité affolante de document. Une partie de la pièce était organisée comme un petit salon de réception pour les réunions avec des hommes importants. C'était là qu'était la porte donnant sur le parc. Une autre partie, séparée par un paravent, était organisée comme une petite chambre d'appoint avec lit, penderie et salle de douche. C'était entre les deux pièces que se trouvait le petit meuble contenant la clé du parc. Toute la pièce était envahie de Chrysanthèmes.

Eirnol attendit que le jeune femme lui réponde (par mots ou par gestes) et il partit rejoindre ses hommes qui, anxieux, l'attendaient pour débloquer la situation.

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Sylvane Lothiriel
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MessageSujet: Re: Pluie et Accident   Sam 29 Sep - 22:29



Aux paroles de l’homme, je détournais la tête, rougissant violement. Mais j’étais au moins rassurée sur un point. Si il ne s’était pas offusqué du ton respectueux que j’avais pris et des paroles tellement… - je ne trouve même pas de mot - que j’avais prononcées, il n’avait pas non plus affiché un air réjoui ou triomphant. La preuve qu’il n’était pas le genre de maître prêt à tout pour se faire respecter et craindre de ses esclaves… Lorsqu’il me dit qu’il devait appeler – comment ça d’ailleurs appeler, j’ignorais parfaitement de quoi il parlait, mais bon… - son travail avant de faire un choix. Je hochais silencieusement la tête, détournant à nouveau le regard. Qu’il fasse ce qu’il veuille. Je pouvais parfaitement me passer de vêtements, cette robe me convenait parfaitement, hormis le fait qu’elle était mouillée. Essayant de ne pas trop porter intérêt à ce qui se passait lorsqu’une voix inconnue résonna de nulle part, je sursautais légèrement, surprise, avant de me calmer et de détourner à nouveau la tête. J’ignorais si cela le gênait ou pas, mais je n’aimais pas montrer ma curiosité – et mon manque de savoir – par rapport à quelque chose que je ne connaissais pas. Et l’on m’avait appris à ne pas écouter une conversation lorsqu’elle ne me concernait pas. Ce qui était le cas.
Néanmoins, je saisis quelques bribes de cet échange – je n’allais tout de même pas me boucher les oreilles, il ne fallait pas exagérer non plus – et affichais un air légèrement surpris en écoutant l’allusion à l’incident. Et surtout en voyant le visage, soudainement grave et soucieux, d’Eirnol. Dont le comportement m’arracha un cri de frayeur. La voiture venait de prendre une vitesse respectable et s’engageait sur une longue route bordée d’arbre et entourée de collines et de verdure. Ma main agrippa le siège dans un réflexe instinctif, tandis que j’inspirais profondément, encore sous le choc. Bon. Il faudra que je m’habitue à ça apparemment. Car, d’après le jeune homme, j’irais souvent à la mine avec lui, – si je le désirais, et bien sûr que j’en avais envie ! Qui serait assez fou pour rester enfermé alors que l’on avait la possibilité d’aller au-dehors ? – ce qui signifiait logiquement emprunter cette route et cette… voiture. J’inspirais une nouvelle fois avant d’ouvrir les yeux, et de hocher la tête à ses paroles, une fois de plus. Esquissant un léger sourire à son égard pour lui montrer que cela m’importait peu. Dieu que je me souciais de ces vêtements ! Les humains attachent décidément beaucoup de valeurs à des objets si futiles… Toutes ces excuses pour des bouts de tissus… Tout ce qui comptait pour moi, c’est que, dans quelques instants, je serais libre, libre ! Vêtements ou pas vêtements. Enfin libre… façon de parler disons.

Au bout de quelques minutes de route, nous arrivâmes devant ce qui devait être la fameuse mine. Un éclat de curiosité et de respect dans le regard, je sortis de la voiture, mais je ne pu observer longuement l’endroit, car déjà, Eirnol m’entraînait à l’intérieur du bâtiment. Les couloirs défilaient, et, avec une certaine angoisse, je me demandais où il m’emmenait. Car je n’avais pas envie, mais alors vraiment pas envie de me retrouver au fond des galeries. D’autant plus qu’elles devaient être infestées de – je déglutis – vampires…
Alors, lorsque nous déboulâmes finalement dans un grand bureau, gigantesque bureau même. Je ne prêtais pas vraiment attention au meublement et à l’aménagement de la pièce, car mon regard était captivé par autre chose. Des fleurs. L’endroit était envahi de fleurs. Des chrysanthèmes. Partout. L’œuvre de sa précédente falmari… ? Sûrement… Je ne pense pas qu’il ai choisi lui-même d’orner son bureau de la sorte. Cela m’aurait paru assez étonnant.

Alors que j’observe à présent le jardin que l’on pouvait voir à travers les baies vitrées du petit salon qui jouxtait la pièce, une lueur d’impatience et d’envie dans le regard, la voix de l’homme retentit – une fois de plus -, me faisant légèrement sursauter. Me tournant vers lui, je l’observe silencieusement, un air attentif sur le visage.


"Vous prenez les vêtements que vous voulez, ça ne me pose pas de problème. Faites attention à la transparence tout de même. Il y a une douche ici, personne n'entrera, je vous l'assure. Vous êtes en sécurité. Si vous voulez sortir, la porte là bas donne sur le parc, la clé est dans ce tiroir. Faites attention aux grilles qui entourent le parc, elles sont électrifiées. Je suis désolé de vous laisser ainsi, Mademoiselle. Est-ce que ça va aller ?"

Oh. Oui. Oui oui oui oui, bien sûr que cela allait aller. J’étais libre d’aller et venir à ma guise dans cet immense parc, que demander de mieux ? Je hoche doucement la tête, un grand sourire aux lèvres, un air radieux sur le visage.

- Merci… Murmure-je, essayant de contenir ma joie.

Et, à peine sort-il du bureau que je me précipite vers le petit meuble où se trouve la si précieuse clef. Ouvrant vivement le tiroir, je me saisis de l’objet métallique, folle de jkoie, avant de l’introduire dans la serrure de la porte et de pousser celle-ci.

Aussitôt, je suis saisie par le souffle du vent, le chant des oiseaux. L’odeur de l’herbe, des arbres, des fleurs. Enfin… Je ne me suis ni douchée, ni changée. A quoi bon ? Je ne suis pas sale, je me suis lavée ce matin. Et ma robe est déjà sèche. Donc, à moins qu’il ne me l’ordonne, je ne le ferais pas. Ou du moins, pas tout de suite. En ce moment, je suis trop plongée dans mon bonheur pour y songer. Lentement, je fais un pas, puis deux. L’herbe humide, gorgée d’eau de pluie, s’aplatit à peine sous mes pieds nus. Joie. Bonheur. Ivresse. Comme pourrais-je décrire cela ? C’est tellement puissant. Si indescriptible. Magique… Doucement, je me laisse tomber à genoux sur le sol. Tant pis pour la robe. Le visage levé vers le ciel, j’inspire avec délices l’air pur qui s’offre à moi, les yeux clos, un air serein sur la figure. Pendant ces quelques instants, j’oublie tout. Mon village, les marchands, Eirnol, cette ville… Je ne suis plus qu’une plante, une fleur parmi les autres, perdue au beau milieu de cette nature luxuriante. Rien qu’un simple lys blanc…



J’avais presque oublié tant il était agréable de prendre forme végétale. C’était comme une renaissance, à chaque fois. L’on oublie tout, l’on ne sait plus rien. L’on se contente de… vivre, exister, simplement. Profiter du vent, de la pluie, et du soleil. Rien d’autre… Une vie paisible, en somme… Naturelle, tranquille. Je me sens si bien…

Au bout d’un long moment – trop court à mon goût -, je finis tout de même par reprendre forme humaine. L’on ne sait jamais, si Eirnol m’attendait ? Et puis, rester trop longtemps sous forme végétale n’est jamais bonne chose. A force de trop se plaire dans l’oubli et la sérénité, l’on risque de s’oublier soi-même, et de demeurer à jamais sous cette forme. C’est pourquoi, à regret, je me relève lentement, prise d’un léger engourdissement, comme si je venais de m’éveiller d’un long sommeil. La tête me tourne. J’ai si froid tout à coup…
Quittant lentement le parc, je rentre à nouveau dans la pièce où m’avais entraînée le jeune homme, pour tenter de trouver quelque chose à ma taille dans sa penderie. Autant lui faire plaisir… Il tenait manifestement à ce que je me change. Je tâcherais donc de ne pas le contrarier, du moins pas tout de suite. Je finis finalement par trouver ce qu’il me fallait, et, sans perdre de temps, me dirigeait vers la pièce qui m’avait indiquée comme « la salle de bain ». J’ignorais exactement ce que c’était, mais bon, il fallait bien que l’un de ces endroits soit celui où je devais me laver, non ?

[…]

Quelques instants plus tard, je ressortais de la douche, les cheveux encore humides, certes, mais propre, vêtue d’une simple chemise de coton blanche et d’un pantalon en toile noire. Rejetant en arrière mes mèches rousses, je sortis finalement de la pièce, pour m’asseoir sur un banc au milieu du parc, attendant le retour d’Eirnol.

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Sylvane

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Eirnol Von Heizt
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MessageSujet: Re: Pluie et Accident   Jeu 4 Oct - 15:02

Je me précipite hors de la pièce et me fait aussitôt alpaguer par mes hommes. Je les suis, m'engageant dans l'ascenseur. Il est certes de meilleure qualité que celui qu'utilisent les Vampires le matin et le soir, mais ça n'en reste pas mois un ascenseur qui descend vers les galeries. Ca n'est jamais rassurant d'aller dans les sous-sols. Ma première expérience fut assez terrifiante, d'ailleurs… Enfin bon, aujourd'hui j'y règne en maître et les Vampires savent qui je suis. Certains me considèrent comme le deuxième responsable de leur calvaire après leur maître. Peut être ont-ils raison après tout…

On me guide à travers les labyrinthes et je passe devant un camp de secours monté en urgence. Il y a pas mal de Vampires blessés. Tous ceux qui sont apte au travail son en train d'être mené vers les autres galeries. Ils me regardent tous avec une pointe de curiosité ou d'animosité dans les yeux. Je passe sans m'arrêter et m'avance vers le tas de gravas qui bloquent le passage. Je demande combien il y a de personnes de l'autre côté. Trois hommes et un enfant. Je soupire et sans même réfléchir ni écouter mes hommes qui tentent de m'empêcher de le faire, j'escalade les roches pour trouver une ouverture que je déblaie un peu au mépris de l'état de mes mains. J'appelle. On me dit que l'un des hommes est blessé.

"Je veux que l'un d'entre vous reste auprès du blessé et qu'il me fasse une liste du matériel de soin dont il a besoin, je vais le faire passer par la faille. Le deuxième va monter pour déblayer et faire un passage de sortie. Quant au plus jeune, je pense qu'il peut passer alors qu'il le fasse, je le réceptionnerais moi même."

Je les entends bouger. La liste commence à être donnée, je la répète et les produits me sont montés. Je passe le tout de l'autre côté puis aide le jeune Vampire à passer la brèche. Quand celui-ci fini de s'extirper, je perds l'équilibre et dévale la pente. Pourtant, mon réflexe est de le serré contre moi pour qu'il ne soit pas blessé… mon dos par contre… Je me relève et laisse le jeune garçon entre les mains d'un soigneur. Mes hommes me disent qu'il faut que je m'occupe de moi, mais je les ignore, donnant des ordres pour extirper les suivants. Pourtant, j'ai parfaitement conscience que même si les Vampires ne se nourrissent plus de sang humain, ils sont encore sensible à l'odeur. Dès que le blessé commence à passer la faille, je prends de quoi me soigner et m'éloigne du lieux de l'accident en donnant mes derniers ordres.

Tout cela a duré presque une heure. J'espère que la jeune Falmari ne s'est pas trop ennuyée. Mais je crois que le parc lui plaira assez. Je remonte donc, préoccupé par cet accident, dictant à mon secrétaire ce qu'il va falloir faire comme expertises et tout ce qui doit être mis en place. Lui insiste pour que je me soigne, mais il n'arrive à rien. Je le quitte juste devant mon bureau et y entre. La porte du parc est ouvert et j'y vois la jeune femme. Je me dirige vers la partie chambre et ôte ce qu'il reste de ma chemise. Un simple coup d'œil dans le miroir m'informe sur l'était déplorable de mon dos. Je ne vais pas pouvoir le désinfecter tout seul il me faudrait de l'aide… Mon regard se pose sur la jeune femme à travers la vitre.

Je me dirige vers la porte et m'avance vers elle. Je me rends alors compte de ma tenue. Torse nu, dégoulinant de sang dans le dos et sur les bras, le pantalon troué et couvert de poussière… Je ne dois pas être plaisant à voir. Je prends alors la parole d'une voix douce et calme:

"Mademoiselle, pardonnez moi de vous déranger, je… je crois que j'aurais besoin de votre aide. Je vais aller prendre une douche mais si vous pourriez, après, me soigner le dos, je vous en serais reconnaissant. Je vous laisse le temps de vous décider."

Je me retire alors, sans lui demander de réponse. Je vais dans la salle de bains et me douche rapidement. En sortant, je remets mon boxer après m'être séché et rejoint la pièce principale sans vraiment penser au fait que ma quasi nudité peut la déranger. Je prends une nouvelle tenue dans ma penderie et la pose sur le lit avant de m'installer à côté. Je commence alors à désinfecter et panser mes plaies aux jambes et aux bras.

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Sylvane Lothiriel
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MessageSujet: Re: Pluie et Accident   Dim 7 Oct - 13:37

Je suis tellement bien ici… Je n’ai presque pas envie qu’Eirnol revienne. Je dis presque, car vu la façon dont me dévisagent la plupart des gens qui passent dans le parc, l’on pourrait croire que je ne suis rien de plus qu’une poupée, un objet, tout aussi plus un animal. Un animal intriguant, mais très intéressant… Plusieurs se sont arrêtés, me dévisageant avec insistance – geste ayant pour effet de me faire détourner le regard, je ne supporte pas que l’on m’observe de la sorte – avant de reprendre leur chemin, disparaissant entre les arbres du parc ou finissant par rentrer dans la mine par je ne sais quel endroit. Je n’aime pas ça. Pas ça du tout.

C’est pourquoi, lorsque j’entends un bruit de pas derrière moi, puis une voix bien connue retentir dans mon dos, je me sens tout de même soulagée, bien que cette soudaine irruption signifie sûrement que l’incident est clos, et donc que nous allions certainement quitter cet endroit. Mais, alors, que j’acquiesçais d’un signe de tête, silencieuse, comme à mon habitude, je réalise soudain ce qu’il vient de dire. Le soigner ? Est-il blessé ? Vivement, je me relève, me tournant vers lui, et étouffe un cri d’horreur, plaquant ma main sur ma bouche. Je, il… mon Dieu, que s’est-il donc passé ? Torse nu, sérieusement blessé dans le dos, duquel coulait beaucoup de sang, couvert de poussière, poussière qui s’était sûrement introduite dans ses plaies, le pantalon en lambeaux… Par la Sainte Mère Nature…

Encore sous le choc, je le vois disparaître dans son bureau, tandis que je me laisse tomber sur le banc sur lequel j’étais auparavant assise, l’air hébété. Je n’apprécie pas particulièrement cet homme, car il présente un rôle que je ne parviens pas à assumer, me rappelle constamment cette idée qu’à présent, je ne suis plus libre. En d’autres termes, je lui appartiens… Mais malgré cette antipathie, je ne peux nier qu’il s’est montré extrêmement doux et courtois avec moi. Aucun geste, aucun mot, aucun regard mal placé, rien que de la prévenance et de la gentillesse. Sur ce point-là, je dois admettre que j’ai eu de la chance… Et je ne peux pas refuser, je ne peux tout de même pas le laisser comme ça. Premièrement, que penserait-il de moi ? Lui qui s’était montré si attentionné envers moi, je refuserais de lui porter secours, d’obéir à un simple ordre, qui n’en était même pas un, une simple demande même ! Et puis tout simplement parce que ce n’est pas dans ma nature de refuser une aide à quelqu’un, de laisser une personne souffrir. Cette idée m’insupporte. C’est pourquoi ma décision est toute prise.

Doucement, je me lève, regagnant le salon que j’ai brièvement traversé dans ma hâte d’arriver. A présent, j’observe la pièce d’un œil attentif, essayant de trouver où pourraient bien se trouver désinfectants et autres produits de ce genre. Car tout de même, il doit bien y en avoir quelque part, non ? Ou tout au moins une bouteille d’alcool… Mais je n’ose fouiller dans les tiroirs et les placards. Je doute qu’Eirnol apprécie. Je m’assoie donc sur une chaise, me tordant les poignets, nerveuse. J’espère que ce n’est pas si grave que ça… Que le sang qui ruisselait m’avait impressionnée, m’influençant sur mon jugement. Il ne pouvait tout de même pas être mourrant, car sinon il ne serait certainement pas arrivé jusque ici. A moins qu’il ne se soit évanoui sur la douche ? Je ne sais que faire, que penser, et encore moins comment réagir. Allons Sylvane, arrête. Tout va bien, enfin, relativement bien. Tiens, regarde, le voilà qui arrive.

En effet, c’est à nouveau le bruit de pas de l’humain qui me tire de mes pensées pour le moins préoccupantes, et je me relève, soulagée de ne pas le voir livide, mourrant… avant de me rendre compte de sa… tenue. Les Falmaris ne sont pas excessivement pudiques. Nous partons sur la base que nous sommes tous égaux, et que nous n’avons donc rien à cacher. Ce qui ne nous empêchait pas d’apprécier les vêtements, au contraire d’ailleurs. Mais là, je ne sais pourquoi je me mis à rougir brusquement. Détournant aussitôt le regard. Inspirant profondément, je fermais les yeux, essayant de maîtriser mon cœur qui battait la chamade. Allons donc. Voilà que je me mettais à rougir comme une adolescente. N’étais-je pas sensée le soigner ? Je me lève donc, un air neutre sur le visage, malgré le fait que, pour l’une des rares fois de ma vie, mes mains tremblent. Cependant, c’est avec douceur mais fermeté que je me saisis du désinfectant qu’il avait en main, ainsi que des bandages et du coton posés à côté de lui sur le lit, avant de me pencher vers son dos, examinant ses plaies avec minutie. Au moins, débarrassées de la poussière et du surplus de sang, les blessures paraissaient moins impressionnantes. Rien de bien grave en fait, même si certaines étaient tout de même profondes, et seraient à surveiller. Avec douceur, je commence donc à terminer ce qu’il avait commencé, à savoir soigner ses bras, ainsi que ses jambes. Heureusement, ces derniers sont plutôt en bon état, et ont déjà arrêté de saigner, pour la plupart. Sur les autres, j’applique un pansement, et, mis à part sur une partie son avant-bras droit, les bandages ne me sont d’aucune utilité. Par contre, son dos…

L’air soucieuse, je me penche de plus belle vers lui, réfléchissant à ce que je devais faire. Comment allais-je m’y prendre… ?
Finalement, j’imbibe d’alcool un morceau de coton, que je m’apprête à appliquer sur les plaies. Je suspends tout à coup mon geste, me mordant la lèvre. Il risque de ne pas vraiment apprécier…


- Désolée, mais cela risque d’être douloureux… J’essayerais de faire de mon mieux… Murmurais-je d’une voix timide, avant de baisser les yeux, bien qu’il ne puisse pas me voir, étant donné que je suis derrière lui. Et, doucement, je commence à nettoyer les blessures, une par une. Au moins, une chose positive à ce « travail » : je suis tellement concentrée que je n’ai plus le temps d’être troublée et de rougir. Pourtant, il y a de quoi, car, même si je ne suis pas particulièrement sensible à ce genre de choses, je dois admettre qu’il est quand même… très attirant. Et le fait qu’il soit pratiquement nu n’arrange rien. Malgré cela, je poursuis mes soins, imperturbable, pestant mentalement de temps à autre contre mes mèches rousses, qui, malgré le fait que je passe mon temps à les rabattre en arrière, s’obstinent à retomber devant mes yeux et à effleurer les épaules de mon « patient ».

Finalement, j’achève enfin de nettoyer les multiples plaies qui constellent son dos, et, doucement, avec milles précautions, enroule un bandage autour de son torse et de son dos, sous lequel j’ai au préalable placé compresses et autre, pour accélérer la cicatrisation. J’espère que ceci suffira, et que je ne lui ai pas fait trop mal… Le souffle court, et les joues légèrement rouges, je finis par me relever, et, replaçant derrière mon oreille une mèche écarlate, je baisse les yeux, tout en lâchant d’une voix douce :


- J’espère que cela suffira… Certaines plaies auront besoin d’être surveillées, vous feriez mieux d’aller voir un médecin… En attendant…

Je marque une pause, reprenant mon souffle.Après tout, je n’ai fait que désinfecter et bander, pour éviter une nouvelle infection et les chocs intempestifs. Mais j’ignore si quelque chose est cassé, foulé ou quoi que ce soit. J’ignore beaucoup de chose dans la médecine. J’espère donc pour lui qu’il suivra mon conseil. On n’est jamais trop prudent…

- ... Je ne suis pas experte, mais vous feriez mieux d’éviter les mouvements trop brutaux et d’aller vous promener un peu partout… Terminais-je, relevant les yeux vers lui, un faible sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: Pluie et Accident   Mar 16 Oct - 15:56

Je n'ai pas le temps de faire grand chose que la jeune femme vient m'aider, m'imposant presque de la laisser faire. Je la regarde alors s'occuper de mes plaies aux jambes et aux bras. Ce ne sont que des égratignures dues au frottement des pierres lors de ma chute, rien de bien grave. Mais le problème avec les roches, c'est que ce n'est jamais doux et rond… Non, c'est plutôt pointu et aiguisé, incisif… Dangereux… Quand je pense qu'il y a de cela quelques décennies c'étaient les hommes qui descendaient dans les mines… Je dois être, avec les gardiens, l'un des seuls à visiter encore les galeries et à savoir à quoi elles ressemblent… La voix douce de ma Falmarie me sort de mes pensées. Elle me prévient que l'alcool va me piquer. Je souris doucement:

"Ne vous inquiétez donc pas, j'ai connu pire…"

Alors qu'elle est concentrée sur mon dos et que je sens le coton caresser ma peau et le désinfectant l'irriter un peu, ses cheveux tombent sur mon épaule en une cascade rougeoyante. Et plus elle les retire, plus ils y reviennent. Je ne pense pas que ce soit volontaire, cette fille est plutôt timide, mais je dois avouer que si j'étais sensible à ce genre de choses, je la trouverais très attirante. Elle entreprend ensuite de me faire un bandage. Je l'aide pour cette tâche qui n'est pas des plus simples puis, une fois qu'elle a terminé, je m'assure qu'il tient bien et j'enfile une chemise que je boutonne partiellement. Elle me donne alors des conseils pour ma santé et, attendrit, je lui souris:

"Je retournerai dans les galeries, c'est mon métier mais, rassurez vous, ce n'est pas toujours aussi dangereux. Je vous remercie pour vos soins…"

Je marque une pause, la regardant en souriant alors que je termine de fermer ma chemise. Je demande alors:

"Me donnerez vous votre nom ou préférez vous rester "Mademoiselle" à mes yeux, charmant jeune femme ?"

J'attends sa réponse, me demandant ce qu'elle pense réellement de moi, mais mon questionnement est interrompu par des coups frappés à la porte. Je me redresse d'un bond et ne peut cacher une grimace suite à la douleur qui me vrille le dos à cause de ce mouvement trop brusque. N'y prêtant pas garde, j'enfile rapidement mon pantalon et lui demande de m'excuser alors que, fermant le dernier bouton, je m'avance vers la porte.

C'est le responsable médical. Ils ont du terminer d'évacuer tout le monde. Nous nous installons à mon bureau et j'écoute son rapport, mon visage entre mes mains pour me concentrer sur les informations. Ils sont remis les Vampires au travail. Il y a pas mal de blesser léger, mais ils peuvent toujours travailler. Par contre, trois d'entre eux ont été menés à l'infirmerie et y sont toujours. Ils ne pourront pas travailler pendant plusieurs jours à moins que leurs maîtres n'en décide autrement, d'après mon employé. Je relève alors le visage:

"Ce n'est pas la politique de la maison. C'est vous qui décidez s'ils sont aptes à travailler ou non. Descendre dans les galeries n'est jamais de tout repos ni totalement sécurisé. Je ne veux pas que des Vampires affaiblis, trop jeunes ou blessés y travaillent. C'est à vous de dire s'ils peuvent descendre, pas à leur maître. Nous sommes d'accord ?"

L'homme acquiesce. Je lui dit d'aller voir mon adjoint en lui donnant les noms des blessés, c'est lui qui s'occupera de prévenir les maîtres et je lui demande s'il faut que je descende voir. Il m'assure qu'il contrôle la situation et que je devrais plutôt me reposer parce que mon action a été héroïque. Je le regarde, assez surpris par ses paroles et mes yeux se plissent… Beaucoup d'humains sont comme ça, malheureusement. Ca aurait été des hommes, coincés derrière les gravas, ils auraient fait comme moi, mais pour des Vampires… Ils les auraient laisser mourir asphyxiés. Je décide de ne rien dire de ce que je pense et le congédie poliment.

Au moment où je ferme la porte, je fais de nouveau face à la jeune femme:

"Que voulez-vous faire, maintenant ?"

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MessageSujet: Re: Pluie et Accident   Dim 28 Oct - 19:40


Je fus plutôt soulagée lorsqu’il m’aida à bander son torse. Premièrement car, même si j’avais l’habitude de le faire, c’était une chose plutôt difficile à faire seule, et, deuxièmement, car il était torse nu. Cela peut vous paraître stupide, mais essayez donc de ne pas trembler et rougir alors que vous avez un homme à moitié dénudé devant vous. C’est pourquoi je me sentis soulagée lorsqu’il enfila une nouvelle chemise, même si il ne la ferma qu’à moitié.


"Je retournerai dans les galeries, c'est mon métier mais, rassurez vous, ce n'est pas toujours aussi dangereux. Je vous remercie pour vos soins…"

Je hoche doucement la tête à ses paroles, déclinant celles-ci d’un léger geste de la main :

- Ce n’est rien, n’importe qui aurait fait pareil pour…

Je me stoppe net dans mon élan, détournant brusquement le regard, horriblement gênée par ce qu’il venait de dire. Devais-je y voir une preuve d’agacement due au fait qu’il ignorait toujours mon prénom, ou, au contraire, une marque de respect, puisqu’il me laissait le choix entre le lui révéler ou rester muette. Mais ce qui fut surtout la cause de ma soudaine rougeur n’était qu’en fait le compliment glissé à la fin de sa phrase. Les flatteries ? Je n’en avais guère l’habitude. Ayant passé toute ma vie entourée de Falmaris, cela semblait normal à tout le monde de voir des belles femmes à chaque coin de rue, puisque ceci était la caractéristique principale de notre espèce. Dire à une jeune fille qu’elle était belle passait alors pour un banal commentaire. Mais à présent je me rendais compte de ce don (ou malédiction ?) qui nous avait été fait, car le regard des hommes, jusqu’ici absent, ou alors rapide et superficiel, était maintenant profond et insistant, pour la plupart d’entre eux. Ce qui n’était pas vraiment pour me rendre à l’aise…

- Sylvane, Sylvane Lothiriel… Murmurais-je précipitamment, les yeux toujours baissés.

Tout à coup l’on frappe à la porte. Bruit qui me fait sursauter. Je reste immobile, jetant un regard hésitant au jeune humain, ne sachant que faire. Mais déjà il bondit, esquissant une grimace de douleur avant d’enfiler un pantalon, de s’excuser et d’aller ouvrir la porte. Moi, je réprime tant bien que mal une grimace. Une telle agitation n’est pas vraiment la meilleure conduite à adopter, vu son état. Que lui avais-je donc dit il y avait quelques instants ?

En le voyant rentrer, suivi d’un homme un peu plus âgé, je me retire dans un coin du salon, à l’écart de la conversation. Cela ne me concerne pas, non ? Je ne vois donc pas pourquoi je devrais l’écouter, et encore moins m’y mêler. D’ailleurs, je doute qu’il n’apprécie. C’est pourquoi je laisse mon regard se promener sur les meubles de bois qui ornent la pièce, attendant patiemment qu’ils aient terminé leur entretient. Entretient dont, malgré mon éloignement, je perçois quelques bribes. Même si je ne comprends pas tout, je pense avoir réussi à reconstituer la scène. Il serait donc apparemment descendu dans les galeries pour tenter de délivrer les vampires qui y étaient restés bloqués. Un léger sourire se peint sur mes lèvres, tandis que je coule un regard vers l’homme. Louable intention… je ne crois pas que tous auraient fait ça. Et son interlocuteur semble être l’un de ceux-ci, vu ce qu’il lui répond. Au moins, je sais d’où viennent toutes ces blessures.

Finalement, il termine par le renvoyer, mettant fin à cette fameuse discussion. J’en reste quelques peu étonnée, quoique parfaitement rassurée à présent sur cet humain qui me fait face. C’est quelqu’un de bien…

Je secoue doucement la tête, glissant derrière mon oreille une mèche de cheveux roux, les yeux posés sur le sol :


- Je l’ignore… Faites comme bon vous semblera.

Je marque une pause, me mordant légèrement la lèvre inférieure. De toutes manières…

- De toutes manières, je pense que je serais obligée de vous suivre, non… ? Ajoutais-je sur un ton légèrement amer, un faible sourire aux lèvres, mes yeux émeraude toujours rivés à terre.

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MessageSujet: Re: Pluie et Accident   Jeu 22 Nov - 9:55

Encore une fois elle ne me donne pas de réponse directe, mais ses mots me blessent quelque peu. J'ai conscience de l'avoir privé de sa liberté, je sais qu'elle ne peut en être heureuse, je n'ignore pas qu'elle ne connaîtra pas le bonheur sous mon toit… Mais un autre serait-il vraiment mieux que moi ? Je ne sais pas… Je me retiens de soupirer et lui réponds:

"Oui, vous êtes liée à moi, vous devez me suivre… Bien sûr, vous serez continuellement enfermée chez moi ou dans ce jardin, j'ai besoin de vous et ce que les Vampires vous feront n'est pas très agréable, je ne l'ignore pas mais… je ne veux pas que vous me haïssiez et je tiens à rendre votre vie la moins insupportable possible. C'est pour cela que je vous demande votre avis."

La voix du jeune homme était devenue dure alors qu'il parlait, mais il prononça la dernière phrase avec douceur. Il se détourna d'elle et s'avança vers son bureau pour y prendre quelques dossiers. Il les mit dans sa serviette, prit un veste et lui fit de nouveau face. Son visage était devenu indifférent, neutre. Qu'attendait-elle donc de lui ?

"Nous rentrons chez moi, si vous ne voulez pas choisir. Je vous présenterai les lieux et vous pourrez prendre possession de votre chambre. Sachez que je viens ici le matin et que j'y reste toute la journée. Vous serez libre de venir avec moi pour profiter du jardin ou de rester seule et au calme chez moi. Je ne vous imposerai aucune des deux possibilités et vous pourrez faire un choix différent tous les jours. Suivez moi."

Il avait marqué une pause et pris le temps de la détailler avant de prononcer le dernier mot. Il n'attendait pas de réponse. Il savait déjà qu'elle le suivrait et obéirait… Et cela l'attristait. Son ancienne Falmarie avait été comme une mère pour lui, le sermonnant et le chouchoutant continuellement et celle-ci ne pourrait pas la remplacer. Il fallait qu'il fasse son deuil… En silence, ils sortirent et retournèrent vers la voiture. Eirnol ouvrit la porte à Sylvane pour quelle s'installe et prit place derrière le volant. Le trajet de retour fut plus lent et moins "dangereux".

Quand ils arrivèrent, Eirnol guida la jeune femme jusqu'à son appartement qu'il lui fit visiter en détail. Il lui montra la chambre qu'elle occuperait et le couloir réservé aux chambres des Vampires ainsi que les commandes pour fermer ou ouvrir électriquement tous les volets en même temps ou séparément. Il lui montra la cuisine et lui expliqua qu'il comptait sur elle pour entretenir la maison car lui-même en était incapable. Enfin il lui promit que sa chambre serait désormais son île, un endroit où il ne pénètrerait que sous invitation et qu'il ne profanerait en aucun cas. Il se doutait, après avoir fait cela qu'elle s'y cacherait souvent pour ne pas le voir et bien que cela le blessait, il trouvait ça normal.

[HJ: bon, c'est pas génial… Sylvane va dans sa chambre et on arrête le rp ici ?]

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Sylvane Lothiriel
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MessageSujet: Re: Pluie et Accident   Dim 9 Déc - 15:33

[ On excuse le post nul... Mais bon, de toutes manières, on termine ^^ ]

Je n’aurais peut-être pas dû lui parler sur ce ton… ni de cette manière. Voilà pourquoi je n’aime pas adresser la parole aux gens, et encore moins dire ce que je pense. Il semble énervé, presque blessé par mes paroles. Sa voix est dure, froide, son regard indifférent. Mais en même temps… s’imaginait-il que je lui étais reconnaissante de m’avoir… achetée ? J’aurais aimé le voir à ma place. Ne serait-ce que quelques instants. Je venais de passer du statut de femme libre à celui d’esclave, d’objet même. Et il me demandait de me réjouir, de ne pas le haïr ? Certes, si cela n’avait pas été lui, cela aurait été un autre… qui aurait pu être dix fois pire. Je frémis, et baisse la tête, les yeux rivés au sol. Au moins se comporte-t-il d’une manière un tant soit peu respectueuse à mon égard…


- Pardonnez-moi…

J’avais murmuré ces mots suite à ce qu’il venait d’ajouter. Nerveuse, je relève le visage pour le rabaisser presque aussitôt en voyant qu’il m’observait. Peut-être étaient-ils sincères, peut-être non. En tout cas, ses mots m’avaient touchés. Le fait qu’il me laisse le choix et ne m’impose rien me mettait du baume au cœur. Mais qu’il cesse de me regarder ainsi…
Acquiesçant silencieusement, je le suis finalement, sortant enfin de cette mine, qui, entre nous, ne me plaisait guère. Trop de monde, trop de gens, trop de vampires… Et l’idée de me retrouver dans un endroit où l’on exploitait ces créatures m’écoeurait. Qui était le monstre qui avait eut une telle idée… ? Toujours muette, je rentre dans la voiture alors qu’il m’ouvre la portière, m’asseyant sur le siège droit. Et le voyage se déroule paisiblement, sans aucun incident. Silencieusement. L’ai-je blessé ?

[…]

Nous arrivons finalement devant une grande maison. Impressionnée, je lève les yeux, détaillant la façade blanche, mais déjà il m’entraîne à l’intérieur, sans que je n’ai le temps de l’observer davantage.

Mon Dieu. Tout est si grand… J’ouvre des yeux ébahis lorsqu’il me montre ma chambre. C’est immense ! L’aile nord, réservée aux vampires – je me jurais mentalement de ne jamais m’y attarder -, la cuisine, le salon… J’hoche la tête à ses paroles, perdue, subjuguée. Le ménage et la cuisine ne seront pas un problème… Par contre, je tique un peu lorsqu’il tente de m’expliquer le fonctionnement des stores électriques. Bon… Je finirais bien par comprendre. Après tout, cela ne doit pas être bien compliqué. Et puis, il ne me demande rien de bien surhumain. Au moins, tenir la maison m’occupera pendant mes journées… Puisque je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre… Terminée la vie en forêt, terminées les plantes, terminée la nature… Bonjour l’humanité… Bonjour la servitude… La gorge nouée, j’acquiesce silencieusement, un faible sourire aux lèvres, lorsqu’il me promet de ne jamais rentrer dans ma chambre sans permission. Je le remercie, la voix nouée par l’émotion, et, lorsque, enfin, il s’éloigne, j’ouvre la porte pour la refermer assez vivement… et me laisser tomber à terre, en larmes. Oh Dieu… Qu’allais-je devenir… ?


[ Terminé ]

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MessageSujet: Re: Pluie et Accident   

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